Un élevage commercial touché par la grippe aviaire à Princeville

Un élevage commercial touché par la grippe aviaire à Princeville
En ce qui concerne les locaux infectés à la ferme de Princeville, une zone de contrôle primaire a été établie et les activités de dépeuplement devraient avoir lieu demain, le 26 octobre. (Photo : www.lanouvelle.net)

Un cas de grippe aviaire a été détecté le 22 octobre dernier dans un élevage commercial à Princeville. Le cheptel de l’entreprise, Prince Œuf, sera dépeuplé au cours de la journée de demain (mercredi) sous la supervision de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Il s’agit du sixième lieu de grippe aviaire déclaré au Québec depuis le début de l’automne. C’est quelque 30 000 poules pondeuses qui seront ainsi euthanasiées pour éviter la propagation de la maladie. Suivront ensuite le nettoyage et la désinfection du site pour le rendre négatif à la grippe aviaire.

Le président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec, Paulin Bouchard, a signalé qu’il n’y avait pas d’autre cas d’investigation dans la région de L’Érable précisant que les deux autres cas les plus récents se sont produits dans le secteur de Saint-Alphonse-de-Granby le 18 octobre. « Cet épisode coïncide avec les périodes de migration des oiseaux sauvages qui sont mis en cause pour la contamination », a-t-il mentionné.

En vertu de la Loi sur la santé des animaux, l’ACIA peut indemniser les propriétaires d’animaux et d’objets dont on a ordonné la destruction dans le cadre d’une intervention en cas de maladie. Les indemnités sont déterminées en fonction de la valeur marchande, jusqu’à concurrence d’un montant maximal prévu par la réglementation.

M. Bouchard estime que ce sera le cas pour cet élevage commercial de la région de L’Érable qui pourra, éventuellement, redémarrer avec un nouveau cheptel. Au moment d’écrire ces lignes, il ne nous avait pas été possible de joindre le propriétaire de l’établissement.

Au Québec, un peu plus de 385 000 oiseaux ont été affectés par l’influenza aviaire hautement pathogène H5N1 depuis le 12 avril dernier. 

Le risque demeure élevé

De son côté, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) tient à informer les propriétaires d’une basse-cour ou d’un petit élevage d’oiseaux que le risque pour leurs oiseaux de contracter le virus de l’influenza aviaire est actuellement élevé à la suite de cette détection à Princeville.

Les mesures de prévention et de biosécurité doivent être appliquées rigoureusement, tant sur les fermes commerciales que dans les basses-cours et les petits élevages d’oiseaux (ex. poules urbaines). Les exigences prévues selon le Règlement sur les conditions de salubrité des lieux de garde d’oiseaux captifs doivent être respectées en tout temps.

L’influenza aviaire touche rarement les humains, sauf dans un nombre de cas restreint où les personnes ont été en contact étroit avec des oiseaux infectés.

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Jojo
Jojo
30 jours

C’est dans le grain que se cache le problème.

Nathalie Laforest
Nathalie Laforest
28 jours
Répondre à  Jojo

J’ai souvent entendu cette phrase la , dans le grains et je ne crois pas que leurs poules se balade dehors 😉