Déploiement de l’aide financière d’urgence dans la région

Le ministre de la Justice et procureur général du Québec, Simon Jolin-Barrette, annonce le déploiement d’une aide financière d’urgence (AFU) pour les personnes victimes de violence sexuelle et de violence conjugale dans la région du Centre-du-Québec.

L’AFU permet à une personne victime de violence dont la sécurité ou celle de ses enfants est compromise de quitter rapidement un milieu dangereux. Élaboré en collaboration avec les organismes qui viennent en aide aux personnes victimes, ce programme contribue à assurer un filet de sécurité autour des personnes victimes en situation d’urgence.

Le fonctionnement de l’aide financière d’urgence 

Le nouveau service sera administré par les organismes SOS violence conjugale et Info-aide violence sexuelle, en fonction de la nature de la violence subie. Les intervenants de première ligne comme la police, les maisons d’hébergement ou les centres d’aide aux victimes pourront contacter les administrateurs de l’AFU 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. 

Pour éviter à la personne victime de devoir répéter son histoire à plusieurs reprises, ce sont les administrateurs de l’AFU qui communiqueront avec les fournisseurs de services pour répondre à ses besoins. Plusieurs dépenses pourront être couvertes, notamment les frais de transport, d’hébergement et de subsistance de la personne victime et des personnes à sa charge.

« Nous ne voulons plus que les personnes victimes hésitent à quitter un milieu dangereux, pour des raisons financières. L’aide financière d’urgence aidera les personnes victimes de violences sexuelles et de violence conjugale à reprendre le contrôle de leur vie. Je tiens à remercier les nombreux partenaires et intervenants qui travaillent en étroite collaboration afin d’assurer le succès de ce programme », a souligné le ministre Jolin-Barrette.

« L’aide financière d’urgence permet d’assurer un parcours sécuritaire pour les personnes victimes qui souhaitent sortir d’un milieu dangereux. Ce déploiement est une bonne nouvelle pour l’ensemble de la région. C’est réellement encourageant de constater que le soutien des personnes victimes est en constante évolution et que des procédures sont mises en place pour les aider dans leur cheminement », a ajouté Eric Lefebvre, député d’Arthabaska et whip en chef du gouvernement.

« Pour les personnes victimes de violence sexuelle et de violence conjugale, la décision de quitter leur milieu de vie est souvent difficile à prendre. Nous ne voulons pas que les soucis financiers ou logistiques les empêchent d’agir. C’est sécurisant de savoir que des personnes de notre région qui vivent des moments difficiles pourront bénéficier d’une aide immédiate et qu’elles seront mieux accompagnées dans leurs parcours », a renchéri Sébastien Schneeberger, député de Drummond–Bois-Francs.

Faits saillants

L’aide financière d’urgence est déjà implantée dans les régions suivantes :

Laval

Montérégie 

Laurentides 

Lanaudière 

Capitale-Nationale  

Estrie

Outaouais

Montréal

Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le déploiement de l’aide financière d’urgence partout au Québec se poursuivra au cours de la prochaine année.

L’implantation de l’aide financière d’urgence répond aux recommandations du rapport Rebâtir la confiance, déposé en décembre 2020 par le Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale. Elle fait également suite au Plan d’action spécifique pour prévenir les situations de violence conjugale à haut risque de dangerosité et accroître la sécurité des victimes 2020-2025.

Ce programme est pérennisé grâce à la Loi visant à aider les personnes victimes d’infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement, soit la réforme de l’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC), entrée en vigueur le 13 octobre 2021.