Entre sécurité et liberté : le criminologue Maurice Cusson partage son point de vue

Par Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
Entre sécurité et liberté : le criminologue Maurice Cusson partage son point de vue
(Photo : Archives)

Le contexte unique dans l’histoire récente de l’humanité que provoque la pandémie amène son lot de réflexions et de questions qui peuvent sembler sans réponses. Bien qu’écrit avant la crise actuelle, le plus récent ouvrage publié chez Septentrion du criminologue de renom Maurice Cusson amène un point de vue pertinent sur la façon de concilier sécurité et liberté au temps de la COVID-19.

«Le principe général que je reprends à mon compte dans mon livre intitulé Sécurité, liberté et criminalité est celui-ci : chacun doit éviter de causer des préjudices à autrui, car si on le fait, on s’en prend à sa personne, à sa santé, à sa sécurité. Et même, on porte atteinte à sa liberté de vivre en santé. Selon cette logique, ne pas porter de masque sous prétexte de liberté, c’est exposer autrui à se faire contaminer donc c’est menacer la sécurité et la santé d’autrui», explique d’entrée de jeu le criminologue ayant déjà reçu le prix du Gouverneur général du Canada pour son livre Le Contrôle social du crime.

«Il est vrai qu’en temps normal, tout le monde profite de la liberté de vivre à visage découvert. Mais l’obligation de porter un masque représente une limitation légère à la liberté pour un enjeu bien plus grand : le respect de la santé et de la sécurité du plus grand nombre. Avec la pandémie, si je suis infecté et que je fais fi de toute précaution, je risque de contaminer un nombre indéterminé de personnes parmi lesquelles quelques-unes pourraient mourir. Je me dois donc de porter un masque, de garder mes distances, de me laver les mains, etc. Il s’agit donc d’une mesure qui représente une conciliation raisonnable et modérée entre la sécurité et la liberté», justifie Maurice Cusson qui précise cependant que selon ce même principe de conciliation, les autorités devraient imposer des précautions qui briment le moins possible la liberté.

«Par exemple, plutôt que d’imposer le confinement ou d’obliger les restaurants à fermer, les autorités pourraient leur demander qu’ils établissent des distances entre les tables, que les serveurs soient masqués, que l’on dresse des barrières vitrées sur les comptoirs, etc. Dans le même esprit, les autorités devraient préférer la mesure la moins contraignante et la moins sévère possible», conclut l’universitaire.

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denis richard
denis richard
4 mois

Bonjour M. Cusson, j’ai vu votre page dans le journal et voici LA SOLUTION que je propose contre la violence armée. J’aimerais préciser que je suis écrivain, et que j’étudie tout ce qui concerne la société depuis plus de 20 ans. Dans mon livre écris en 2003, je propose l’ABOLITION de l’argent et du troc de la planète dans un système idéal, car la moralité proposée y est exemplaire. Je propose L’INTERDICTION de posséder une arme à feu à la maison, sous peine de 2 ans de prison si vous êtes pris en possession. Cette proposition a d’excellents arguments afin d’être acceptée et afin D’ÉLIMINER les tueries. Analysons ma proposition. Je précise qu’un GPS doit être placé dans la crosse DE TOUTES LES ARMES qui existent, afin d’être certain de ne pas en perdre. Donc le besoin d’une arme à feu devraient être simple, i.e. pour la période de chasse. En période hors de la chasse, nous n’avons aucune raison d’en posséder une en permanence, sauf pour de mauvaises intentions. Pour tuer ou se défendre d’une attaque ou d’un vol chez vous. Faux. Un teaser ferait le travail et ne tuerait personne. Il y a aussi ceux qui font du tir à la cible ou aux stands de tirs. Voilà pourquoi je propose que les armes soient entreposer aux divers stands de tirs, là ou les chasseurs pourront emprunter toutes les armes qu’ils veulent pour la chasse, et là ou les armes y reviendront après la chasse. Ainsi personne n’est perdant et mieux encore, nous ferions preuve DE MORALITÉ dans cette décision. Les chasseurs sont comblés, les tireurs à la cible sont comblés, les meurtres diminuent sans aucun doute et la peur d’être victime d’une tuerie diminue aussi. Pensez-y, la possession d’armes doit être INTERDITE, sinon JAMAIS LES MEURTRES NE CESSERONT. Je suis curieux de savoir les raisons de ceux qui sont contre ma proposition.