Le Sentier des Pins, un joyau à découvrir à Warwick
Le Sentier des Pins, un tout nouveau sentier pédestre long de 1,7 km aménagé le long de la rivière des Pins, a été officiellement inauguré en fin de journée, lundi, en présence des artisans, d’élus, de bénévoles et des propriétaires qui ont permis sa réalisation.
« Enfin, Warwick a une rivière que les gens peuvent voir et en profiter », a lancé, d’emblée, le conseiller Charles Martel, président de l’organisme sans but lucratif (OSBL) portant le nom Le Sentier des Pins.
L’idée du sentier, a-t-il rappelé, remonte à 2013 alors qu’il était jeune conseiller municipal avec Pascal Lambert et Étienne Bergeron. « Tous les trois avons lancé l’idée d’aménager un sentier sur le bord de la rivière. L’OSBL est né à ce moment. On l’a ravivé. »
Empruntant une métaphore culinaire, Charles Martel a souligné que tous les ingrédients étaient en place. « Ce projet, c’était comme un gâteau. La farine, les œufs, le lait, tout y était. Il fallait juste le mettre au four. C’était d’y mettre du temps et cela a pris l’espace d’un été », a-t-il confié.
Il fallait, a-t-il dit, y mettre du temps. Mais il fallait aussi des bénévoles comme Jean Desrochers, Diego Scalzo et Nicolas Simard. Et surtout, il fallait l’autorisation des propriétaires des terrains, Charles Letarte, Kevin Laroche et Jean Boucher. « Ils ont dit oui immédiatement, avec enthousiasme », a souligné Charles Martel tout en les remerciant.
Le Sentier des Pins propose un parcours facile présentant un faible niveau de dénivelé. On y a aménagé une aire de pique-nique, des escaliers et une signalisation.
Déjà, les citoyens s’approprient les lieux. « Actuellement, entre 20 et 30 personnes par jour environ circulent sur le sentier. Et les gens nous disent merci. C’est un beau succès. Les gens en avaient besoin », estime Charles Martel.
La page Facebook du Sentier a explosé, a-t-il noté, avec quelque 153 000 vues à ce jour.
Rien de vaut, selon lui, une promenade en forêt comme remède au travail qui peut-être stressant tout comme l’actualité ces temps-ci. « C’est bon pour la santé mentale. Cela constitue une belle évasion. Personnellement, ça me relaxe. C’est formidable, a-t-il exprimé. Les gens peuvent y venir pour relaxer, décrocher, rencontrer des gens et échanger parce que les gens qui se croisent en randonnée se saluent toujours. »
La Ville de Warwick a contribué à ce projet avec une aide de 4600 $ représentant le coût des matériaux en plus de fournir la couverture d’assurance nécessaire pour les propriétaires ayant accordé un droit de passage.
Heureux de la concrétisation du projet, le maire Étienne Bergeron a salué tout le travail accompli par Charles Martel. « Il a été le catalyseur, le capitaine du projet. Il l’a porté à partir d’une idée pour le mener à terme, et ce, de façon tellement rapide et efficace que c’en est surprenant. Un catalyseur, ça ressemble toute cette énergie-là. Ça veut dire que les gens en avaient besoin, que la Ville en avait besoin, que tout le monde en avait besoin », a-t-il commenté.
Enseignant à l’école secondaire Monique-Proulx tout à côté, Étienne Bergeron connaît bien le secteur et il y vient depuis longtemps avec les jeunes. Pour lui, l’aspect environnemental a son importance. « On peut en parler longtemps, on peut regarder des documentaires, mais quand ils viennent ici, c’est comme s’ils prennent soin de la nature. Oui, l’accès à la rivière, l’accès à l’eau au Québec représente un gros enjeu », a-t-il fait valoir.
Invité à la cérémonie, le député sortant de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger a félicité Charles Martel et son équipe. « La belle région des Bois-Francs a des trésors cachés. C’est un beau joyau, un très beau site enchanteur, tranquille. On se croirait à des kilomètres dans le bois », a-t-il mentionné.
La Ville de Warwick invite les usagers à profiter de ces lieux dans le respect de l’environnement et des propriétés environnantes.
Il faut savoir que le camping, les feux, les contenants de verre, de même que les vélos sont interdits.
Pour les animaux, les propriétaires doivent ramasser leurs besoins. De plus, les visiteurs doivent rapporter leurs déchets de façon à s’assurer de la propreté du sentier.
