Le futur espace culturel portera un nom adresse : Le Carré 150

Par heleneruel

VICTORIAVILLE. Il s’appellera Le Carré 150, cet «espace culturel» qu’on est à construire au centre-ville de Victoriaville, en lieu et place du cinéma Laurier.

D’abord en conférence de presse, puis lors de la soirée de lancement de la campagne de financement à laquelle ont participé 475 convives, la directrice générale de Diffusion Momentum, Roxanne Genest, a enfin pu se délivrer du secret du nom.

Pourquoi Le Carré 150? C’est un nom adresse, a expliqué Roxanne Genest, puisque le 150 était l’adresse du cinéma Laurier. Le «carré» pour évoquer l’emplacement du futur lieu de diffusion culturelle, sa forme, les quatre «axes» que seront sa salle modulable (entre 350 et 400 personnes), sa salle italienne (entre 500 et 850 places), sa salle de répétition et sa salle d’exposition.

Mme Genest a également précisé que le «carré» faisait référence au plus vaste espace culturel qu’occuperont, au centre-ville, le futur complexe, la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot ainsi que le centre de production théâtrale du Parminou. Pour les connaisseurs, le terme «carré 150» évoquerait aussi un dispositif scénique.

Les références au Laurier, de même que son enseigne, s’installeront dans le bar de l’immeuble, un bar ouvert sur une terrasse.

Diffusion Momentum a investi 30 000 $ pour trouver le nom et l’identité visuelle du lieu de diffusion culturelle. C’est la firme Orange Tango, puis Absolu communications qui, consécutivement, ont été choisies. Le choix du nom a fait l’unanimité tant chez les membres du conseil d’administration de Diffusion Momentum que du côté du conseil municipal de Victoriaville.

On avait élaboré toute une série de critères pour trouver un nom au lieu. On le voulait «distinctif, rassembleur, qui créerait l’adhésion, qui serait intemporel et pas commercial». On avait, d’emblée écarté, certains mots comme «place», «centre», «carrefour», «colisée». On souhaitait aussi qu’il témoigne de l’ouverture du futur lieu à diverses disciplines et à différentes clientèles.

L’annonce du nom sur différents comptes Facebook a provoqué plus de perplexité que d’unanimité, si l’on en croit les commentaires qu’il a suscités.

Une visite des lieux

La conférence de presse a permis à l’architecte Éric Gauthier, de la firme FABG, de proposer une visite «virtuelle» des lieux. Si Diffusion Momentum annonce l’ouverture du Carré 150 en juin 2015, l’architecte demeure prudent. Il dit que les travaux avancent bien, mais qu’il y a discussions avec les sous-traitants pour le béton et l’acier. Il se croise les doigts en disant que jusqu’ici le chantier n’a rencontré aucun os… pas même dans le sous-sol.

Connaissant le long prologue et les essais ratés de Victoriaville pour se doter d’une salle de spectacles professionnels au cours des années, Éric Gauthier promet de faire mieux que ce qui a été fait pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Le Carré 150, a-t-il ajouté, pourra servir de modèle à d’autres salles de spectacles, prétend-il.

Il a présenté les perspectives de toutes les salles du futur lieu, montrant par exemple la salle italienne, compacte et intime, surmontée de deux balcons et tout de bois vêtue. Le bois ornera aussi le hall d’entrée et tout un pan de l’édifice de quatre étages sera fenestré.

500 000 $ à trouver

La campagne de financement pour réunir les 500 000 $ manquants vient à peine de s’amorcer qu’elle a déjà engrangé 177 000 $. Intitulée «Une place pour vous», l’opération prend la forme de la vente de sièges, 500 à raison de 1000 $ chacun.

Président d’honneur de la campagne, le maire Alain Rayes a rappelé que Le Carré 150, un projet de 23,5 millions $ serait payé comptant, la Ville pouvant compter sur des subventions de Québec et d’Ottawa et sur les 4 millions $ que la Ville avait prélevés de ses surplus. Il avait, avec lui, cette lettre officialisant enfin l’octroi des subventions fédérale-provinciale.

Il a rappelé que la livraison de ce projet de complexe culturel avait figuré parmi les raisons pour lesquelles il avait brigué un deuxième mandat à la mairie de Victoriaville. Ce projet lui tenait à cœur. Au début de son premier mandat (en 2009), on lui avait apporté deux caisses de boîtes de documents (études, plans, dessins, etc.) lorsqu’il avait voulu connaître les démarches menées par la Ville de Victoriaville au cours des trente dernières années pour se doter d’une maison de la culture.

Organisé conjointement avec la Chambre de commerce, la présidente Virginie Bonura a parlé du futur lieu de diffusion culturelle comme d’un lieu créateur d’emplois, un levier économique, qui rendra la culture accessible, qui fera rayonner Victoriaville et qui dynamisera le centre-ville.

Payé comptant

23,5 millions $

Le coût du projet

16,02 millions $

Les contributions fédérale et provinciale

4 millions $

La contribution de la Ville de Victoriaville

2,98 millions $

Les contributions privées et publiques régionales

500 000 $

L’objectif de la campagne de financement que vient de lancer Diffusion Momentum

9,5 millions $

Somme allouée à huit entreprises de la région à qui on a confié des contrats à la suite de 12 appels d’offres lancés pour différences facettes du chantier de construction.

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