Le portrait des régions publié 

Claude Thibodeau
Carol Isabel

Le portrait des régions publié 
L’Institut de la statistique vient de publier son Panorama des régions du Québec. (Photo : Matt Charland)

L’Institut de la statistique du Québec vient de publier sa 14e édition du Panorama des régions du Québec, un ouvrage présentant un ensemble de statistiques permettant de dresser le portrait socioéconomique des régions administratives et des MRC (municipalités régionales de comté) du Québec. 

Cette publication permet notamment de mettre en lumière l’émergence ou la persistance de disparités régionale, de même que la contribution des régions aux résultats de l’ensemble du Québec. 

Une variété de sujets y sont traités, de la démographie au marché du travail en passant par l’éducation, le transport électrique, la santé et la culture, tout en exposant un portrait statistique de chacune des régions.

Au sujet de la population, celle de la MRC d’Arthabaska s’établit à 75 280 habitants (en 2021), une hausse de 10,4% par rapport à 2020, comparativement à une augmentation de 3% dans l’ensemble du Québec.

La MRC de L’Érable, pour sa part, a vu sa population augmenter de 16,1% entre 2020 et 2021, passant de 23 973 à 24 362 habitants alors qu’il n’y a pas si longtemps, pour la période de 2017 à 2018, elle avait perdu 1,3% de sa population. La MRC de L’Érable demeure la troisième plus populeuse des 5 MRC du Centre-du-Québec après celles de Drummond et d’Arthabaska. Elle devance les MRC de Nicolet-Yamaska (24 220 h) et de Bécancour (21 579 h).

Dans Arthabaska, la tranche des 20-64 ans représente 55% de la population suivis des 65 ans et plus (24,3%). Du côté de L’Érable, en 2021, 20,7% de ses citoyens avaient moins de 20 ans, 54,9% étaient âgés de 20 à 64 ans et 24,4% faisaient partie du groupe des 65 ans et plus.

Un coup d’œil sur le solde migratoire interrégional indique que la MRC de L’Érable affiche sa meilleure performance à ce chapitre depuis 20 ans avec 190 habitants. Les autres MRC du Centre-du-Québec, dont Arthabaska (460), ont cependant mieux réussi qu’elle à ce niveau.

Au chapitre de l’emploi, les MRC d’Arthabaska et de L’Érable comptaient respectivement, en 2020, 27 556 et 8935 travailleurs âgés de 25 à 64 ans pour un taux de 75,2% et 75,4%. Leur revenu d’emploi médian s’établissait à 41 891 $ dans Arthabaska et à 39 461 $ dans la MRC de L’Érable.

En 2020, le revenu disponible par habitant du Québec a connu la plus forte croissance depuis 1984, relève-t-on dans l’étude. Cette augmentation provient essentiellement des différentes mesures de soutien instaurées par le gouvernement fédéral pour pallier les effets de la pandémie et a profité à l’ensemble des régions et des MRC.

Le revenu disponible par habitant dans la MRC d’Arthabaska a augmenté de 8,5% entre 2019 et 2020 pour s’élever à 30 827 $, alors qu’il se situe à 30 010 $ dans L’Érable, ce qui place ainsi la MRC bonne dernière dans le Centre-du-Québec.

Pour tout le Centre-du-Québec, ce revenu se situe à 30 588 $, en hausse de 8,8% par rapport à 2019.  Si ce revenu disponible par habitant a augmenté à un taux plus élevé que celui de la majorité des autres régions, son niveau toutefois demeure l’un des plus bas du Québec.

Habitation

Un mot sur l’habitation puisqu’en 2021, la valeur totale des permis de bâtir a atteint près de 180 M $ dans la MRC d’Arthabaska, tandis qu’elle s’élève à 61,4 M $ dans L’Érable, la plus faible valeur dans les cinq MRC du Centre-du-Québec.

Concernant, en 2022, la valeur foncière moyenne des résidences, dans la MRC d’Arthabaska, elle se situe à 198 695 $, ce qui représente une hausse de 7,1% par rapport à l’année précédente. 

La valeur foncière moyenne des résidences unifamiliales dans la MRC de L’Érable est la plus basse dans le Centre-du-Québec, s’établissant à 170 632 $ avec la plus faible augmentation à 3,4%.

Au Québec, la valeur foncière moyenne des maisons se situe à 327 316 $.

Survol régional

Si les mesures de lutte contre la propagation de la COVID-19 ont mené à une baisse du PIB dans toutes les régions du Québec en 2020, le recul, précise-t-on, a été moins marqué au Centre-du-Québec que pour l’ensemble de la province.

En 2021, l’emploi a progressé de façon significative dans neuf régions québécoises. Les données montrent une augmentation de l’emploi en 2021 au Centre-du-Québec, en particulier chez les hommes. Le taux de chômage a peu varié, note-t-on, et se situait à un niveau semblable à celui du Québec.

Chez les emplois à temps plein, ils ont connu, entre 2019 et 2021, une hausse de 8100 emplois, représentant une augmentation de 8,2%. Toutefois, en 2021, le nombre d’emplois à temps partiel a reculé de 17,4% depuis 2019.

Un regard pour les postes vacants révèle qu’entre le quatrième trimestre de 2020 et celui de 2021, ils ont augmenté d’au moins 75% dans cinq régions, dont le Centre-du-Québec avec une hausse justement de 75%, passant de 4361 à 7631.

À la fin de 2021, la rémunération horaire moyenne offerte par les employeurs centricois pour les postes vacants était de 20,79 $, un taux inférieur à celui de l’ensemble du Québec établi à 21,75 $.

En éducation, 21% des 25-64 ans du Centre-du-Québec détenaient un certificat, un diplôme ou un grade universitaire, moins que les 36% de l’ensemble du Québec.

En revanche, 25,4% de cette tranche d’âge possède un certificat ou un diplôme collégial, une proportion supérieure à l’ensemble du Québec (20,7%)

Au sujet du taux de faible revenu des familles, entre 2015 et 2019, le taux a décru dans 15 régions sur 17. La baisse a été au minimum de 0,2% au Centre-du-Québec avec un taux de 8,1% comparativement à la moyenne québécoise de 9,3%.

Du côté de l’habitation, le nombre de résidences unifamiliales en sol centricois s’est accru de 1,1 %, soit la deuxième hausse en importance au Québec, selon les sommaires du rôle d’évaluation des municipalités de 2021 et de 2022.

La population du Centre-du-Québec a également augmenté entre 2020 et 2021 pour atteindre 255 476 habitants, une hausse de 15,1%, l’une des plus fortes au Québec. Les chiffres indiquent que la part des 65 ans et plus y est plus élevée qu’à l’échelle québécoise. L’âge moyen dépasse aussi celui de l’ensemble du Québec.

Concernant les véhicules électriques, leur nombre continue d’augmenter partout au Québec, mais l’ampleur varie selon les régions. Le Québec comptait, au 31 mars 2022, près de 137 000 véhicules électriques immatriculés. Le Centre-du-Québec en a dénombré 4409, c’est 39% de plus qu’en 2021. De plus, la région dispose de 231 bornes de recharge, 29 de plus que l’année précédente.

Au Québec, au 31 mars 2022, 7 531 bornes étaient installées dans la province (excluant les bornes à domicile).

La publication signale aussi que les fermetures des salles de spectacles, des cinémas et des institutions muséales pendant la pandémie ont affecté toutes les régions, mais certaines l’ont été moins durement que d’autres.

La crise sanitaire a touché les déterminants de la santé de la population dans différentes sphères de la vie. Et les régions ont été atteintes différemment par les répercussions de la pandémie.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires