Il fait son chemin… le «Chemin de Saint-Rémi»

HAM-NORD. Louise Bourgeois et Stéphane Pinel, les deux promoteurs du «Chemin de Saint-Rémi», ont repris, mardi, le bâton du pèlerin pour marcher, de nouveau, les 800 km du chemin qu’ils préparent depuis un bon moment, un parcours qui s’élance de Saint-Adrien dans la MRC des Sources jusqu’à Sainte-Florence dans la vallée de la Matapédia.

Mercredi matin, Louise et Stéphane, de passage à Ham-Nord, ont marché quelques kilomètres avec des enfants de l’école primaire.

Les promoteurs prévoient l’ouverture officielle du «Chemin de Saint-Rémi» à l’été 2015.

«Le chemin part de Saint-Adrien et se rend jusqu’à Sainte-Florence, un trajet de 800 km qui se fait dans le Haut-Pays, un parcours rural, accessible quatre saisons en empruntant les chemins et les rangs de campagne pour découvrir ce beau pays», a indiqué Stéphane Pinel.

«Et pour nous, a ajouté Louise Bourgeois, les bottines doivent suivre les babines. Ainsi, quand on dit que le trajet se fera aussi en hiver, il fallait l’essayer. Nous l’avons marché durant 53 jours en hiver. En même temps, c’était notre façon d’aller demander aux villages s’ils voulaient recevoir des marcheurs. Et l’accueil a été super favorable.»

Les deux promoteurs ont donc repris la route, mardi. «On refait le chemin pendant 55 jours. Chaque soir (comme c’était le cas, mardi, à Saint-Adrien), nous rencontrons les citoyens pour voir au niveau de la réfection qu’ils devaient faire cet été sur les infrastructures et s’informer sur l’accueil éventuel qu’ils pourraient offrir aux marcheurs», a expliqué Stéphane Pinel.

La marche, constatent-ils, connaît un engouement. «Il y a une tendance à la marche, on le voit aussi dans les revues, a confié Louise Bourgeois. On connaît beaucoup la randonnée pédestre, mais on connaît peu la randonnée, la marche longue durée. Nous, avec notre expertise, nous souhaitons faire aimer marcher longtemps au Québec. Et le parcours qu’on propose comporte 56 villages. Voilà pourquoi on marche 55 jours.»

Le trajet proposé représente des marches longues durées d’environ 12 à 15 km par jour, ce qui correspond à la distance moyenne entre chacun des villages.

L’idée d’un chemin, genre Compostelle au Québec, revient à Louise, une marcheuse de Compostelle, justement. «Je l’ai fait quatre fois, le chemin de Compostelle. Et quand j’ai trouvé le village de Saint-Adrien pour établir le projet, j’ai ensuite rencontré Stéphane en lui parlant de ce projet un peu fou de lancer un chemin au Québec», a-t-elle souligné.

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