Novembre : période propice pour dépister le radon dans les maisons

Communiqué

Novembre : période propice pour dépister le radon dans les maisons
(Photo : Archives)

L’automne laisse tranquillement place à l’hiver et après avoir préparé la maison à la première neige en gardant les fenêtres fermées, l’aération du domicile sera à son plus bas. Toutes les conditions seront favorables à une concentration plus élevée de radon. Comment agir en prévention? En connaissant les risques associés au radon et en sachant comment les réduire. 

Depuis le début de la pandémie, les Québécois passent plus de temps à la maison. C’est pourquoi CAA-Québec leur recommande, dès ce mois-ci, de s’informer sur le radon et de faire un test de dépistage.

Qu’est-ce que le radon?

Le radon est un gaz radioactif inodore et incolore qui provient du sol. Il est produit par la désintégration naturelle de l’uranium (radium) présent dans la croûte terrestre. Il est sans danger à l’air libre puisqu’il se dilue dans l’atmosphère, mais il peut devenir nocif s’il s’accumule en plus grande concentration, en milieu fermé.

« Il faut porter attention aux habitations dont le sous-sol comporte, par exemple, un bureau pour travailler, une salle familiale utilisée quotidiennement ou une chambre occupée toutes les nuits. Comme le radon est plus lourd que l’air, il tend à se tenir près du sol », a souligné Alain Paquette, conseiller en habitation et construction

Faut-il s’inquiéter du radon?

Des données de Santé Canada démontrent qu’un fumeur exposé à des concentrations élevées de radon pendant toute une vie présente jusqu’à 33% de risques de développer un cancer du poumon, comparativement à 5% pour un non-fumeur. Chez les non-fumeurs, le radon est la principale cause du cancer du poumon. Notons qu’environ 16% des décès par cancer du poumon seraient liés à l’exposition au radon.

Cela dit, pas de panique! On pourra véritablement parler de risque accru de cancer du poumon pour une personne si elle est fumeuse et exposée à des concentrations élevées de radon, et ce, durant plus de quatre heures par jour dans un espace clos. Par ailleurs, entre les expositions au radon et le déclenchement de la maladie, on estime qu’il s’écoulera de nombreuses années.

Faire tester sa maison

Depuis 2020, la vente de tests de dépistage (dosimètres) est à la hausse. CAA-Québec invite ceux et celles qui n’ont pas encore fait leur test à l’effectuer dès maintenant. Ce n’est pas compliqué et peu onéreux : il faut simplement se munir d’un dosimètre, l’installer à l’endroit approprié dans la maison (en suivant les instructions du fabricant) pendant une période de 3 à 12 mois et l’expédier au laboratoire qui en fera la lecture.

Mesure du radon: bon à savoir

La concentration de radon s’exprime en becquerel par mètre cube d’air (Bq/m³). Au Canada, il n’existe pas de norme régissant la concentration de radon admissible dans les maisons. Mais selon une directive adoptée en 2007 par Santé Canada, des mesures d’atténuation doivent être mises en place si la concentration moyenne annuelle, dans les aires normalement occupées d’une maison, excède 200 Bq/m³.

En savoir plus sur le radon

La section « Le radon » du Guide pour une maison en santé de CAA-Québec renseigne notamment sur les taux de concentration acceptables ou non, les méthodes de dépistage et les correctifs domiciliaires à apporter pour diminuer la concentration de radon.

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