L’abattoir Colbex sur le point d’être démantelé

L’abattoir Colbex sur le point d’être démantelé

Après avoir entendu dire qu’Investissement Québec venait d’accepter l’offre d’un liquidateur des actifs de l’abattoir Colbex, à Sainte-Cyrille-de-Wendover, le député Sébastien Schneeberger a aussitôt parlé au ministre de l’Agriculture Pierre Paradis, vendredi, pour lui demander d’intervenir.

«J’ai appris qu’Investissement Québec a accepté une offre d’un liquidateur, mais que les papiers ne sont pas encore signés officiellement. Avant qu’il ne soit trop tard, il faut que le ministre Paradis intervienne rapidement pour empêcher ça. Sinon, c’en sera fini de l’abattoir», a affirmé le député caquiste.

On sait que 550 producteurs bovins du Québec, réunis sous la Coopérative des bovins d’abattage du Québec, ont soumis un plan de relance «sérieux» pour que l’usine d’abattage de Saint-Cyrille, qui appartient en ce moment au gouvernement du Québec par le truchement de son appareil d’investissement, reprenne du service.

Le plan de relance déposé le printemps dernier n’a jamais été «analysé» par Investissement Québec, comme l’a précisé Paul Doyon, président de la Coopérative des bovins d’abattage du Québec. «C’est ça qui nous choque. On n’a jamais été capable de rencontrer des gens d’Investissement Québec ou du ministère de l’Agriculture. Et voilà qu’on apprend qu’un liquidateur est retenu pour le démantèlement et nous ne savons pas c’est qui. Si on savait c’est qui, on pourrait peut-être négocier quelque chose pour certains actifs. Pour le moment, ni les bâtiments, ni le terrain ne sont vendus. Il reste donc un mince espoir, mais ça prendrait du courage de la part du gouvernement».

Sébastien Schneeberger, de son côté, s’est dit très déçu. «Le ministre Jacques Daoust (ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations), de qui relève Investissement Québec, a une attitude décevante dans ce dossier. On ne peut pas laisser faire le démantèlement de l’abattoir. On manque une belle chance de relancer l’usine. C’est comme si on acceptait que nos vaches de réforme aillent se faire abattre à l’extérieur du Québec, ça n’a pas de sens et je sais que le ministre Paradis est contre ça lui aussi. Il faut agir rapidement et ne pas attendre que ça soit signé, il sera trop tard», a clamé le député de Drummond-Bois-Francs.

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