Une troisième saison pour Artha-Récolte dans la MRC d’Arthabaska

Une troisième saison pour Artha-Récolte dans la MRC d’Arthabaska
Le propriétaire de La Bleuetière d’Arthabaska, Éric Côté-Kugnima, la chargée de projet d’Artha-Récolte, Angèle Martin-Rivard, et Gisèle Guilbault, une bénévole (Photo : www.lanouvelle.net)

Le projet Artha-Récolte vient de se mettre en branle pour une troisième année dans la MRC d’Arthabaska, toujours avec cette même mission, à savoir la réduction du gaspillage alimentaire.

« Le but, c’est d’aider nos producteurs et de réduire le gaspillage alimentaire, d’aller sauver le surplus de fruits et légumes dans les champs des producteurs de la MRC d’Arthabaska principalement », rappelle la chargée de projet Angèle Martin-Rivard. Mais il arrive, dit-elle, qu’on ratisse un peu plus large s’il y a des productions qui ont des besoins ou s’il s’agit de productions différentes.

La formule demeure la même : les cueilleurs inscrits sont invités à participer à des activités chez les maraîchers. Les fruits et légumes, une fois récoltés, sont distribués selon la proportion suivante : un tiers au cueilleur, un tiers au producteur et l’autre tiers à un organisme.

Depuis l’an dernier, Artha-Récolte met de l’avant des corvées, comme celle organisée, le 28 avril, à La bleuetière d’Arthabaska. Des bénévoles s’y sont donné rendez-vous pour une corvée de ramassage de branches. « Éric, le propriétaire, a effectué depuis quelques semaines la coupe des plans. L’apport de bénévoles lui a donné un bon coup de main. Seul c’est long, mais le travail, à huit personnes, s’est échelonné sur environ deux heures », précise la chargée de projet.

« C’est un coup de main fort apprécié, commente le propriétaire Éric Côté-Kugnima. Ça nous aide beaucoup en plus de nous permettre de rencontrer des gens qu’on voit souvent dans la saison des bleuets. Ils nous aident aussi à la cueillette. »

La bleuetière d’Arthabaska, qui entreprend sa quatrième saison, participe depuis les débuts au projet Artha-Récolte. « Dès le départ, on a trouvé que c’était une bonne idée. Artha-Récolte vient avec ses bénévoles pour recueillir le fond de champs qu’on appelle. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde, pour nous, pour les bénévoles et pour les organismes communautaires », a fait valoir M. Côté-Kugnima.

Son entreprise, jusqu’ici, a connu trois belles saisons. « Ce sera la quatrième. On se trouve quand même chanceux. L’an passé, on a enregistré une légère baisse en raison d’un gel printanier qui a quelque peu affecté la production. Nos 3700 plants produisent entre 4 et 8 livres le plant. On écoule notre production principalement avec l’autocueillette, mais on est aussi présent dans certains marchés dans la région », a fait savoir le propriétaire.

Appel aux producteurs et aux bénévoles

L’organisation d’Artha-Récolte lance l’invitation aux producteurs et aux bénévoles intéressés par le projet. « Les producteurs peuvent nous contacter lorsqu’ils ont des surplus dans les champs, mais aussi pour des corvées de groupe, comme celle de la Bleuetière d’Arthabaska, signale Angèle Martin-Rivard. On ne remplace pas la main-d’œuvre régulière, mais on vient donner un coup de pouce. »

En ce qui a trait aux bénévoles, les gens répondent bien, note la chargée de projet. « Pour les bénévoles qui s’impliquent, ça fait des activités extérieures, les gens prennent l’air, se rassemblent. Ça va quand même bien au niveau des bénévoles et des inscriptions, mais durant l’été, les activités se font nombreuses, on veut toujours en avoir plus de bénévoles dans notre banque », fait-elle remarquer. 

Les intéressés n’ont qu’à naviguer sur artharecolte.com et à cliquer sur l’onglet pour s’inscrire. « Pour chaque activité, j’envoie les détails et les gens peuvent s’inscrire selon leur disponibilité », précise Mme Rivard-Martin, ajoutant que la haute saison prend son véritable envol en juin.

Pour une bénévole comme Gisèle Guilbault, l’essayer, c’est l’adopter. La Victoriavilloise participe depuis les débuts à Artha-Récolte. « C’est une expérience merveilleuse. C’est super de travailler dans la nature, de prendre part à la cueillette dans les champs, c’est fantastique. On ne peut demander mieux », témoigne la bénévole motivée par le plaisir de récolter. « J’aime récolter et on récupère ce que les producteurs ne peuvent récolter ou de seconde classe. C’est aussi le plaisir ensuite de les partager avec des amis, en cuisinant. Ça nous fait de la bouffe pour tout l’hiver. En plus, le plein air nous procure de bonnes vitamines et on rencontre des gens sympathiques partout », confie Gisèle Guilbault, heureuse de pouvoir ainsi donner un coup de main aux maraîchers qui ont beaucoup de pain sur la planche. « Oh que oui, je la recommande cette expérience! », lance-t-elle.

Artha-Récolte se développe

Depuis le lancement du projet en 2020, les statistiques démontrent qu’Artha-Récolte gagne en popularité.

Le volume de fruits et légumes récoltés a augmenté, passant de 13 630 kg en 2020 à 24 300 kg l’an dernier. Le nombre d’activités tenues a doublé, passant de 50 à 104. Le nombre de producteurs s’est également accru, de 13 en 2020 à 18 en 2021. « On devrait en regrouper une vingtaine cette année, indique Angèle Martin-Rivard. De plus, une dizaine d’organismes de la région en profiteront encore, beaucoup d’organismes d’aide alimentaire, comme la Sécurité alimentaire de Victoriaville, mais aussi les petites antennes dans nos villages que sont le service d’entraide des Hauts-reliefs et le Carrefour des générations de Daveluyville. » 

Bref, la chargée de projet demeure très motivée et convaincue de la pertinence du projet. « On continue parce que c’est bon pour tous. En plus de réduire le gaspillage alimentaire, cela fait une sortie en campagne pour les gens en plus de leur permettre de se sentir utiles puisqu’ils viennent aider les producteurs. C’est valorisant, ça permet d’aider autant les producteurs que les organismes », conclut-elle.

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