Des bâtisseurs qui immortalisent leurs souvenirs

Des bâtisseurs qui immortalisent leurs souvenirs
La parole à nos pionniers de Plessisville : Sur la photo, le maire de la Ville de Plessisville, Pierre Fortier, en présence de Raymond Bellavance, Claude Bolduc, Sonia Lessard (pour son père Gérard) et de Marie-Josée Dubois, présidente de la Société d’histoire de Plessisville. (Photo : www.lanouvelle.net)

Cinq nouveaux reportages ont été réalisés au cours de la dernière année auprès d’aînés inspirants dans le cadre du projet « Mémoire vivante » de la Société d’histoire de Plessisville. Claude Bolduc, Jacques Gagnon, Raymond Bellavance, Gérard Lessard et Irène Béliveau Breton sont les cinq bâtisseurs qui ont généreusement accepté d’immortaliser leurs souvenirs devant la caméra.

La Société d’histoire et la Ville de Plessisville, qui est collaboratrice dans ce projet, ont profité d’une courte cérémonie tenue dans les locaux de la Société d’histoire au 2e étage de la bibliothèque Linette-Jutras-Laperle afin de remettre à ces témoins actifs de l’évolution de la ville, au fil des décennies, un certificat honorifique et une copie de leur reportage que l’on peut visionner sur la page YouTube de la Télévision communautaire de L’Érable.

« Avec Mémoire vivante, ce sont les aînés eux-mêmes qui viennent se raconter. Ils méritent bien cet espace dans notre page d’histoire de Plessisville », a précisé à cette occasion la présidente de la Société d’histoire de Plessisville, Marie-Josée Dubois. « À travers leurs anecdotes et leur vécu, c’est tout le développement de Plessisville et de la région de L’Érable qui est raconté. »

Le maire de la Ville de Plessisville, Pierre Fortier, a pour sa part salué le travail des bénévoles qui oeuvrent à la Société d’histoire et remercié chaleureusement les aînés qui ont participé au projet. « Redécouvrir Plessisville à travers votre regard est un grand privilège. Merci de nous avoir fait cadeau de vos souvenirs et de nous faire réaliser à quel point les Plessisvillois partagent une belle histoire. Je suis très touché d’être en présence de personnes telles que vous. Vos capsules m’ont beaucoup inspiré. »

M. Fortier a laissé entendre qu’il était important que la Société d’histoire poursuive cette belle initiative pour laisser des traces à nos familles et à toute notre communauté. « Mon père, qui avait une mémoire extraordinaire, aurait été un bon candidat pour réaliser ce genre de capsules. Mis à part ce qu’il nous a communiqué (à la famille), il n’a pas eu cette chance de pouvoir nous transmettre « plus » de sa mémoire. »

Rappelons que le projet « Mémoire vivante » a été mis sur pied en 2018 et a comme objectif de faire ressortir toute la richesse léguée par nos aînés. « Le but est d’aller à la rencontre de bâtisseurs, de faire appel à leur mémoire et à leur capacité de relater leur histoire, leur vécu, leurs souvenirs, mais surtout donner la chance à leurs descendants de voir et d’entendre que la vie de leurs ancêtres a été plus ardue et bien différente de notre vie d’aujourd’hui », a conclu Mme Dubois.

Jusqu’à maintenant, 15 reportages ont été réalisés et quatre autres seront réalisés au cours des prochaines semaines pour être présentés à la population à l’automne 2022.

Notons que les citoyens sont invités à explorer leur passé en visitant les locaux de la Société d’histoire sur ses heures d’ouverture, les mardis après-midi de 13 h 30 à 16 h.

 

Regard sur les cinq pionniers

 

Irène Béliveau Breton s’est investie dans son rôle d’épouse et de mère de famille en étant active dans des comités de parents et dans des associations. De par son implication, elle a suivi des formations, a été animatrice dans le programme « Nouveau départ » pour améliorer les conditions des femmes au foyer. Elle a fondé le Centre d’action bénévole (CAB) et a mis sur pied la popote volante devenue la popote roulante. Elle a reçu le prix Forand-Rousseau pour l’importance de son engagement social et communautaire. Elle a suivi des cours à l’Université Laval pour l’écriture en prévision d’écrire un livre mais au total, elle en a publié trois.

Claude Bolduc a été professeur au Collège classique des Pères de Sainte-Croix pour ensuite faire la transition vers la polyvalente qui fête cette année ses 50 ans d’histoire. De par son implication, il a été administrateur à la Caisse populaire plusieurs années, a dirigé la chorale des Vieux Chalets pendant 20 ans et fait toujours partie de la Chorale de l’église Saint-Calixte depuis près de 60 ans.

Jacques Gagnon a été très impliqué dans son milieu. Il a été actif comme commissaire d’école pendant plus de 20 ans, dans l’organisation du Festival de l’érable, a été le plus bel homme de Plessisville et a été propriétaire de la Cabane 4-7. Il a fait partie de la chorale de l’église Saint-Calixte pendant plusieurs années, et en plus, il a chanté le Minuit, chrétiens pendant 62 ans.

Plusieurs années, Raymond Bellavance a été propriétaire du garage « Les Pneus P.R ». Il s’est impliqué dans les tous débuts du Mont Apic et y a été actif plusieurs années. Il a fait partie de l’Union Musicale, la plus ancienne fanfare du Canada qui fête cette année ses 150 ans d’existence.

Pour Gérard Lessard, un nouvel emploi à la Forano l’attire à Plessisville. Ensuite, il se part en affaires avec son imprimerie « Publicité LVL » pendant 17 ans. Il a fait partie de plusieurs associations des gens d’affaires (Club Richelieu), de la jeunesse (Club Optimiste et les Cadets de l’air), Festival de l’érable, et même à la retraite, il continue de faire du bénévolat dans sa communauté.

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