La voiture hybride que l’on branche… en attendant mieux

Par heleneruel
La voiture hybride que l’on branche… en attendant mieux

VICTORIAVILLE. La voiture de l’avenir? On y est presque, selon Janin Delorme, ingénieur électrique, prof au département de technique du génie électrique du cégep de Victoriaville. Depuis quelques semaines, ravi, il roule à bord d’une Ford CMAX Énergie, une voiture hybride branchable. C’est la technologie de pointe actuelle, affirme-t-il, en attendant la voiture complètement électrique, abordable et ayant une autonomie comparable à la voiture à essence. Quand? Dans 10 ou 15 ans au maximum, croit-il.

C’est un article paru dans La Nouvelle Union concernant la décision de la Ville de Victoriaville d’inscrire ses bornes de recharge au Circuit d’Hydro-Québec qui a fait réagir M. Delorme.

Car, dit-il, il y a beaucoup de méconnaissance à l’égard des voitures hybrides. D’ailleurs, il prédit qu’à plus ou moins long terme disparaîtront les voitures hybrides de première génération (les non branchables). Parce que si elles possèdent l’avantage de régénérer l’énergie perdue dans les freinages en ville, elles n’offrent, sur l’autoroute, aucun bénéfice sur celles à essence, soutient-il.

Les bornes de recharge

Non qu’il conteste l’installation municipale des bornes de recharge par la Ville de Victoriaville, mais il soutient que d’y faire le «plein» n’est pas du tout avantageux.

Pour recharger les piles de sa voiture, il lui faudrait payer 2,50 $, rester garé pendant 3 heures… tout cela pour rouler 33 kilomètres. «À ce compte-là, il serait plus profitable et plus rapide de mettre de l’essence!»

Ces 33 kilomètres auxquels M. Delorme fait allusion, c’est l’autonomie dont il dispose pour rouler sans essence avec sa voiture, le prof résidant à Saint-Christophe-d’Arthabaska et travaillant au CIFIT.

0,40 $ pour le plein!

Tous les soirs, et pendant six heures, il branche sa voiture pour emmagasiner l’énergie dont il a besoin pour ses trajets quotidiens et il lui en coûte exactement 40 sous pour recharger ses batteries. «On peut aussi, pour 1500 $, se doter d’une borne à 240 volts et ainsi prendre la moitié moins de temps pour la recharge.»

Des bornes de recharge gratuites pourraient devenir un «outil de marketing» pour des établissements commerciaux, comme les hôtels ou les restaurants, où la clientèle peut rester un bon moment, croit-il. «On pourrait même en installer dans les milieux de travail.»

Plus encore, si l’on veut développer l’électrification des transports, M. Delorme estime qu’il faudra revoir tout le système des bornes afin que les recharges se fassent plus rapidement.

En attendant la voiture de l’avenir, celle dont les batteries lui permettront de rouler sur plus de 100 kilomètres – et qui sera plus abordable – Janin Delorme apprécie la conduite de son hybride branchable, tout à fait silencieuse, économique et écologique. «En ville, je ne consomme pas d’essence, une conduite verte.»

Sa voiture, il s’en servira même comme d’un outil pédagogique pour ses étudiants en technique de génie électrique, tellement elle recèle matière à enseignements.

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