Armatures Bois-Francs célèbre un demi-siècle d’existence
Au-delà de l’anniversaire, a précisé l’animateur Pascal Lévesque, Armatures Bois-Francs (ABF) de Victoriaville célèbre 50 ans de projets, de défis relevés et d’expertise. Mais aussi 50 ans de gens passionnés qui ont contribué à construire quelque chose de grand.
ABF n’allait pas passer sous silence ses 50 ans d’existence. Cet anniversaire, on l’a célébré jeudi et samedi. L’entreprise est plutôt habituée à œuvrer à l’ombre des projecteurs, selon son président Éric Bernier. “Mais ce soir, on peut se permettre de se vanter un peu. C’est très bien ce qu’on a accompli”, a-t-il dit, jeudi soir, au Centre des congrès de Victoriaville. Un violoniste accueillait les gens dans le hall, sans compter la présence de deux chevaliers. La soirée a notamment été marquée par de la micromagie, par la présence de serveurs acrobates et de la musique avec la présence de la chorale Gospangels, du Trio Jazz et d’un drumline. Les intéressés pouvaient aussi en profiter pour se faire tirer le portrait grâce au talent de deux caricaturistes.
Un peu d’histoire
Armature Bois-Francs (ABF), spécialisée dans la fabrication et l’installation d’acier d’armature pour ouvrages en béton armé, a vu le jour en 1976. L’entreprise a été fondée par Yvon Roberge, Gilles Bergeron et Noël Gardner, peut-on lire sur son site Web. “C’est incroyable le chemin parcouru parce que les débuts ont été modestes, à ciel ouvert avec des équipements dans le champ de la rue Fournier et des bureaux installés dans une roulotte de chantier où les employés venaient prendre leur pause en fumant. Ça m’a sûrement permis de développer ma capacité de concentration”, a confié Éric Bernier qui a commencé bénévolement en 1987 au sein de l’entreprise après avoir offert ses services gratuitement.
En 1991, Yvon Roberge rachète les parts de ses partenaires de l’époque et a fait d’Éric Bernier son associé. Quelques années plus tard, en 1997, Yvon Roberge décide de vendre la totalité de ses parts à Éric Bernier (80%) et à François Vallières (20%) qui avait fait son entrée dans l’entreprise l’année précédente. En 2025, l’associé François Vallières quitte ABF en vendant ses parts à Éric Bernier qui devient alors le seul actionnaire de l’entreprise.
Des réalisations
Passant de petit joueur qu’elle était au départ dans son industrie, ABF s’est imposée devenant un leader avec ses quelque 500 employés et ses quelque 300 projets qu’elle réalise annuellement. “On a démarré avec une dizaine d’employés et une roulotte de chantier. Aujourd’hui, nous avons trois usines et cinq places d’affaires”, a observé Éric Bernier. À ce jour, l’entreprise victoriavilloise cumule des dizaines de milliers de projets, et pas les moindres, qu’on pense à la construction du Palais des congrès de Montréal (son premier contrat de plus de 10 M $), à l’échangeur Turcot, au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ou encore à la Place Bell de Laval et Manic 5 (puissance additionnelle), sans compter divers projets éoliens et autres.
Et comme cadeau pour ses 50 ans, ABF vient de s’offrir deux contrats majeurs, à savoir le nouveau Royal Vic de l’Université McGill et le bâtiment d’escadrons des avions de chasse FSF Bagotville. Malgré tout, l’équipe d’ABF garde les pieds bien sur terre. “Une des belles valeurs que nous avons, c’est l’humilité. J’espère pouvoir la transmettre. On se souvient d’où on vient. On est parti de rien, de zéro. On a bâti l’entreprise avec l’équipe, barre par barre. On a élevé notre monde pour l’amener à un niveau d’excellence. On a bâti nos compétences”, a-t-il confié. Le président d’ABF a aussi souligné la capacité d’adaptation de l’entreprise qui sait réagir promptement.
Quant à la croissance, a-t-il noté, elle s’est faite de manière ordonnée, étape par étape. “On a développé notre territoire et notre clientèle avec quelques acquisitions ici et là. Mais si on peut acquérir des équipements et des bâtisses, une équipe avec ABF tatouée ne s’achète pas. Ça se bâtit”, a soutenu le président qui rend hommage aux gens qui l’entourent. “Le seul crédit que je m’accorde, a-t-il dit, c’est d’avoir bâti cette équipe. Le reste, ce sont les gens qui font le travail.” Éric Bernier parle “d’une équipe exceptionnelle” qui fait la différence, mais aussi de l’importance d’une vision à long terme.
Mais jamais on ne doit s’asseoir sur ses lauriers. “On a une super équipe et je suis convaincu qu’on peut être encore meilleur. La barre sera mise encore plus haute, ce qui fera en sorte que nous continuerons d’exceller”, a souligné le président Bernier qui ne déteste pas “se faire challenger, se faire défier”. “On fait alors ce qu’il faut pour demeurer au sommet de la pyramide”, précise-t-il.
Le propriétaire d’ABF reconnaît que ça ne doit pas toujours être facile de travailler avec lui. “Je suis rarement pleinement satisfait, a-t-il exprimé. Je ne prends pas beaucoup le temps d’apprécier. Je vise surtout à aller plus loin et faire encore plus. Avec nos résultats qui en valent la peine, vous me pardonnerez peut-être ma rigueur et mes sautes d’humeur.” Il a rappelé que la mise en place “d’une équipe extraordinaire” exige beaucoup de travail, d’efforts, de discipline, de sacrifices, de persévérance, mais aussi d’un peu de folie et de déséquilibre.
Pour lui, le pire problème auquel une entreprise peut faire face, c’est un problème financier. “On a évité cela chez ABF. Si tu es prudent, que tu prends des risques calculés et que tu laisses vivre l’entreprise, tu vas éviter les problèmes financiers, ce qui enlève un stress et on constate alors qu’être entrepreneur est le plus beau métier du monde”, a-t-il affirmé. Un métier qui le remplit aussi de fierté. “La fierté, c’est le mot qui reflète l’émotion ce soir. La fierté d’avoir toujours livré la marchandise, d’avoir respecté nos engagements, d’avoir bâti notre clientèle, notre réputation, mais aussi de s’être impliqué socialement”, a-t-il conclu, tout en n’omettant pas d’adresser ses remerciements à sa famille, sa conjointe, ses enfants, ses partenaires, ses fournisseurs, ses clients et amis, mais surtout “merci aux guerriers d’ABF qui sont essentiels et qui constituent le noyau de l’entreprise”.
