Canneberges Québec en mode développement à Saint-Louis-de-Blandford

Saint-Louis-de-Blandford ne l’a pas volé son titre de capitale nationale de la canneberge. Un nouvel investissement le démontre : Canneberges Québec vient d’inaugurer, jeudi, sa nouvelle usine de la route 165 au coût de 750 000 $. Ces installations permettent le traitement de 10 000 livres de canneberges à l’heure.

Le bâtiment, d’une superficie de 7 800 pieds carrés, dispose d’équipements à la fine pointe technologique, dont une trieuse optique et un système d’emballage double pour les coquilles «clamshell» en plastique et les sacs.

«Il s’agit d’un investissement privé sans aucune aide extérieure. Nous sommes fiers d’ouvrir cette usine axée sur les fruits frais», a indiqué Patrick Bédard, producteur et copropriétaire avec son père Denis.

Leur entreprise Canneberges Québec a la certification Canada GAP. «Il s’agit d’une certification au niveau sanitaire, sécuritaire et de la traçabilité. Notre usine ne traitera que des fruits provenant de producteurs certifiés Canada GAP, des fruits provenant majoritairement de notre ferme», a expliqué le copropriétaire qui n’a pas manqué de rappeler les bienfaits de la canneberge sur la santé, ce petit fruit pouvant jouer un rôle dans la prévention des maladies liées à la vieillesse, des infections urinaires, du cancer en plus d’agir pour le bon cholestérol.

La nouvelle usine ne s’adonnera pas à des activités de transformation. «Il s’agit d’une usine pour traiter les fruits frais, non transformés, nettoyés pour qu’ils respectent toutes les normes et emballés sur place. On met véritablement l’accent sur les fruits frais. Notre objectif ne vise pas la transformation», a précisé Patrick Bédard.

Avec sa nouvelle infrastructure, l’entreprise veut permettre aux consommateurs d’obtenir des fruits frais acheminés dans les grandes chaînes d’épicerie. «Nos fruits se retrouvent présentement au Québec et en Ontario. Nous avons des contrats avec trois grandes chaînes au Québec tant dans les canneberges conventionnelles que biologiques», a fait savoir M. Bédard.

Mais Canneberges Québec tente aussi une première percée en Europe. «Nous allons expédier un conteneur représentant 30 000 livres de canneberges en France. On envoie le produit en vrac. Il sera emballé là-bas. On verra ensuite leurs exigences, leurs besoins. On ne sait pas où cela peut s’arrêter, a souligné le copropriétaire. Chose certaine, nous tenons à prendre notre temps, à faire les choses comme il faut, comme nous l’avons fait avec les fruits frais.»

La nouvelle usine génère des impacts positifs pour le personnel de l’entreprise. «Nous employons une dizaine de personnes qui verront le prolongement de trois mois de leur période d’emploi qui passera de six mois à presque dix mois. Nous souhaitons en venir à les employer à l’année», a confié Patrick Bédard.

Des projets d’expansion

Avec ses 220 acres de production, Canneberges Québec produit annuellement quelque six millions de livres de canneberges.

«Cette année, du côté des fruits frais, on s’attend à une production de près d’un million de livres. Mais on ne veut pas s’arrêter là, a souligné le copropriétaire. Nous voulons, dans un avenir rapproché, atteindre 100% de notre production en fruits frais. Notre usine, nous pouvons l’agrandir tant qu’on veut, l’espace ne manque pas.»

L’entreprise pourra encore développer, sur ses terrains, une trentaine d’acres pour la production de canneberges, ce qui représente des investissements importants. «Un acre représente entre 40 000 $ et 50 000 $ d’investissements. Il vaut cependant la peine d’amener une certaine diversification pour, notamment, faire face à certaines maladies qui peuvent survenir», a fait remarquer Patrick Bédard.

Canneberges Québec prépare actuellement une dizaine d’acres. «Nous sommes en train de faire un nouveau champ avec de nouvelles variétés adaptées aux fruits frais», a-t-il mentionné.

L’entreprise développera encore une dizaine d’acres l’an prochain et une dizaine d’autres l’année suivante, après quoi, ce sera terminé à Saint-Louis. Canneberges Québec devra trouver un nouveau filon. «On a fait des recherches, a confirmé Patrick Bédard. Nous avons acheté une terre dans la région Centre-du-Québec. La superficie ne permet pas cependant la culture de la canneberge. Nous regardons la possibilité d’acquérir les terrains voisins, ce qui porterait la superficie à 700 ou 800 acres. Nous pourrions alors entreprendre la production.»

Des réactions

Le maire de Saint-Louis-de-Blandford, Gilles Marchand, a tenu à féliciter l’entreprise pour cet investissement majeur.

«Félicitations pour votre audace et votre dynamisme. Votre projet contribue au développement économique de Saint-Louis-de-Blandford, mais aussi de tout le pays. Bon succès», a-t-il lancé.

Pour le préfet de la MRC d’Arthabaska et vice-président de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec, Lionel Fréchette, la qualité et l’expertise des dirigeants et des employés rendent possible le développement économique. «Ce projet générera des retombées importantes pour la MRC et la région du Centre-du-Québec. Un projet qui aidera la région à se faire valoir, à acquérir une notoriété sur la scène internationale», a-t-il signalé.

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