Victo en marche pour devenir le leader du développement durable

Victo en marche pour devenir le leader du développement durable
Un tout premier souper du maire pour Antoine Tardif et le plus couru (Photo : www.lanouvelle.net)

Le positionnement de Victoriaville comme leader mondial en développement durable, la volonté d’obtenir les Jeux du Québec et des mesures en lien notamment avec la main-d’œuvre, le logement, le transport et les services de garde, bref, Antoine Tardif a servi, mardi soir, tout un menu aux 475 convives, un sommet inégalé pour ce souper du maire organisé par la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs-Érable (CCIBFE).

Avant l’entrée en scène du premier magistrat, une vidéo d’introduction traitant des 6 premiers mois de la mairie a été présentée, comprenant des témoignages de figures bien connues, soit  l’ex-premier ministre du Canada, Brian Mulroney, l’ex-gardien de but Patrick Roy et l’humoriste Mike Ward.

D’entrée de jeu, le maire Tardif a salué la contribution de quatre anciens maires, Roger Richard, André Bellavance, Alain Rayes et Jean-Paul Croteau qui, lui, ne pouvait être présent. 

L’ambition de passer de berceau à leader incontestable du développement durable, a-t-il fait valoir, passe assurément par des actions municipales, mais aussi par ce projet de la Cité de l’innovation circulaire.  « Un projet déjà en marche regroupant des investissements de Québec, de nos partenaires privés, des chaires de recherches dans l’objectif, ultimement, de développer des projets circulaires, de faire en sorte que les extrants d’une compagnie deviennent les intrants d’une autre pour mener à la mise en marché de nouveaux produits. En multipliant les partenaires, les chercheurs, les investissements des partenaires privés, la contribution de nos entreprises locales comme Cascades, déjà reconnue comme un leader, on pourra trouver les prochaines technologies vertes pouvant être exportées partout dans le monde et faire de Victoriaville la ville verte du Québec », a-t-il exprimé, tout en ajoutant « qu’on a tout le savoir-faire et les partenaires efficaces pour y parvenir ». 

Pour le maire Tardif, il y a lieu de s’affirmer en la matière. « Si on est fier de se targuer d’être le berceau, on est frileux de dire qu’on est le leader incontestable. Je crois qu’on doit retrouver nos lettres de noblesse et qu’il nous faut montrer le pas avec des investissements au niveau municipal dans les flottes de véhicules, des bornes de recharge partout, l’optimisation  des parcs et espaces verts », a-t-il exemplifié, tout en ajoutant qu’il imaginait la ville avec des lumières LED se tamisant après 22 h pour diminuer la consommation énergétique.

Il dit rêver aussi de bâtiments municipaux aux toits verts, des toits solaires alimentant en énergie piscines et arénas. « Il faut qu’à Victoriaville, on soit un leader municipal en développement durable et que ce soit visible, concret avec des résultats qui auront un impact sur notre environnement », a-t-il plaidé.

En matière économique, le maire Tardif a fait part de son intention d’abaisser le taux de taxation de base sous la barre de 1 $ du 100 $ d’évaluation. Ce que le conseil fera au cours du présent mandat, peut-être même cette année, a-t-il noté. « Il s’agira du plus bas taux des 20 dernières années. L’idée est de maintenir un taux abordable pour la population », a-t-il souligné. Actuellement, le taux se situe à 1,05 $.

Pour arriver à cette mesure, la Ville entend stimuler les investissements et la croissance économique, la construction résidentielle, commerciale et industrielle. « Cela passe par la densification en mettant à profit des terrains non exploités et des modifications permettant à certains endroits un plus grand nombre d’étages dans certains secteurs ciblés de la ville pour encourager la mise en chantier de nombreux logements », a-t-il signalé.

Victo enregistre actuellement un taux d’inoccupation de 0,8% alors qu’un taux raisonnable se situe à 3%, selon le maire Tardif. « Pour y arriver, ça représente 500 unités d’habitation, sans compter la croissance annuelle nécessitant, en moyenne, 200 unités par année. Donc pour retrouver notre équilibre demain matin, il nous faudrait 700 unités d’habitation. Un gros défi, a-t-il observé. L’an dernier, on a connu une année record avec 405 unités d’habitation. Il faut absolument que les projets se mettent en branle. »

Le maire de Victoriaville a d’ailleurs profité de sa tribune pour lancer un appel à tous les propriétaires de terrains non exploités et qui ont des projets immobiliers à venir rapidement rencontrer les équipes de la Ville afin de mener à terme ces projets.

La croissance nécessite aussi l’apport du milieu industriel, a confié le maire Tardif tout en notant les démarches déjà entreprises pour la prolongation du parc industriel Fidèle-Édouard-Alain en vue de rendre disponibles plus de trois millions de pieds carrés supplémentaires de terrains pour les entrepreneurs au cours des prochaines années ». « Bref, on veut que les projets à Victoriaville se mettent en marche. Nous voulons être une ville facilitante, agile pour faire face aux enjeux qui nous guettent », a-t-il assuré.

