Haie brise-vent de Warwick : la MRC autorise l’abattage

VICTORIAVILLE. La MRC d’Arthabaska vient d’autoriser la ferme Rochelet à abattre le gros de la haie brise-vent en bordure de la route de Saint-Albert à Warwick.

En octobre dernier, il avait été question de ce projet d’abattre beaucoup des peupliers qui composent cette haie brise-vent implantée depuis 1992.

Plusieurs des arbres de cette longue plantation (1,4 kilomètre) menacent la sécurité des automobilistes d’un côté et les activités culturales de l’autre.

La MRC a délivré le certificat d’autorisation en posant certaines conditions. La ferme Rochelet devra conserver entre 20 et 25% des peupliers qui forment la haie. D’ici octobre 2016, le reboisement de la haie, avec des essences plus adaptées tant pour le site que pour les activités agricoles, devra être fait, en vue de constituer un nouveau brise-vent.

À l’époque, on avait voulu expérimenter une nouvelle forme de brise-vent en plantant, en alternance érables et peupliers hybrides. Il aurait fallu, au bout d’une dizaine ou d’une quinzaine d’années, abattre les peupliers, afin que les érables puissent croître. Or, les peupliers qui n’ont pas été abattus ont pris à peu près toute la place, de sorte qu’il ne reste plus qu’une vingtaine d’érables.

Au ministère de l’Agriculture, il est admis que les peupliers se fragilisent aussi rapidement qu’ils croissent et que leur longévité n’est que de 15 à 25 ans. Ils ne sont plus recommandés dans les plans agroforestiers pour constituer des brise-vent.

Le certificat d’autorisation oblige également la ferme Rochelet à effectuer un suivi du reboisement après 2 ans et après 4 ans.

Lorsque, en octobre, la propriétaire de la ferme Rochelet, Annie Champagne, avait fait part de son projet de faire disparaître des peupliers du brise-vent, elle s’attendait à susciter du mécontentement, la haie étant devenue un emblème warwickois. C’est à regret qu’elle présentait sa demande.