La vie des Forces armées par alliance

La vie des Forces armées par alliance
Marie-Lucie Poirier (Photo : www.lanouvelle.net)

Marie-Lucie Poirier, celle qui a été désignée comme étant la Mère canadienne cette année dans le cadre des célébrations du jour du Souvenir à Victoriaville, gravite dans l’univers des Forces armées canadiennes depuis la fin de l’adolescence, sans toutefois avoir directement choisi cette vie.

C’est que son premier conjoint, avec qui elle a eu ses trois enfants, était un soldat de métier. Après s’être séparée de lui, Mme Poirier est retombée sous le charme d’un militaire avec qui elle est toujours, mais qui est maintenant retraité. Pour compléter le scénario, son aînée a aussi choisi cette vie.

Ainsi, même si elle n’a jamais voulu s’enrôler personnellement, la femme, qui est aujourd’hui cuisinière dans une résidence pour personnes âgées de Victoriaville, a vécu et vit toujours dans le sillon de l’armée canadienne.

Quand elle a épousé le père de ses enfants, elle savait dans quoi elle s’embarquait en le choisissant. « Alors je me suis impliquée dans le centre de la famille de la base lorsque les enfants ont commencé l’école », se souvient-elle. L’endroit permettait d’obtenir de l’aide et des services pour les familles qui restaient au pays alors que les militaires partaient en mission. Des activités variées y étaient aussi organisées. « C’était une grande famille », se souvient-elle.

Alors que son conjoint était au loin, de son côté, elle s’était donné la mission de tenir la maison et de faire en sorte que les enfants ne souffrent pas de l’absence de leur père.

Elle avait organisé leur vie en fonction des départs et des retours et faisait tout en son possible pour que les choses soient faciles pour sa progéniture. « Je me suis quand même épanouie dans l’environnement des Forces canadiennes. J’ai développé de l’autonomie et j’ai pu aider des gens, ce qui m’a apporté un bonheur incroyable. C’est important de faire quelque chose de sa vie », confie-t-elle.

Puis, après sa séparation, elle avait bien l’intention d’en finir aussi avec l’armée canadienne, mais l’amour étant plus fort que tout, son nouveau et actuel conjoint, Michel Tremblay, était aussi un militaire. Ce dernier est toutefois aujourd’hui retraité, mais toujours actif au sein de la Légion canadienne de Victoriaville, où le couple s’est installé en 2019.

Elle garde encore un lien direct avec les Forces armées puisque sa fille, aujourd’hui âgée de 34 ans, y poursuit sa carrière. « Elle a fait des missions de paix. Je n’aimais pas quand elle partait », admet-elle. Mais il faut dire que Marie-Lucie connaît l’environnement dans lequel son aînée œuvre, en faisant elle-même partie indirectement depuis qu’elle a 17 ans.

Pour la Mère canadienne, les célébrations entourant le jour du Souvenir demeurent très importantes. « Il faut se rappeler les militaires morts au combat, qui ont donné leur vie pour nous et qui ont écrit notre histoire », estime-t-elle. D’ailleurs, lorsqu’elle se rend à la Légion canadienne, elle est toujours impressionnée d’entendre les histoires vécues des militaires retraités qui retrouvent à cet endroit des frères et des sœurs d’arme qui savent par quoi ils sont passés.

Elle demeure toutefois toujours bien émotive lorsqu’elle regarde des films de guerre et est particulièrement sensible à cette guerre qui fait actuellement rage en Ukraine. 

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19 jours

On devrait un jour rende HOMMAGE aux Femmes et Hommes qui ont eu une carrière militaire dans la Légion Canadienne du comté d’Arthabaska. ( Légion Canadienne local 86 Arthabaska ) ?