CSSS : moins de cadres que presque partout ailleurs

Par heleneruel
CSSS : moins de cadres que presque partout ailleurs
Exceptionnellement et en raison des travaux à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska

VICTORIAVILLE. Pour la proportion de ses cadres, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaska-et-de-L’Érable se situerait au 85e rang des 92 établissements québécois. Avec un taux d’encadrement de 3,73%, il se classerait au dernier rang des 12 établissements de la région Mauricie/Centre-du-Québec.

Le directeur général Claude Charland soutient que l’établissement peut s’en vanter, mais que, à l’inverse, la pression est énorme sur les cadres. Le taux d’encadrement aurait même diminué par rapport à l’an dernier, alors qu’il se situait à 3,94% à cette époque.

Ces statistiques émanent du rapport annuel de l’établissement, document d’une centaine de pages dont les faits saillants ont été présentés aux membres du conseil d’administration.

Le directeur général en a conclu que l’établissement était en santé malgré le grand nombre de changements auxquels il se confrontait, parlant des politiques, règlements, procédures. Il a insisté sur la collaboration de tous les personnels, disant qu’elle contribuait à faire du CSSS d’Arthabaska-et-de-L’Érable un modèle à plusieurs points de vue pour d’autres organisations.

Il a rappelé qu’Agrément Canada avait alloué une note de 94,4% à l’établissement malgré un achalandage accru à plusieurs unités.

Parmi les statistiques mises en lumière par le directeur général, il y a celles concernant le nombre de procédures dans les laboratoires, 1 585 184 en une année, Agrément Canada ayant octroyé une note de 92% dans ce domaine.

Grâce, entre autres, aux budgets supplémentaires alloués, le CSSS a pu augmenter de 312% ses heures de services à domicile. Le nombre de chirurgies majeures (nécessitant une hospitalisation) a augmenté de 2,8% ce qui explique la réduction de 4,6% des chirurgies d’un jour. En santé mentale, l’achalandage s’est aussi accru, 632 personnes ayant consulté.

Les «défis» de la vaccination

Dans certains cas, le CSSS considère toutefois qu’il a des défis à relever, par exemple, en matière de vaccination.

Jean-François Bussières ne saurait expliquer pourquoi, mais sur le territoire du CSSS d’ici on vaccine moins qu’ailleurs dans la région, qu’il s’agisse des enfants, des adultes ou des travailleurs de la santé.

Il n’y a que chez les résidents des centres d’hébergement où la couverture vaccinale est un peu plus importante au CSSS d’ici qu’ailleurs en région. En 2013-2014, on a vacciné 90% des hébergés, comparativement à la moyenne régionale de 88%.

Chez les travailleurs de la santé, seulement 34,8% se font vacciner, comparativement à 38,2% au régional (46,9% à Drummond, 44,5% à Shawinigan).

En réponse à une question d’un administrateur sur les raisons pour lesquelles le personnel d’ici relevait moins la manche qu’ailleurs pour le vaccin antigrippal, M. Bussières a dit qu’il ne savait pas. «Mais on sait qu’il faut créer un effet d’entraînement.» Eh oui, a répondu le directeur général, il se fait lui-même vacciner contre la grippe.

Chez les petits de 6 à 23 mois, le taux de couverture vaccinale est, ici, deux fois moins élevé qu’en moyenne au régional (8,52% comparativement à 16,32%).

Quelques données

3,4 pour 10 000 jours-présence

Le taux d’infections nosocomiales en 2013-2014, le taux le plus bas depuis huit ans.

934 000 $

La réduction des dépenses administratives consécutives à la Loi 100.

570 000 $

Les économies réalisées grâce à la révision des contrats d’approvisionnement.

273 624 $

L’excédent des revenus sur les dépenses, ce qui représente 0,2% du budget de 163 millions $ du CSSS d’Arthabaska-et-de-L’Érable.

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