L’engagement dans l’ADN d’Alexandre Ross

Une volonté de s’engager anime depuis longtemps Alexandre Ross, un avocat spécialisé en droit du travail qui a grandi à Victoriaville et qui a joint les rangs des Jeunes Philanthropes du Québec (JPQ).

“Les Jeunes Philanthropes du Québec, explique-t-il, visent à démocratiser la philanthropie et à mobiliser la relève autour de causes sociales importantes en rendant l’engagement accessible, concret et inspirant. L’organisation repose notamment sur une volonté d’éduquer, d’inspirer et de redonner avec l’objectif de bâtir une nouvelle génération de leaders engagés capables d’avoir un impact tangible dans leur milieu.”

Alexandre Ross, en constatant l’affichage de postes au sein de l’organisme, a manifesté son intérêt et il y a accédé à titre d’administrateur et secrétaire.

Né de parents originaires de Victoriaville, Alexandre a vu le jour à Régina à la suite du déménagement de ses parents en raison de l’emploi de son père à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

De retour à Victoriaville, Alexandre Ross y a grandi. Il y a fait ses études secondaires avant ses études en techniques juridiques à Trois-Rivières, puis ses études en droit à Ottawa.

“Ma pratique en droit du travail pour la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) à Québec m’amène à intervenir dans des dossiers concrets qui ont un impact direct sur la vie des travailleurs”, précise-t-il.

L’avocat voit un lien entre son travail et son engagement au sein des Jeunes Philanthropes du Québec. “L’approche dans la défense des droits des travailleurs et le mouvement social se retrouvent aussi avec l’organisme et son désir de faire une différence dans le quotidien”, fait-il valoir.

L’engagement social d’Alexandre Ross remonte à un bon bout de temps. “Ça a toujours été important. Même au secondaire, raconte-t-il, je m’impliquais dans le conseil étudiant, dans la radio étudiante. J’ai eu une implication politique avec Alain Rayes et Antoine Tardif. J’ai été engagé dans des événements comme l’Halloween et la parade du père Noël.”

Alexandre Ross suit en quelque sorte les traces de sa mère qui l’a inspiré. “C’est ma mère qui nous a inculqué ces valeurs-là et le désir de s’impliquer à mon frère et moi. Ma mère, qui travaillait chez Cascades à Kingsey Falls, a été impliquée avec Centraide et le Relais pour la vie. Pour nous, souligne-t-il, il est important de redonner, de donner du temps si on ne peut donner monétairement. L’engagement peut faire une différence.”

Aujourd’hui, avec les Jeunes Philanthropes du Québec, Alexandre Ross exprime, une fois de plus, sa volonté de contribuer activement à la collectivité en mettant ses compétences au service de causes qui ont un réel impact.

Il se plaît bien au sein de l’organisation. “J’adore, l’équipe est dynamique, confie-t-il en entrevue avec le www.lanouvelle.net. On  est toujours à la recherche de nouvelles idées, de nouveaux événements pour atteindre nos objectifs. Nous voulons éduquer, informer sur ce qu’est la philanthropie. D’où la tenue de conférences dans les écoles, là où on constate des initiatives de jeunes qui organisent des campagnes de financement pour redonner à des organismes. C’est important de commencer tôt la sensibilisation.”

Des activités

Les Jeunes Philanthropes du Québec ont concocté une programmation de différents événements, dont les retombées permettent de soutenir des causes concrètes et de mobiliser un réseau de jeunes professionnels engagés.

Chaque initiative, note-t-on, est pensée pour mobiliser et sensibiliser la relève aux enjeux sociaux, mobiliser des ressources humaines et financières et générer des retombées concrètes pour des causes québécoises.

Une conférence éducative intitulée  “Investir avec impact : Quand finance et philanthropie se rencontrent” a été tenue le 9 avril. “Pour montrer comment les entreprises peuvent avoir une structure puis intégrer des campagnes de financement pour soutenir le milieu communautaire, un filet social important au Québec et à qui on demande beaucoup”, indique Alexandre Ross.

Viendront le banquet carte blanche le 14 mai, le brunch festif le 21 juin et le bal le 18 septembre, tous des événements présentés à Québec.

Cette année justement, les JPQ ont ouvert deux volets pour aider : l’un communautaire et l’autre environnemental.

Un appel sera lancé et les organismes, souhaitant obtenir une aide financière, pourront déposer leur candidature.

“Ce sont des organisations qui vont toucher le Québec au complet, mais qui doivent, c’est un des critères importants, avoir un impact concret sur le terrain, tant dans les grands centres comme Montréal et Québec que dans les régions où existent aussi des besoins. L’impact peut y être important”, observe Alexandre Ross.

L’impact, selon lui, peut être exponentiel quand de jeunes professionnels unissent leurs talents et leurs valeurs. “La philanthropie, conclut-il, doit être accessible et ancrée dans l’action : s’engager, ce n’est pas seulement donner, c’est participer activement au monde qu’on veut bâtir.”