50 familles frappent en vain à la porte de la MRC

Par heleneruel
50 familles frappent en vain à la porte de la MRC
Frédérick Michaud et le préfet de la MRC d’Arthabaska

VICTORIAVILLE. L’hiver approche et la MRC ne dispose toujours pas d’argent pour répondre aux besoins des propriétaires à faibles revenus ayant besoin d’un coup de pouce pour entreprendre des travaux à leur maison. Une vingtaine des 50 propriétaires sur la liste d’attente de la MRC veulent adapter leur résidence à la condition d’une personne handicapée ou en perte d’autonomie.

À sa séance régulière, le conseil des maires de la MRC d’Arthabaska a décidé de s’adresser au gouvernement du Québec afin qu’il alloue ses crédits pour les programmes RénoVillage, réparation d’urgence, adaptation de domicile et pour le programme de logement pour les aînés autonomes.

Dans le cas de Rénovillage, programme qu’elle administre, la MRC n’a encore rien reçu du gouvernement du Québec, alors que 26 familles pourraient être admissibles.

Entre 2008 et 2012, annuellement, Québec octroyait une enveloppe de 300 000 $ à la MRC pour dispenser ce programme. L’an dernier, pour 2013-2014, ce budget avait été coupé de moitié.

Le directeur général, Frédérick Michaud, explique que cette coupe avait été pratiquée parce que, débordé par la gestion des cours d’eau, son personnel n’avait pu livrer les services du programme RénoVillage. Québec avait alors octroyé à la MRC une enveloppe équivalente à celle que la MRC avait utilisée.

Cette coupe se justifiait, admet M. Michaud. Mais cette année, avec zéro crédit dans l’enveloppe de RénoVillage et la perspective d’une autre réduction de 50%, la MRC s’inquiète pour le sort des familles de son territoire.

M. Michaud dit que tout en comprenant l’«effort collectif» demandé par Québec à tous les secteurs, il ne faudrait pas perdre de vue que ces programmes de rénovation et d’adaptation s’adressent aux familles les plus démunies.

«Que, pour cette année, Québec nous accorde au moins les crédits qu’il nous allouait l’an dernier», résume le directeur général de la MRC.

Il en va de la santé et de la sécurité des personnes. Des «drames humains» se jouent pour des familles à faibles revenus, qui, en raison d’un accident ou d’une maladie, doivent adapter leur maison à la condition difficile d’un des leurs.

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