Sport : le coronavirus a frappé fort, selon une enquête

Par Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
Sport : le coronavirus a frappé fort, selon une enquête
(Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Quand on compare la pandémie actuelle à un tremblement de terre, une majorité des 38 hauts dirigeants du sport québécois consulté ont choisi le chiffre de 8 (et plus) sur 10, pour mesurer l’ampleur de l’impact sur leur sport et leur organisation, rapporte une nouvelle du Pôle sports HEC Montréal. 

«Le sport a beaucoup souffert et souffre encore beaucoup de cette pandémie. Mais il a eu l’élégance de ne pas trop le montrer. Le sport québécois a fait preuve d’un très grand esprit d’équipe depuis huit mois en matière de responsabilité sociale. Il aura besoin de bénéficier de tout autant de solidarité pour la relance de son avenir», exprime Richard Legendre, directeur associé du Pôle sports.

Ainsi, toutes les organisations ont affirmé entrevoir une baisse d’inscriptions en 2020. Une majorité prévoit une réduction de 20 à 40%, ce qui signifierait un recul de 5 à 10 ans pour les fédérations sportives, les milieux scolaire, universitaire et municipal, le sport olympique, les équipes professionnelles et les grands événements sondés.

Même phénomène du côté des revenus, où 82% des participants à l’enquête prévoient aussi une baisse importante des revenus, allant jusqu’à 90% dans quelques cas.

Du côté de l’événementiel et des équipes professionnelles, l’impact négatif est également immense. L’enquête rapporte que tous les intervenants vivent en pleine incertitude face à l’inconnu de la reprise des activités de rassemblements en 2021 et, conséquemment, ont beaucoup d’inquiétude quant à la future viabilité financière de leurs entreprises. Plusieurs répondants ont fait part de l’impératif d’une collaboration et d’une aide gouvernementale pour la relance de ce secteur.

Si la pandémie a frappé et continue de frapper fort, les résultats de l’enquête du Pôle permettent quand même de faire ressortir plusieurs enseignements aux dirigeants du sport québécois. Nommons la volonté de mieux se concerter afin que l’industrie du sport parle d’une voix plus unie et plus forte, le besoin de professionnaliser leur mode de gestion et d’adopter de nouvelles approches comme le télétravail, ou encore la priorisation de la dimension humaine et l’amélioration de leurs communications internes autant qu’externes.

D’ailleurs 75% d’entre eux ont constaté qu’ils avaient réussi à améliorer leurs relations et leur leadership, créant ainsi une meilleure perception de leur rôle et de leur image.

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