Le développement du Parc industriel Germain-Massicotte demeure une priorité

Le développement du Parc industriel Germain-Massicotte demeure une priorité
Plusieurs entreprises du parc industriel vont très bien. C'est le cas notamment de Machinex qui investit quelque 6,5 millions $ dans un nouvel agrandissement de ses installations. (Photo : www.lanouvelle.net)

Le commissaire au développement économique de la Ville de Plessisville, Denis Beaudoin, souligne que le développement du Parc industriel Germain-Massicotte demeure une priorité pour les autorités municipales.

« Plus notre parc est performant, plus il nous apporte de revenus et plus nous pouvons limiter les hausses de taxes pour nos résidents. Ça fait partie de l’équation », résume celui qui assume par surcroît les responsabilités de directeur général par intérim pendant le congé de maternité de Justine Fecteau.

Expansion du parc industriel

Les derniers terrains disponibles dans le parc industriel ont été vendus au cours des derniers mois. Il s’agit des terrains situés du côté ouest de la rue Alphonse-Poulin.

La Ville est d’ailleurs prête pour une nouvelle expansion de ses installations dans le but de maintenir son développement. C’est 3,5 millions $ qu’il lui en coûtera au total incluant l’acquisition de nouveaux terrains du côté est de la rue Alphonse-Poulin, le développement d’une nouvelle rue vers la route 265, le prolongement de la rue Alphonse-Poulin vers la rue de la Fonderie et l’aménagement d’un deuxième bassin pour la gestion des eaux.

« Nos démarches se poursuivent en lien avec l’acquisition de 1,6 million de pieds carrés de terrains à l’est de la rue Alphonse-Poulin déjà desservie par tous les services et nous voulons ajouter une deuxième rue, autre que Saint-Jean, pour donner accès à notre parc à partir de la route 265. »

M. Beaudoin s’attend à ce que le processus d’achat du terrain auprès de la Fondation Paul-Émile Jam et ensuite d’annexion auprès de la Paroisse puis de dézonage auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) puisse cependant prendre jusqu’à 36 mois pour développer cette troisième phase du parc industriel en raison des délais gouvernementaux liés à la COVID et au télétravail. « Et nous avons déjà plusieurs demandes de grandes entreprises désirant venir s’installer chez nous. »

Quant à l’emplacement de la rue qui donnerait un nouvel accès au parc à partir de la route 265 (qui devra aussi faire partie d’une entente avec la famille Jam), la Ville donnera le mandat à une firme spécialisée en début d’année, tel que convenu avec le ministère des Transports, pour procéder à une étude qui déterminera laquelle entre les rues Jules-Paquette et de la Fonderie devrait être prolongée.

« Pour nous, c’est important d’avoir ce deuxième accès. Nous ne voulons pas revivre la situation de l’automne dernier où pendant les travaux de réparation de la rue Saint-Jean, tout le trafic des camions, en pleine saison de canneberges, a été détourné par la route Bellevue et autres rues résidentielles. C’est une question de sécurité pour notre parc et nos résidents », d’indiquer M. Beaudoin.

Une bonne année dans l’industriel

M. Beaudoin explique que l’année 2021 s’est avérée très bonne du côté industriel alors qu’il s’est réalisé de nombreux investissements pour une valeur de 18,5 millions $. « Nous avons la chance de pouvoir compter sur des entreprises qui sont solides et qui ont été capables de s’ajuster à la crise occasionnée par la COVID-19. »

C’est le cas de Machinex, par exemple, qui se démarque dans un secteur d’avenir comme la récupération et qui a plusieurs projets d’agrandissement en cours comme celui sur l’avenue Méthot pour 6,5 millions $. D’autres entreprises manufacturières, comme Vibrotech et Carbotech, ont très bien tiré leur épingle du jeu avec des investissements de plusieurs millions $ dans des projets majeurs.

« C’est intéressant de voir de telles entreprises, en mesure d’offrir de bonnes conditions salariales à leurs travailleurs, vouloir rester chez nous. Nous ne cherchons pas juste à attirer de nouvelles usines, mais nous tenons aussi à garder celles que l’on a déjà », ajoute le commissaire au développement économique.

C’est le cas de l’entreprise Fondalco qui a fait l’achat d’un terrain en 2021 pour sa toute nouvelle usine qu’elle doit construire en 2022. « Fondalco conserve non seulement son usine actuelle, mais en construira une seconde encore plus grande. Nous travaillons aussi de concert avec Plessitech pour un agrandissement de ses installations que nous espérons voir débloquer en 2022 », précise M. Beaudoin.

