L’agriculture urbaine, ce n’est pas qu’en grande ville

Marianne Brière

Agronome et enseignante en agriculture urbaine à l'Institut national d'agriculture biologique du Cégep de Victoriaville

L’agriculture urbaine, ce n’est pas qu’en grande ville
(Photo : gracieuseté)

Si vous aviez quelques secondes pour me proposer une définition de l’agriculture urbaine, qu’est-ce vous répondriez? Allez-y, réfléchissez! Vous diriez sûrement quelque chose impliquant le fait de faire de l’agriculture au milieu d’une grande ville, Montréal, par exemple. Vous n’auriez pas tout à fait raison. 

En effet, l’agriculture urbaine correspond au fait d’effectuer des activités agricoles en ville. Cependant, on oublie souvent que l’agriculture en milieu périurbain est de l’agriculture urbaine. En fait, il s’agit essentiellement de faire de l’agriculture en zone non agricole. Elle peut être pratiquée dans une ancienne bâtisse commerciale au cœur d’un village, sur une friche dans un quartier industriel d’une petite localité, sur un terrain en périphérie de la ville (périurbain) enclavé par des quartiers résidentiels. 

Une petite forêt nourricière, des plates-bandes comestibles, un clapier pour y élever quelques lapins pour leur viande ou une ruche au fond de sa cour pour produire son miel, accompagnés d’un aménagement mellifère sont toutes des activités considérées comme de l’agriculture urbaine que vous habitiez un village comme Kingsey Falls ou une ville comme Victoriaville. Ces activités permettent d’augmenter la biodiversité de nos milieux de vie, de servir de ressources aux pollinisateurs, de contribuer à la lutte contre les îlots de chaleur, d’augmenter notre autonomie alimentaire en plus d’être un loisir bénéfique pour la santé mentale et physique.

Attention, chaque municipalité possède une règlementation à laquelle on doit se soumettre. Avant de démarrer un projet d’agriculture urbaine chez vous, prenez le soin de vous renseigner. C’est un conseil d’amie qui vous permettra de vous éviter des tracas. Il est aussi important de préciser que c’est par les demandes citoyennes que les règlements d’urbanisme évoluent et incluent de plus en plus des concepts d’agriculture urbaine.

Devenir une société qui favorise davantage l’autonomie alimentaire peut se faire une cour ou un projet à la fois.

Si jamais vous souhaitez faire de l’agriculture urbaine votre métier, sachez que l’Institut national d’agriculture biologique du Cégep de Victoriaville offre un diplôme d’études collégiales ainsi qu’une attestation d’études collégiales spécialisée en agriculture urbaine.

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