La Chambre de la sécurité financière en tournée dans la région

La Chambre de la sécurité financière en tournée dans la région
Me Marie Elaine Farley, présidente de la CSF, était de passage à Victoriaville, jeudi avant-midi. (Photo : www.lanouvelle.net)

La présidente de la Chambre de la sécurité financière (CSF), Me Marie Elaine Farley, a fait une halte à l’Hôtel Le Victorin de Victoriaville pour y rencontrer, en matinée jeudi, une cinquantaine de membres à l’occasion d’une tournée régionale de consultations.

« Le Québec est hétéroclite. Il y a des besoins particuliers tant pour les consommateurs que pour nos conseillers encadrés par la Chambre. C’est important de venir à leur rencontre pour leur partager les outils qu’on développe, leur parler des sondages réalisés, mais aussi pour les consulter sur leurs besoins, sur ce qu’ils vivent en région et voir comment on peut les soutenir davantage dans leurs obligations, explique la présidente à la tête d’une organisation regroupant 32 000 conseillers au Québec.

Les besoins, souligne-t-elle, varient en fonction des régions. Par exemple, un agriculteur n’éprouvera pas le même besoin qu’un autre. « C’est important le service dans les régions, le service par les gens de la région, estime la présidente. Selon moi, un conseiller qui vient de la région fait plein de sens, car il est le mieux placé pour comprendre les besoins des consommateurs. »

En visitant les régions, la CSF prend le pouls de ce qu’y se passe et présente des outils de formation adaptés.

La mission

La Chambre de la sécurité financière a pour mission d’assurer la protection du public et elle le fait en veillant à la formation continue obligatoire et par l’encadrement des pratiques professionnelles de ses membres. « Un conseiller, un planificateur financier, ceux qui voient à l’épargne, à la retraite, à l’assurance-vie des Québécois, ils ont des obligations très strictes et doivent être encadrés par un organisme comme nous », précise la présidente en entrevue avec le www.lanouvelle.net.

Ne s’improvise pas conseiller qui veut. Un conseiller doit avoir les compétences, la formation, détenir un permis et avoir reçu l’aval de l’Autorité des marchés financiers. Les conseillers doivent être membres de la CSF.

« Les membres ont donc un organisme professionnel qui veille à leur éthique. Sinon, on a un syndic, un comité de discipline et en cas de non-respect des obligations, on peut leur retirer leur permis », indique Me Marie Elaine Farley.

Le choix d’un conseiller, note-t-elle, repose sur la confiance. « La relation humaine est tellement importante entre un conseiller et son client. La première chose, la base d’une bonne relation avec un conseiller ou un planificateur financier, c’est de bien se sentir avec lui. Tout repose sur la confiance. C’est important que le conseiller puisse voir les besoins de son client et de comprendre ce qui motive ses rêves et sa réalité pour bien lui proposer des stratégies », expose Me Farley.

Les clients, parfois des gens timides et gênés, ne doivent pourtant pas hésiter à poser des questions à leur conseiller. « Il faut poser les questions et voir l’écoute du conseiller envers nos besoins. À la base, le consommateur a des rêves, il a envie d’atteindre des objectifs. Pour cela, il doit se sentir écouté, compris. Le conseiller a l’obligation de répondre aux besoins du client, de veiller à son meilleur intérêt », insiste la présidente. 

Inquiétudes exprimées

Le contexte actuel avec l’inflation et la hausse du coût de la vie mène à des inquiétudes dans la population. « On constate plus d’anxiété financière en raison de la situation économique, mais ce qu’on doit comprendre, c’est que la Chambre souhaite prévenir et informer pour que ses membres soient plus alertes et capables d’anticiper les préoccupations de leurs clients.

« Avec la pandémie, signale Me Farley, les gens se sont posé beaucoup de questions, s’interrogeant à savoir notamment s’ils étaient eux-mêmes et leur famille bien protégés ou encore s’ils anticipaient toujours de prendre leur retraite à tel âge. »

Un sondage commandé par ÉducÉpargne et la SCF a révélé que 85% des répondants se disent assez ou très préoccupés par la situation économique actuelle. Pour plus de la moitié des gens, 55%, cette préoccupation se traduit par des modifications de comportements en lien avec leurs finances personnelles, comme le fait de cesser d’épargner.

La dynamique financière des couples a aussi été sondée. « Les résultats montrent que 90% des gens sont à l’aise de parler d’argent en couple, mais 74% des gens ne parlent pas des conséquences financières lors d’une séparation.

Je pense que c’est important que les conseillers et la population le sachent. Quand ça va moins bien, on est moins enclin à parler d’argent. C’est mieux d’aborder et de régler les choses quand ça va bien », plaide la présidente de la SCF.

Le sondage indique aussi que l’épargne pour la retraite se fait principalement de façon individuelle. C’est le cas de 46% des répondants.

Un élément anecdotique, par ailleurs, plus du quart des Québécois en couple (27%) avoue mettre de l’argent de côté à l’insu de leur conjoint, un comportement beaucoup plus fréquent (56%) chez les personnes qui ont une très grande aisance financière.

Enfin, après Victoriaville, la présidente de la Chambre de la sécurité financière poursuivra sa tournée du Québec en se rendant à Trois-Rivières la semaine prochaine, puis visitera d’autres régions en 2023.

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