Du projet « Boîte à lunch » naît un camp d’été

Les jeunes de Solidarité Jeunesse de l’école secondaire Le boisé de Victoriaville se lancent, dans les prochaines semaines, dans un camp d’été qu’ils animeront et qui est destiné aux jeunes moins favorisés, dont plusieurs profitent du projet « Boîte à lunch ».

C’est d’ailleurs ce projet, permettant d’offrir des dîners à environ 130 élèves (de la maternelle jusqu’au secondaire) quotidiennement, qui a inspiré les jeunes à ce camp estival. Déjà, l’an dernier, des activités étaient organisées avec ces élèves, le vendredi, et étaient bien appréciées, comme l’explique Anna Lambert, une jeune de Solidarité Jeunesse qui sera responsable du camp. Ainsi on va plus loin cette année en offrant un camp de deux semaines, gratuitement aux enfants qui autrement ne pourraient vivre cette aventure.

Il s’adresse aux jeunes de 10 à 13 ans, provenant de familles à faible revenu et tout un programme a été élaboré, avec des activités (sportives et artistiques) qui sont axées sur le leadership et l’estime de soi.

Trois camps auront lieu, soit du 27 juin au 8 juillet, du 11 au 22 juillet et du 9 au 19 août (du lundi au vendredi entre 8 et 17 h). Pour chacun d’entre eux, 20 places sont disponibles et, déjà, une quarantaine d’enfants se sont inscrits à ce camp qui porte le nom : Camp du frère Henry.

Rock Tourigny, de Solidarité Jeunesse, a expliqué que ce nom avait été choisi pour rendre hommage à ce religieux, Roland Henry, qui a longtemps œuvré pour les jeunes à Victoriaville et dans la région. « Un homme qu’on a oublié et qui était engagé auprès des personnes défavorisées. Je l’estimais beaucoup », a-t-il confié.

Même chose pour le frère Yves Granger qui a témoigné des qualités de son confrère, un éducateur de carrière et un excellent gestionnaire. « Il a été directeur du Collège de Victoriaville puis du Cégep. Il était apprécié notamment pour son bon jugement. Il a également œuvré au Restaurant populaire », se souvient-il. Le frère Henry a aussi été parmi les fondateurs, avec l’abbé Raymond Roy, du Hublot, aujourd’hui la Maison Raymond-Roy.

De nombreux jeunes du groupe Solidarité Jeunesse se relayeront, tout au cours de l’été, pour accompagner les jeunes inscrits au camp. Ceux-ci pourront vivre de multiples activités, comme l’explique Alicia Véronneau, une des responsables. Il y aura de l’art plastique, du théâtre, une sortie à la piscine, une autre à Arbre en arbre et au Camp Beauséjour, pour ne nommer que celles-là. 

Une adolescente de l’école Le boisé, Anaïs Bouchard, apportera de son côté son expérience de la danse pour faire bouger les jeunes, leur permettre aussi de s’exprimer par cet art.

Les dîners et les collations sont inclus dans le camp qui bénéficie d’un partenariat avec de nombreux organismes, dont le Restaurant populaire, le Centre de services scolaire des Bois-Francs, les députés provincial et fédéral, la Ville de Victoriaville. Même des professeurs retraités ont voulu contribuer au Camp du frère Henry en remettant, pour l’organisation, le 500 $ reçu ce printemps de la part du gouvernement provincial. Tout cela fait que les trois camps, dont le budget s’élève à 20 000 $, seront offerts gracieusement aux participants.

Il s’agit d’une première, mais certainement pas d’une dernière que ce camp qui permettra à une soixantaine de jeunes de se créer de beaux souvenirs estivaux. Pour s’inscrire, il suffit d’écrire à projetbal@outlook.com.