La Ville s’attaque aussi au sérieux défi de la main-d’œuvre en créant, au sein de la Corporation de développement économique de Victoriaville et sa région (CDEVR), un nouveau département appelé Main-d’œuvre et milieu de vie. « Sa principale responsabilité consistera à accompagner les entrepreneurs dans leurs défis », a-t-il dit.

Par ailleurs, de façon à pouvoir combler les quelque 200 à 300 places de garde octroyées en milieu familial, le maire Tardif a annoncé la mise sur pied cette année d’un incitatif financier pour intéresser des promoteurs à ouvrir de tels services.  « Déjà des discussions sont entamées avec le Cégep et d’autres partenaires afin de ficeler le meilleur programme possible. »

En matière de transport collectif, Victoriaville déploiera une toute nouvelle application qui informera les citoyens de tous les modes de transport disponibles. « Nous voulons bonifier les offres que nous avons, comme Taxibus, en plus de proposer, par exemple, la possibilité de réserver un véhicule automobile et un vélo électrique, d’avoir des circuits d’autobus pour emmener les employés dans les parcs industriels. On vise une optimisation de notre transport », a énoncé Antoine Tardif.

Jeux et spectacles

Victoriaville vise l’obtention des Jeux du Québec et a déjà l’appui de la mairesse de Drummondville, Stéphanie Lacoste, a fait savoir le maire, d’où la création d’un comité de candidature. « C’est la première étape en vue d’évaluer le cahier de charge et voir s’il est préférable de tenir des jeux d’été ou d’hiver ».

Le conseil municipal souhaite également ramener de la vie au centre-ville et proposera trois grands spectacles gratuits sur le stationnement De Bigarré : les Salebarbes le 25 juin, les Trois Accords le 30 juillet pour terminer le 4 juillet avec le Victoriavillois Dumas qui assurera la première partie d’un artiste mystère à être dévoilé plus tard cet été. « On entendait dire que ça manquait beaucoup de vie ces dernières années, a mentionné le maire Tardif. On veut redynamiser le centre-ville. Ces spectacles vont redynamiser le centre-ville comme on ne l’a pas vu depuis longtemps. Des artistes grand public qui feront sortir tous les Victoriavillois. Ça amènera des gens au centre-ville. »

Le premier magistrat ne s’arrête pas là. Le mont Arthabaska doit devenir un produit d’appel régional, voire provincial. « On a le plus beau sommet de la région avec une vue imprenable sur les Appalaches et sur la ville. À l’instar des vendredis à la Fromagerie du Presbytère à Ste-Élizabeth, il y a lieu d’avoir un happening récurrent au sommet où les gens convergeront. On a mandaté nos équipes pour obtenir des propositions pour maximiser l’utilisation du sommet de la montagne pour en faire un produit d’appel. »

Enfin, Antoine Tardif a insisté sur l’importance « de continuer de croire au potentiel infini de notre ville ». « Je vais continuer de travailler d’arrache-pied pour réaliser cette ambitieuse vision qu’on a pour Victoriaville », a-t-il conclu.

 

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L' Informateur de Buckingham
L' Informateur de Buckingham
4 mois

Victoriaville me rappelle la fâble de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf. On veut y rayonner à l’international, on y fait toute sorte d’expérience palpitante sur les citoyens et ont réglemente chaque cm carré de votre résidence.

Je suis malheureusement d’une époque dépassée. J’ai toujours pensé que le devoir de base d’une ville était les pilliers suivant: Entretien des rues, collecte des déchets, éclairage des rues, et la sécurité publique.

De la façon dont je vois les choses (mon opinion), Victoriaville a un bilan de conduite automobile catastrophique, on coupe la collecte des déchets, la plupart des rues sont complêtement à refaire et le déneigement l’ hivers est moins qu’efficace.

Ca ne me dérange pas outre-mesure que la ville subventionne toute sorte de projet de pertinence discutable (je sais, c’est variable en fonction de nos intérêts). Ce que j’aime moins et cela doit être très clair, c’est qu’on fasse des beau petits projets merveilleux avant même d’atteindre un niveau acceptable dans les items mentionnés plus haut.

Certains diront que je suis négatif, mais au contraire, je veux seulement avoir les services pour lequels je paye des taxes.

S’il baisse les taxes a 1.00$ ou moin du pied carré je vais être impressioné, mais je vais avoir les yeux grand ouvert pour voir qu’elle service va passer au coupoir…

Audrey Lambert
Audrey Lambert
4 mois

Disons que ça serait bien de penser à la Grande Place. Je vois je ne sais combien d’ustensiles, de pailles, plastique, carton tous mélangés dans les poubelles. J’ai vu à Drummondville des préposés responsables de vider les cabarets des clients. Comme au centre ville, une section déchets, une récupération et une compost. Il me semble que c’est nécessaire. Ça me fait mal au coeur de voir ça.

Fremich
Fremich
4 mois

C’est bien beau tout cela mais lorsque l’on coure après plus d’un lièvre à la fois, on risque d’en échapper quelques-uns.