Cégep de Victoriaville : l’ère est aux politiques

Par heleneruel

VICTORIAVILLE. L’assemblée ordinaire du conseil d’administration du cégep de Victoriaville a été marquée par l’adoption de plusieurs politiques. Une pour gérer les litiges pédagogiques, une autre pour éviter les conflits d’intérêts en recherche, une troisième pour s’assurer de l’intégrité en recherche.

Et, bientôt, le Cégep se dotera d’une politique d’éthique en matière d’utilisation d’animaux en enseignement, l’avis de motion ayant été donné lors de la réunion.

Le conseiller à la recherche, Hicham Semmaoui, en a présenté les grandes lignes aux membres du conseil d’administration. Le projet de politique fera l’objet de consultations auprès des syndicats, particulièrement celui des enseignants puisque ce sont eux qui, le plus souvent, auront à composer avec les termes de cette politique. Le département d’agriculture est particulièrement concerné alors qu’enseignants et collégiens fréquentent des fermes d’élevage.

M. Semmaoui a expliqué que l’adoption d’une telle politique et la formation d’un comité local de protection des animaux avaient été rendues nécessaires afin que le Cégep puisse conserver son admissibilité à des programmes de subventions du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Le CETAB+ en a bénéficié au cours des dernières années.

Une première étape a été franchie, le Conseil canadien de la protection des animaux ayant délivré un premier certificat au Cégep. En mars 2015, le Conseil déléguera ses visiteurs pour s’assurer que les animaux utilisés pour l’enseignement ne soient pas maltraités.

On recrute… ou pas?

Dans le contexte budgétaire actuel, trop «volatil», comme l’a dépeint le directeur général Vincent Guay, on ne sait pas exactement qui succédera à Jacques Blanchette qui dirigeait à la fois EQMBO-Entreprises et le service de formation continue. M. Blanchette a quitté le Cégep pour la retraite en juillet dernier.

«On est mode réflexif intensif», a dit M. Guay, qui assume les fonctions de M. Blanchette de façon intérimaire.

Chaque fois qu’un poste se libère, il faut analyser la situation, explique-t-il, se demander si on maintient le poste tel qu’il était, si on le remanie, s’il y a moyen de faire autrement.

Dans le cas du congé de maternité de la directrice des ressources humaines, Mélanie Bélanger, le Cégep a opté pour un remplacement à trois jours par semaine et c’est le retraité Jean Lefebvre, ex-directeur général du cégep d’Alma qui occupera cette fonction pour une année.

Parlant compressions

Le Cégep s’attend à d’autres compressions, gels d’embauches ou d’effectifs planant dans les projets du gouvernement.

Déjà, l’institution victoriavilloise a pratiqué des coupes dans son budget… avant même que Québec ne lui en impose.

La coupe effective de 303 045 $ a été, finalement, moins importante que celle qu’on avait pratiquée lors de l’adoption du budget en juin. À ce moment, on avait confectionné un budget de 26 millions $ déficitaire de 115 000 $, la compression projetée ayant été chiffrée à 488 000 $.

La compression moindre laissait un excédent de 72 000 $ sur les prévisions. Au net, parce que Québec exige que les cégeps paient leur dette, celui de Victoriaville pourrait se retrouver avec un déficit de 160 000 $, ayant épongé une dette de 220 000 $.

Parlera-t-on de compressions lorsque les autorités collégiales rencontreront le ministre Bolduc le 2 octobre? Vincent Guay souhaite présenter le Cégep sous ses plus «beaux atours» au ministre, lui faire voir les «particularités» du collège d’ici, doté de trois centres de recherches (École nationale du meuble et de l’ébénisterie, CISA et CETAB+).

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