Dans le secteur alimentaire, il faut signaler l’agrandissement de BLB Congélation pour 7,5 millions $, travaux qui seront complétés au cours de l’année 2022. Il ne faut pas oublier non plus les importants investissements réalisés par Fruit d’Or ces dernières années.

M. Beaudoin s’est de plus dit heureux de la vente d’un vaste terrain de 200 000 pieds carrés, en 2021, à Producteurs et productrices acéricoles du Québec qui y construira un entrepôt de 100 000 pieds carrés, un projet estimé à plus de 8,5 millions $ qui pourrait s’amorcer au cours du mois de mars prochain.

Pour ce qui est du projet de condos industriels par le Comité de promotion industriel de la zone Plessisville (CPIZP), il a été décidé d’en retarder sa réalisation. « Comme il s’agissait du dernier terrain disponible dans notre parc, le comité a préféré le rendre disponible pour ne pas freiner le projet d’expansion de Fondalco. »

Revitalisation du centre-ville

Le maire de la Ville de Plessisville, Pierre Fortier, a de son côté demandé une rencontre avec le CPIZP pour que l’organisme de développement économique puisse également donner son coup de main pour la revitalisation du centre-ville.

« C’est l’idée de notre maire qui veut mettre de l’énergie en 2022 pour notre centre-ville et qui veut tâter le pouls pour savoir si le CPIZP ne pourrait pas, comme il l’a fait avec la Tabagie Bélanger, acquérir d’autres bâtiments afin de les restaurer et de les remettre en vente, ce qui aide à la consolidation de nos commerces existants », laisse entendre M. Beaudoin.

« Nous allons travailler fort là-dessus, car nous savons que la COVID-19 a fait très mal à tous les centres-villes du Québec tout comme le manque de main-d’œuvre, particulièrement chez nos restaurateurs. »

Projets résidentiels, institutionnels et commerciaux

Dans le secteur résidentiel, le directeur général par intérim se réjouit d’autre part de ce qui s’est enclenché en 2021 et qui se poursuivra en 2022 et 2023.

Il y a notamment ce projet de la Société immobilière PBL qui injecte plus de 2,6 millions $ dans l’aménagement de 16 nouveaux logements situés au cœur du carré Saint-Calixte, Saint-Charles, Cormier et du Collège. Le même groupe devrait procéder cette année à la démolition du Claire Fontaine, un autre projet qui aboutira sur la construction d’une quarantaine de nouveaux appartements, vraisemblablement en 2023, pour un investissement de quelque 6,5 millions $.

L’ancien garage Dubois et frères sur la rue Saint-Calixte fera lui aussi place à deux nouvelles constructions de huit logements pour 2023. « La Ville va s’assurer en 2022 que tous les travaux de son réseau d’aqueduc et d’égout soient réalisés dans ce secteur pour accueillir ces quelque 50 nouvelles unités en 2023 », mentionne M. Beaudoin.

« Nous suivons également de près deux projets concernant des centres de la petite enfance sur notre territoire qui sont en demande de places subventionnées. Nous souhaitons que Plessisville obtienne ces places qui lui sont dues. »

M. Beaudoin ajoute qu’il y a aussi la MRC qui pourrait aller de l’avant avec la construction de son nouveau centre administratif sur l’avenue Saint-Édouard, au printemps.

La construction du nouveau restaurant Subway sur l’avenue Saint-Édouard vient de débuter. Celui-ci devrait ouvrir pour le début de l’été.

« Nous sommes très heureux de la décision du groupe de quatre médecins de procéder à la construction de la nouvelle Clinique médicale de L’Érable, dont les travaux seront lancés le printemps prochain pour une livraison en octobre, un projet de 5 millions $, au coin de l’avenue du Collège et de la route 116. »

Le nouveau poste à essence avec dépanneur dans l’édifice de Chaussures Pop a nécessité pour sa part un investissement d’un million $. Électricité d’Auto Plessis a également choisi d’investir dans son garage de la rue Saint-Calixte afin d’assurer sa pérennité. Son dépanneur est déjà très apprécié par les gens du quartier.

« Malgré la COVID-19, nous avons vu pousser plein de projets par des gens d’affaires qui ont choisi de se positionner pour le futur. Je pense qu’ils ont fait de bons choix », de conclure le commissaire au développement économique.

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Cécile Paquet
Cécile Paquet
14 jours

Intéressant de lire votre publication M. Beaudoin, ça bouge à l’Hotel de Ville,.
Le grand Plessisville prend de plus en plus sa place. Soyons en fiers!