Le Réseau FADOQ craint la perte de ce service aux aînés

MONTRÉAL. Le Réseau FADOQ s’inquiète de certaines dispositions contenues dans le projet de loi 28 à l’égard de la rémunération des pharmaciens, qui pourraient avoir un sérieux impact sur le service de préparation des piluliers offert aux aînés. Sans s’immiscer dans le processus de consultation, le Réseau FADOQ tient à rappeler le caractère quasi essentiel de ce service dans le maintien d’une bonne gestion de la santé des aînés.

En effet, on constate sans surprise que la prise de médicaments de même que le nombre de médicaments prescrits sous ordonnance augmentent considérablement avec l’âge. Le groupe des 65 ans et plus s’avère être le plus grand consommateur de médicaments. Le pilulier est donc l’outil de choix pour qui doit prendre plusieurs médicaments à différents moments de la journée, mais aussi pour ceux qui doivent gérer les ordonnances d’un grand nombre de personnes, comme c’est le cas dans les résidences pour aînés.

Pour Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ, c’est la goutte qui fait déborder le vase. « Les aînés ont besoin de ce service sans augmentation de coûts, point à la ligne. L’accès aux piluliers ne doit pas être compromis. Une gestion inadéquate des médicaments fait courir de grands risques aux aînés, c’est connu. Pour certains d’entre eux, il en va de leur autonomie ».

Le Réseau FADOQ tient à rappeler que les aînés actuels font face à un appauvrissement généralisé et doivent composer avec un revenu annuel moyen d’environ 25 000 $. Les augmentations, telles que la hausse de la facture d’électricité, ainsi que les nombreuses coupes gouvernementales, comme la fin du fractionnement du revenu, la perte de l’indexation du régime de retraite ou les frais exigés pour le service de transport ambulancier, font craindre de plus en plus pour le maintien de l’autonomie et à domicile de personnes qui réussissaient, à l’aide d’un panier de services convenable, à joindre les deux bouts avec une relative qualité de vie.