Le Parti québécois choisit Emrick Couture-Picard dans Drummond–Bois-Francs 

Communiqué

Le Parti québécois choisit Emrick Couture-Picard dans Drummond–Bois-Francs 
Emrick Couture-Picard, candidat du PQ dans Drummond-Bois-Francs (Photo : Gracieuseté)

Alors que la campagne électorale devrait officiellement être déclenchée vers la fin du mois d’août, une recrue du Parti Québécois mobilise déjà les troupes dans la région des hauts sommets. 

En effet, Emrick Couture-Picard a été officiellement investi lors de l’assemblée d’investiture du Parti Québécois de Drummond–Bois-Francs, qui a eu lieu, samedi, à la Grange Pardue de Ham-Nord. 

Ce rassemblement procédural est aussi l’occasion de rencontrer les membres pour les galvaniser en vue d’une forte mobilisation, alors même que le gouvernement sortant percole encore dans les sondages. 

« Pourquoi me lancer en politique? Tout simplement parce que dans notre système politique, ce n’est pas la population qui détient la souveraineté de l’État. Il faut que ça change, mais pour cela, il faut modifier la constitution. Malheureusement, la procédure de modification constitutionnelle canadienne est complètement verrouillée et stérile, comme nous l’a démontré l’histoire à plusieurs reprises. La seule solution qu’il nous reste devient donc forcément la souveraineté du Québec », a indiqué Emrick Couture-Picard. 

Le candidat se dit également profondément inquiet par les tendances qu’il observe et doute qu’on se dirige vers un avenir radieux pour les générations futures, qui devront vivre les impacts de nos choix passés et présents. « Nous vivons et continuerons de vivre de nombreuses crises fondamentales. Elles impactent et impacteront nos vies et notre qualité de vie. Ensembles, elles constituent une véritable fracture historique, une cassure temporelle où le avant et le après seront totalement différents. On entre dans une nouvelle ère qu’on le veuille ou non. » 

Le politologue Couture-Picard cherche une approche visionnaire en réaction à ce constat. « ll faut revoir le système politique et l’organisation de la société pour régler ces crises. L’accession à la souveraineté représente une occasion en or d’élaborer collectivement cette nouvelle société. Une société qui se veut souveraine, démocratique, inclusive et libre de son propre destin. Au 21e siècle, c’est de plus en plus essentiel, parce que nous vivons et continuerons de vivre ces crises multiples aux causes fondamentalement internationales, et que sans l’ensemble des compétences d’un État-nation normal, nous aurons tragiquement les mains liées », a-t-il fait valoir. 

Par la suite, Emrick Couture-Picard  a énuméré une série de crises, les crises pandémique, inflationniste, de l’habitation, du vieillissement démographique, linguistique, climatique et écologique. Toutes ces crises sont, selon lui, complexes, internationales et profondément ancrées dans nos systèmes sociaux et politiques. L’une d’entre elles lui tient particulièrement à coeur en raison de ses recherches universitaires : la crise climatique. « Les changements climatiques sont maintenant inévitables et irréversibles. Nous avons passé la fenêtre d’opportunité pour les empêcher. Nous aurons seulement un impact sur leur sévérité maintenant, et sincèrement, ça regarde très mal. Il est donc impératif de s’y adapter, et ça passe principalement par une nouvelle approche de gouvernance et la prise en main de tous les pouvoirs d’un état souverain. Ça nous prend un gouvernement qui met en oeuvre la gouvernance adaptative, c’est-à-dire une gouvernance souple, éthique et démocratique qui conçoit que les réponses se trouvent en première ligne exécutive et parmi la population. On a besoin de véritables réformes démocratiques pour rétablir le lien de confiance entre la population et les institutions. Pour s’assurer que les décisions politiques soient connectées à la réalité. Que nos gouvernements ne soient plus élus par une minorité d’électeurs… Pourquoi ne pas scinder l’exécutif et le législatif, évitant ainsi d’avoir un premier ministre concentrant les pouvoirs et agissant tel un petit monarque? Pourquoi pas, éventuellement, élire les ministres directement pour leur poste, ramenant ainsi la responsabilité ministérielle, la vraie responsabilité ministérielle, qui semble avoir disparu depuis plusieurs années », a-t-il plaidé.

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