“Faisons-nous confiance”, a lancé Alex Boissonneault

À la microbrasserie L’Hermite du centre-ville de Victoriaville, là même où il célébrait l’an dernier sa victoire à l’élection partielle, le candidat du Parti québécois (PQ) , Alex Boissonneault a officiellement lancé, mardi soir, sa campagne électorale dans Arthabaska-L’Érable.

Les militants péquistes ont rempli la microbrasserie pour entendre celui qui veut conserver son siège. Mais ils ont aussi pu entendre Jacques Baril qui a représenté lui-même le comté pendant 23 ans.

À 84 ans, l’homme, qui garde la forme notamment en coupant son bois, n’a rien perdu de sa verve. “Vous étiez là l’an dernier. Vous êtes encore ici ce soir par convictions. Et ce qui est stimulant, c’est de voir la jeunesse qui monte. Ça veut dire que l’avenir est avec le Parti québécois”, a exprimé l’ex-député. 

Jacques Baril a louangé le travail d’Alex Boissonneault. “C’est extraordinaire ce qu’il a fait en un an. Il était partout. Il a rencontré une multitude de gens, des organismes, des élus. Il a démontré sa capacité à représenter toute la population du comté. On l’entend aussi à la radio et à la télé nationale. Il parle comme un chef d’État, a-t-il souligné. On entend de bons commentaires des gens qu’il a rencontrés parce qu’il est un gars qui s’adapte aux besoins et au monde.”

Le comté, a soutenu Jacques Baril, mérite de continuer à être représenté par un député du PQ. “Il faut lui donner un coup de main, faire un effort pour s’assurer qu’Alex va encore triompher. Il faut inciter les gens à aller voter pour appuyer le magnifique travail réalisé par notre député. Chaque vote compte”, a confié l’ancien élu d’Arthabaska. 

Jacques Baril avait été présenté par l’animateur de la soirée, l’auteur-compositeur-interprète Étienne Drapeau, ancien porte-couleurs des Tigres de Victoriaville, qui a interprété quelques chansons de circonstances.

Le choix de la confiance

Acclamé par ses partisans en montant sur la petite scène, Alex Boissonneault a dit adorer le slogan de campagne de sa formation politique : le choix de la confiance. “Parce que la question fondamentale qu’on devra se poser est celle-ci : en qui avez-vous confiance? En quelle équipe avez-vous confiance pour livrer la marchandise et tenir les engagements pris? Qui est là par convictions, par amour du service public et pour faire une vraie différence pour les gens?”

Alex Boissonneault a soutenu que le PQ a travaillé très fort pour mériter cette confiance. “Nous nous sommes toujours adressés à l’intelligence des gens.

On le faisait l’an dernier durant la campagne, on le fait encore aujourd’hui, a-t-il assuré. On a fait nos devoirs avec cœur, avec rigueur et j’en veux pour preuve le fait que souvent, le PQ a parlé avant les autres d’enjeux qui n’étaient pas faciles.”

Il a cité en exemple le temps d’écran et la santé mentale chez les jeunes, le serment au roi et le délicat sujet de l’immigration. “On a abordé ces questions qui n’étaient pas toujours populaires parce qu’on voulait de bonnes politiques publiques”, a-t-il signalé.

Du travail à faire

Revenant sur la dernière année, le député Boissonneault demeure profondément reconnaissant de la confiance qui lui a été accordée. “Tous les jours, j’essaie d’être à la hauteur du mandat qui m’a été donné, a-t-il dit. C’est tout un privilège de vous représenter, vous les familles, les jeunes et moins jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs, les intervenants dans les organismes et autres.” 

S’il qualifie Arthabaska-L’Érable de plus belle région du Québec, s’il a pu rencontrer, en un an, des gens fiers, des innovateurs, des agriculteurs qui mettent le territoire en valeur, des entrepreneurs qui rayonnent et qui donnent aussi de leur temps et de leur énergie à la communauté, en revanche, les problèmes existent. 

Pas question de jouer à l’autruche, a souligné le candidat péquiste en relevant, au passage, les difficultés d’accès aux services de santé de première ligne et aux soins à domicile. “Il faut aussi garder l’œil ouvert pour que se poursuivent les travaux d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska”, a-t-il mentionné.

Le coût de la vie le préoccupe aussi. “Il faut lutter contre l’augmentation du coût de la vie. Je connais des familles, a-t-il fait savoir, qui n’ont pas accès à la propriété. C’est l’une des pires iniquités intergénérationnelles qui puissent exister.”

L’immigration, un sujet dont il a beaucoup entendu parler sur le terrain, mérite qu’on s’y attarde, plaide-t-il. “Il faut penser à nos entreprises qui ont besoin de main-d’œuvre. C’est important en région. Mais, en même temps, il faut être capable de prendre un pas de recul, voir comment on peut bien accueillir tout le monde et penser à nos services et aux logements.”

Réparer le contrat social

Alex Boissonneault entend travailler avec sa formation politique à réparer ce contrat social brisé entre l’État et la population.

“On paie des taxes et impôts, mais on n’est pas capable de rencontrer un médecin quand on en a besoin, pas capable d’avoir une place en CPE, sans compter que nos infrastructures, écoles, hôpitaux, tombent en ruines. Le contrat social est brisé, il faut le réparer, a-t-il soutenu. Il faut donner de l’air, de l’oxygène à nos entreprises, réduire la bureaucratie et le fardeau fiscal. Ça fait partie des enjeux sur la table.”

Le candidat du PQ est d’avis que sa circonscription, Arthabaska-L’Érable, est prête pour un prochain chapitre : faire en sorte que le comté soit à la table où se prennent les décisions. “Je veux que nos entrepreneurs, nos familles, nos organismes, nos agriculteurs, nos municipalités soient entendus à Québec.”

Réitérant les paroles de René Lévesque, Alex Boissonneault considère les Québécois “comme un grand peuple”. “Dans certaines radios, on nous rabaisse, on ramène le complexe d’infériorité, comme si on était né pour un petit pain. Au Parti québécois, ce qu’on dit, c’est qu’on peut se faire confiance. On a tout pour réussir, on n’a rien à envier aux autres peuples. On a tout pour écrire par ou pour nous-mêmes les prochains chapitres de notre histoire. On y croit : faisons-nous confiance!”, a-t-il lancé, en assurant être prêt, tout comme son équipe, son chef et son parti. “Regardez-nous bien aller dans les prochaines semaines, on va envoyer un message fort : on va écrire les prochains chapitres de notre histoire ensemble ici, chez nous, dans Arthabaska-L’Érable. Merci, tout le monde, vive Arthabaska-L’Érable, vive le Québec!”, a-t-il terminé sous les applaudissements des militants.