Accès à l’eau potable : le chef du PQ présente ses engagements à Plessisville
À la suite de sa visite à la centrale de filtration de Plessisville, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon a présenté ses engagements pour répondre aux besoins des citoyens confrontés depuis fort longtemps, pour certains, à des problèmes d’eau dans bon nombre de municipalités.
C’est bel et bien le cas pour les résidents de Princeville, Plessisville, Sainte-Sophie-d’Halifax et Saint-Ferdinand.
Le chef péquiste a d’ailleurs été accompagné durant sa visite par le préfet de la MRC de L’Érable et maire d’Inverness, Gervais Pellerin, par les maires Marc Morin de Plessisville, Jean Bernier de Saint-Ferdinand, Pierre Cloutier de Laurierville et Christian Daigle de Sainte-Sophie-d’Halifax.
Bien sûr, le député sortant et candidat du PQ dans Arthabaska-L’Érable, Alex Boissonneault se tenait aussi aux côtés de son chef.
Paul St-Pierre-Plamondon a qualifié d’inacceptables les consignes d’ébullition d’eau auxquelles sont régulièrement confrontés les citoyens.
« J’annonce que le Parti québécois s’engage à répondre aux besoins en eau potable des citoyens d’Arthabaska-L’Érable. Essentiellement, on va affecter des sommes issues de l’entente du 2 juin 2026 avec le fédéral pour réparer les infrastructures en eau », a fait savoir le chef du PQ en estimant à 85 M $ le montant nécessaire pour la MRC de L’Érable.
Un gouvernement du PQ, a-t-il indiqué, va réapprovisionner le Fonds pour les infrastructures en eau du gouvernement du Québec à partir des 10 milliards issus de l’entente avec le fédéral.
« Nous allons ainsi pouvoir mieux répondre aux besoins urgents en maintien des ouvrages d’eau », a soutenu Paul St-Pierre-Plamondon, conscient que l’enjeu de l’eau concerne de nombreuses municipalités au Québec.
Un gouvernement du PQ, a-t-il dit, entend agir de manière responsable en allouant les fonds en priorité aux situations urgences. « Comme on le fait pour les routes, on fera un classement et on identifiera les situations les plus criantes, a-t-il précisé. Dans le présent cas, ici, ça fait plusieurs années que les gens attendent. Les avis d’ébullition surviennent régulièrement. Nul doute que c’est assez haut dans le classement pour pouvoir s’engager à faire bouger les choses. »
Allègement
Le chef du PQ s’engage aussi à procéder à des allégements réglementaires en suivi des recommandations du Rapport sur la fiscalité et les finances municipales.
« Une partie des avis d’ébullition viennent du fait que des infrastructures bâties dans les années 70 ne sont pas liées aux normes qui évoluent sans arrêt. Il faut se poser la question : sur le plan réglementaire, pourrait-on simplifier les choses et se donner une chance de bien desservir la population d’abord et avant tout plutôt que de tenter de rentrer dans des programmes? Ce que j’entends des gestionnaires de ces infrastructures relativement désuètes, mais qui fonctionnent toujours, c’est qu’ils sont constamment confrontés à des changements réglementaires pour lesquels leur infrastructure ne changera pas du jour au lendemain », a exposé Paul St-Pierre-Plamondon, ajoutant que, lorsqu’il y a des fonds publics pour améliorer la qualité de l’eau, tout passe par des programmes et non pas sur la base des besoins réels de chaque région.
Le chef du PQ a promis également de s’attaquer à l’explosion des coûts de réfection des infrastructures en général. « Si rénover une infrastructure coûte trois fois ce que ça devrait valoir, il y a trois fois moins d’infrastructures rénovées durant le mandat. Je pense donc qu’on peut faire une différence là-dessus », a-t-il observé.
Réactions des élus
Le maire de Sainte-Sophie-d’Halifax, Christian Daigle, accueille positivement les engagements du PQ, mais il demeure prudent. « Ça met un peu un pansement sur la cicatrice qui dure depuis 20 ans à Sainte-Sophie-d’Halifax. En espérant que les bottines suivent les babines pour l’avenir et qu’on règle enfin la situation chez nous », a-t-il exprimé au www.lanouvelle.net
Pour sa part, le maire de Saint-Ferdinand, Jean Bernier, qualifie de « très rafraîchissant » les propos entendus. « Un montant de 85 M $ viendrait mettre un baume sur beaucoup de difficultés. Ça aiderait beaucoup », a-t-il confié.
Chose certaine, pour le maire de Laurierville, Pierre Cloutier, la situation vécue commande beaucoup d’argent. « Ça va prendre énormément d’argent pour l’eau potable, presque toutes les municipalités sont en crise à cause des nouvelles normes. À tout bout champ s’appliquent de nouvelles restrictions. On a des problèmes avec l’eau dans plusieurs municipalités », a-t-il signalé, tout en se disant chanceux que sa municipalité n’éprouve qu’un problème au niveau nitrite et nitrate, une situation présentement sous contrôle.
De son côté, le maire de Plessisville, Marc Morin se montre plutôt prudent. Il les accueille ces engagements, comme ceux des autres candidats à l’élection. « Ce que je dis, c’est que j’ai une bonne mémoire », a-t-il indiqué.
Un montant de 85 M $ serait bienvenu. « Les besoins sont grands. Saint-Ferdinand, par exemple, doit acheter présentement quatre citernes d’eau par jour. D’autres villages doivent faire bouillir leur eau. Ce n’est pas normal au Québec », a-t-il lancé.
Rencontré avant la visite de l’usine d’eau, le préfet de la MRC de L’Érable, Gervais Pellerin évaluait les investissements requis à plusieurs dizaines de millions de dollars. « On veut la capacité de mettre nos infrastructures aux normes afin d’offrir un service raisonnable aux citoyens. Être dans l’obligation de faire bouillir son eau pendant des mois, voire des années, ce n’est pas normal », a-t-il soutenu.
