Une famille philippine en quête d’un avenir meilleur

Une famille philippine en quête d’un avenir meilleur
Elizabeth Morillo et Alberto De Vera, des immigrants philippins qui habitent Plessisville avec leurs deux enfants, Prince André et Andrea Ellie. (Photo : www.lanouvelle.net)

La petite famille d’Alberto De Vera et d’Elizabeth Morillo, originaire des Philippines, fait partie de ces nombreux immigrants qui ont choisi le Centre-du-Québec et plus particulièrement la MRC de L’Érable comme terre d’accueil.

Le journal a eu l’occasion de rencontrer ce couple de nouveaux arrivants lors du 5 à 7 interculturel de Noël organisé par L’Érable tourisme et culture et Prends ta place dans L’Érable à la Maison créative et rurale Armand-Vaillancourt du Carrefour de L’Érable à Plessisville.

Alberto et Elizabeth sont originaires de Baliuag, une ville de plus de 160 000 habitants. Ils se sont connus à l’école élémentaire. Ils sont mariés depuis sept ans et ont deux enfants qui se prénomment Andrea Ellie, 6 ans, et Prince André, 2 ans.

C’est Alberto qui est arrivé le premier à Plessisville le 23 mars 2019 s’étant trouvé un emploi comme soudeur chez Machinex. Son épouse et ses enfants sont venus le rejoindre 21 mois plus tard, soit le 23 décembre 2020. Ils ont vécu leur premier Noël en quarantaine à la maison pendant 14 jours à cause de la pandémie au coronavirus. C’était la première fois qu’Alberto avait l’occasion de voir son fils en personne. Il avait quitté les Philippines alors qu’Elizabeth était enceinte de trois mois.

Pour un avenir meilleur

Ils sont venus s’installer à Plessisville pour avoir un avenir meilleur. Le Québec leur offrait cet environnement qu’ils recherchaient. « L’aspect salarial est plus intéressant ici et nous pouvons miser sur de bonnes écoles pour nos enfants », d’expliquer Alberto, 29 ans, qui a la chance de travailler avec quelques amis philippins arrivés en même temps que lui chez Machinex.

« Notre plus grande difficulté d’adaptation demeure la langue française même si nous suivons des cours de francisation », mentionne Alberto. « Nous nous exprimons bien en anglais puisqu’Elizabeth était professeure d’anglais dans notre pays. » Pour le moment, la jeune femme de 28 ans continue d’enseigner la langue de Shakespeare par des cours en ligne qu’elle offre, quelques heures par semaine, aux Japonais et Coréens, ce qui lui permet de rester à la maison et de s’occuper du plus jeune de ses enfants.

Pour ce qui est d’Andrea, elle réussit bien à l’école Saint-Édouard à Plessisville. Il s’agit néanmoins d’une année scolaire plus difficile, conséquence du choc de la langue française. « Je suis cependant convaincue que ce sera plus facile pour elle d’ici quelques années », exprime à son tour, Elizabeth.

La famille

Toute la famille d’Elizabeth demeure aux Philippines. Elle a l’occasion de parler à ses parents, ses trois sœurs et deux frères par appel vidéo tous les jours. La mère d’Alberto vit en Alberta avec un de ses frères et sa sœur. Son autre frère demeure aux Philippines, alors que son père est décédé.

Cette année pour célébrer Noël, la petite famille songe à s’évader et s’amuser à l’Hôtel de Glace dans la région de Québec. « Noël est une fête que nous célébrons beaucoup dans notre pays, comme vous le faites au Canada », souligne Elizabeth.

Il est évident que les Philippines, avec son climat tropical et ses belles plages, leur manquent un peu surtout quand arrive le froid. « C’est plus compliqué ici avec l’hiver. Les Philippines, c’est l’été à l’année, mais nous apprécions la qualité de vie qu’on a trouvée ici. Nous aimons le Québec », de conclure le couple qui se plaît bien à Plessisville.

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Fremich
Fremich
5 mois

C’est sûrement toute une adaptation.