Le projet «boîte à lunch» s’exporte à trois autres écoles de la CSBF

VICTORIAVILLE. Une initiative de Claire Francoeur il y a une quinzaine d’années a permis à de nombreuses familles défavorisées de bénéficier d’une aide financière pour permettre à leurs enfants d’aller à l’école le ventre plein.

Au fil du temps, ce projet a pris le nom de «boîte à lunch» et couvrait les écoles Le boisé, Le tandem et le Centre de formation en entreprise et récupération Normand-Maurice. Cependant, depuis quelques années, Rock Tourigny et le Groupe Solidarité jeunesse voulaient exporter le concept vers d’autres établissements scolaires de la CSBF. «Nous étions rendus là», a souligné M. Tourigny.

Son rêve est devenu réalité, puisqu’il a annoncé, lundi, que les écoles Le manège et Notre-Dame-des-Bois-Francs/Saint-Christophe dispensent également le service. Il se répartira sous forme de trois volets : cuisine et distribution de dîner par l’école et les bénévoles, sensibilisation à la pauvreté et la saine alimentation ainsi que des activités éducatrices et d’estime de soi.

«Une lettre sera envoyée à tous les parents des élèves des écoles ayant le programme et ceux qui le désirent pourront s’inscrire. Nous ciblerons ensuite les besoins pour chacune des familles avec un travailleur social, le tout dans la plus grande discrétion», a fait savoir Katherine Mc Crae, du Groupe Solidarité jeunesse.

Un appui financier important

Par ailleurs, Rock Tourigny a annoncé que de nombreux partenaires ont décidé d’embarquer dans l’aventure pour éradiquer le manque de nutrition auprès des étudiants de la CSBF.

Durant son allocution, il a fait savoir que la Ville de Victoriaville soutiendra à la hauteur de 25 000 $ le projet «boîte à lunch», et ce, tant et aussi longtemps que l’organisme en aura besoin.

«Il a fallu un caucus de cinq minutes pour accepter de contribuer financièrement, a laissé entendre le maire, Alain Rayes. Le Groupe Solidarité jeunesse a développé au cours des années une expertise et ce sont des gens de terrain. Nous espérons maintenant que d’autres villes emboîteront le pas.»

La députée caquiste, Sylvie Roy, a quant à elle débloqué une somme de 8000 $, mentionnant que la nutrition des enfants est une cause qui lui tient à cœur.

De plus, deux étudiants de cinquième secondaire de l’école Le tandem, Tomy-Pier Vachon et Maxime Boissonneault, se sont joint au mouvement. D’ici les prochaines semaines, ils organiseront plusieurs activités qui nécessiteront, comme prix d’entrée, une denrée non périssable.

«Grâce à notre tournée des classes, nous voulons sensibiliser la communauté étudiante à apporter des denrées. Dans notre calendrier, nous voudrions par exemple, pendant l’heure du midi, diffuser un film», ont-ils souligné.

Selon les statistiques du Club des petits déjeuners, un enfant sur sept ne mange pas à sa faim au Canada. Au Québec, cette statistique est légèrement plus élevée (16%).