Emrick Couture-Picard veut restructurer le marché interrégional du transport et de l’enfouissement des déchets

Communiqué

Emrick Couture-Picard veut restructurer le marché interrégional du transport et de l’enfouissement des déchets
Emrick Couture-Picard (Photo : gracieuseté)

Emrick Couture-Picard, candidat du Parti québécois dans Drummond-Bois-Francs, souhaite une restructuration complète de la collecte, du transport et de l’enfouissement des matières résiduelles au Centre-du-Québec. 

Il croit pouvoir rediriger une partie des déchets enfouis à Saint-Nicéphore vers Saint-Rosaire. « Le lieu d’enfouissement déborde parce qu’on y importe des déchets de l’Estrie et de la Montérégie. Le gouvernement y a d’ailleurs illégalement décrété un agrandissement malgré la volonté contraire de la communauté locale et de la Ville. À court terme, travaillons avec tous les acteurs impliqués pour rediriger le plus de déchets possible vers le lieu d’enfouissement de Saint-Rosaire, qui cherche justement à augmenter son tonnage de déchets. Aidons en parallèle le lieu d’enfouissement de Saint-Nicéphore à optimiser ses installations afin d’améliorer le triage et la valorisation des matières résiduelles, tout en le dotant d’installations de production de biogaz et d’incinération. » 

La CAQ rétorque cependant que le site de Saint-Rosaire est mal géré, citant de nombreuses infractions environnementales. Plutôt qu’une raison de ne pas aller dans cette direction, le directeur général et greffier-trésorier de la Municipalité de Notre-Dame-de-Ham croit qu’il s’agit d’une raison de plus de travailler farouchement en ce sens. « Gesterra, détenue à 51% par la MRC d’Arthabaska et à 49% par Gaudreau environnement éprouve effectivement des difficultés de gestion. On s’était doté d’un partenariat public-privé avec des avantages compétitifs inclus dans l’encadrement législatif et on le laisse actuellement sombrer dans ses propres problèmes. Au lieu de simplement donner des amendes environnementales, notre gouvernement accompagnera l’entreprise dans l’amélioration de sa gestion. L’augmentation du tonnage de déchets l’aidera notamment à améliorer le lieu d’enfouissement technique pour se mettre à niveau. » 

Pour y arriver, le candidat croit qu’il faut utiliser l’accompagnement entrepreneurial et modifier le cadre législatif qui donne un monopole de la gestion des matières résiduelles sur le territoire de la MRC d’Arthabaska à Gesterra. « Notre nouveau ministère du Développement régional débloquera des ressources humaines et financières pour aider Gesterra et Waste Management à mettre leurs sites à niveau, innover et développer une synergie économique permettant l’atteinte de nos cibles environnementales et climatiques. Nous travaillerons de concert avec les acteurs privés et publics afin d’ajuster l’encadrement législatif de ce marché dans le but de le libéraliser et d’enlever le monopole de Gesterra dans la MRC d’Arthabaska, pour créer un meilleur réseau de collecte et de transport. Nous ajouterons de nouveaux administrateurs réservés pour les petites municipalités rurales au conseil d’administration et nous imposerons des obligations de transparence financière envers la MRC et les municipalités. Le droit de contracter de gré à gré sera préservé, afin de maintenir cet avantage comparatif », explique M. Couture-Picard. 

La proposition promet de chambouler fondamentalement l’ensemble de la gestion des matières résiduelles au Centre-du-Québec, en Estrie et en Montérégie. Le jeune politologue dit s’inspirer du modèle suédois. « On vise en quelque sorte à faire comme le modèle suédois. On va donner un grand coup de barre à ce secteur économique afin de le forcer à se restructurer, à se libéraliser davantage, et on va maintenir en place un partenariat public-privé important. Avec l’aide du gouvernement provincial, cette offre publique privée jouera le rôle de stabilisation des prix et de la qualité, offrant un service accessible et stable, sans pour autant détenir de monopole. Les compétiteurs privés devront donc naviguer dans cette fourchette de prix et de qualité. » 

La proposition ne permettant pas d’enrayer la problématique provinciale que constitue la gestion des matières résiduelles, le péquiste croit qu’il faudra aller beaucoup plus loin à moyen et long terme. « Au Parti québécois, on souhaite également faire de l’économie circulaire un principe central du développement pour atteindre un objectif de diminution des déchets. On mettra notamment en place une politique environnementale autour du concept d’économie circulaire pour lutter contre l’obsolescence programmée, améliorer le recyclage et créer des circuits courts de production-consommation. Les redevances d’enfouissement seront également augmentées afin d’encourager les investissements dans le recyclage, la réutilisation et la valorisation des matières résiduelles. »

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