Le CPE La Petite Bande inaugure ses nouveaux locaux

Le CPE La Petite Bande de Princeville a officiellement ouvert ses nouvelles installations. Maintenant plus spacieux, plus pratique et offrant 80 places, ce projet de construction représente un investissement de 3 553 041,58 $. Une sculpture de l’artiste natif d’Inverness, Marc-Antoine Côté, a également été dévoilée lors de l’inauguration.

Les locaux, situés au 511, rue Bellevue à Princeville, sont d’une superficie de 7742 m2. Ceux-ci ont été pensés pour offrir un milieu confortable, rassembleur et sécuritaire pour les tout-petits, tout en limitant l’effet de masse, imposant, pour eux. “C’est une belle fierté pour nous. Je trouve que c’est une construction à l’image de La Petite Bande. Je suis très heureuse de la participation des gens et des commentaires. Nous voyons que les parents sont satisfaits. Ce qui est important à la base, c’est que les enfants soient bien, qu’ils s’épanouissent, dans un environnement physique et humain. C’est un projet fait pour les petits, mais aussi les grands humains”, a soutenu la directrice générale du CPE La Petite Bande, Marie-France Ouellette.

Selon elle, cette nouvelle construction était un besoin pour les familles de la région. L’ancien emplacement sur la rue Monseigneur-Poirier, maintenant vendu, présentait un déficit d’espace de 36 m2, en plus de montrer des symptômes de vieillissement et certaines odeurs. Le CPE accueillait alors une trentaine d’enfants et cinq employés.

Aujourd’hui, ce nouveau bâtiment spécialement pensé pour les enfants a été conçu selon six grandes orientations : un environnement à l’échelle des enfants, une réponse concrète aux besoins des familles, une contribution directe au développement de la ville authentiquement familiale, l’engagement favorisant l’inclusion, une cuisine commerciale et un milieu de travail repenser pour le personnel. “Nous voulions offrir une bâtisse qui coupait l’effet de “mégastructure”, parce que pour un petit de 3 ans, qui voit un gros bâtiment, c’est intimidant, alors nous voulions offrir une certaine proximité et un environnement chaleureux. Nous avons des planchers chauffants dans les espaces dédiés aux pouponnières, des plafonds radiants, nous avons de l’espace où chacun y trouve son compte. Nous avons un environnement nature et un espace de jeu extérieur. Nous avons une cuisine commerciale pour desservir nos deux installations, ce qui fait 152 repas cuisinés par jour. Et il y a notre salle “S’tim Horton”, baptisée en raison de la vente de Biscuits sourire qui a pu nous aider à acheter des équipements spécialisés pour les enfants ayant des besoins particuliers”, a expliqué la directrice générale.

L’établissement a été soutenu par la Ville de Princeville, qui a offert deux terrains d’une valeur de 90 000 $, par le ministère de la Famille qui a octroyé un financement de 3 004 951, 31 $, par le CPE, qui a déboursé 548 090,27 $, et grâce à la communauté, qui a contribué à amasser 30 000 $ lors de la campagne des Biscuits sourire. “Nous en sommes à l’étape de consolider ce que nous avons construit. Nous avons deux pouponnières qui ne sont pas encore ouvertes par manque d’employés, alors nous souhaitons vraiment les ouvrir après les fêtes pour répondre aux besoins des parents. Nous voulons aussi poursuivre l’enracinement du travail d’équipe et le perfectionnement du personnel”, a affirmé Mme Ouellette.

Une sculpture à l’image du CPE

Devant le nouveau bâtiment, une sculpture de forme sphérique a été installée. Certains l’interpréteront comme une lune, d’autres comme une balle de laine, mais l’essence de cette œuvre, réalisée par Marc-Antoine Côté, originaire d’Inverness, représente la mission de La Petite Bande. “C’est tout un processus de sélection par lequel nous sommes passés pour l’œuvre d’art. Nous voulions nous rapprocher le plus possible de la mission de La Petite Bande. Nous avons une sculpture qui laisse place à l’imagination. Nous avons fait ressortir le terme “bande”, comme la sculpture est constituée de plusieurs bandelettes entrelacées. C’est une sphère de 80 pouces, qui rappelle nos 80 places disponibles. Elle met de l’avant notre entraide et le fait que nous sommes tissés serrés. C’est une combinaison de ce que nous souhaitions mettre en valeur et les propositions de Marc-Antoine Côté”, a souligné Mme Ouellette.

Une approche qui fait la différence

Depuis 2020, les CPE affiliés à La Petite Bande de la région de L’Érable adhèrent à l’approche éducative High Scop. Le personnel y est donc formé chaque année. Cette approche, rendue possible grâce à une subvention gouvernementale, a pour but d'”apporter et d’élever”, une tactique selon laquelle, “ce que je fais pour l’enfant aura des effets sur son parcours et sur l’ensemble de notre société”, a soulevé Marie-France Ouellette.  

Selon les propos de la directrice générale, cette méthode a démontré scientifiquement que les adultes ayant fonctionné avec cette approche à l’enfance ont une meilleure relation sociale et un taux de criminalité plus bas. “High Scop vise à ce que l’enfant participe à son quotidien, qu’il y prenne part. Nous l’incitons à faire des plans, adaptés à son âge évidemment, à faire des choix aussi selon ses intérêts. Cette approche amène l’enfant, avec l’aide des éducatrices, à réfléchir et à orienter ses apprentissages sur la résolution de ses conflits. Nous l’incitons à trouver ses propres solutions”, a mentionné la directrice générale.

Le CPE La Petite Bande a fait évaluer ses opérations en raison d’une demande générale du ministère de la Famille. Même si l’équipe du CPE croyait faire du bon travail, l’évaluation s’est conclue avec une cote de 2,75 sur une possibilité de 7. “Nous avons regardé les options, nous parlons ici d’interactions entre les enfants, les adultes et la relation et l’accueil avec le parent. Ça englobe aussi le coaching que nous offrons à nos employés, l’aménagement et la planification, c’est un grand tout. Nous nous sommes tournés vers High Scop et nous avons formé tous les employés avec cela. L’implantation s’est bien passée, nous nous sommes adaptés au rythme de notre personnel. Nous avons grandement amélioré la qualité éducative, pas parce qu’elle n’était pas bonne, mais elle était un petit peu moins structurée”, a commenté Mme Ouellette.

À ce jour, peu de centres de la petite enfance au Québec se servent de cette méthode. Lors de la réévaluation du ministère, la cote de La Petite Bande avait augmenté à 6,75 sur 7.