Pouvaco Inc. se distingue parmi les éleveurs de porc de la province

Par Stéphanie Paradis

Pouvaco Inc. se distingue parmi les éleveurs de porc de la province
René Leblanc, France Ménard et Dominique Leblanc, propriétaires de l'entreprise Pouvaco inc. (Photo : Stéphanie Paradis)

BAIE-DU-FEBVRE. La ferme -Pouvaco a été créée en 1977 par un jeune couple qui souhaitait se lancer en affaires. En près de 45 ans, René Leblanc et France Ménard, en plus de s’associer avec leur fils Dominique en 2002, ont acquis plus de 2000 acres de terrains supplémentaires, sont passés d’une production de 400 à 4000 porcs en engraissement et 5000 places en pouponnière, mais surtout ils n’ont jamais cessé de vouloir innover et de se dépasser chaque jour.

« Il y a 40 ans, si on voulait avancer, il fallait regarder les meilleurs et notre philosophie, c’était un peu ça. On regardait les meilleurs, mentionne René Leblanc. Je me suis dit qu’on allait prendre l’expérience du voisin pour essayer de s’améliorer.»

«Mais maintenant, ce n’est plus ça», réplique France Ménard. «On suit des cours, des formations. On est également avec le club Yamasol depuis 25 ans maintenant», ajoute son fils Dominique.

«On fait partie des membres fondateurs du club Yamasol, poursuit-il. Le club amène de nouvelles idées pour la culture des champs comme le drainage et le nivelage, pour augmenter sa productivité de l’intérieur, pour avoir une meilleure qualité de l’eau, une bande riveraine qui est respectée ou encore une bonne gestion des fertilisants», énumère celui qui a officiellement joint l’équipe de -Pouvaco il y a 20 ans.

Il faut dire également qu’une bonne partie de l’expertise que Pouvaco a acquise provient des études de Dominique à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA). «C’était un plus, car il est arrivé avec des améliorations pour nos méthodes de culture, comme le semis direct et le travail minimum», mentionne René. Ils ont aussi choisi d’offrir des bâtiments entièrement rénovés, avec plus d’espace et une meilleure aération, à leurs porcs.

La recette de leur succès? Chacun des propriétaires est attitré à une branche d’activités. René Leblanc s’est concentré sur la production porcine, son fils Dominique, sur les terres, et France Ménard, sur l’administration. «C’est ce qui fait une entreprise qui tire toujours de l’avant», estime Dominique Leblanc.

Lorsque René et France ont fait l’acquisition de la ferme dans les années 70, on y faisait la production de bœufs, de porcs et de poulets. Au fil des années, des décisions ont dû être prises, entre autres, après l’incendie qui a ravagé leur poulailler, notamment de limiter leur production animale au porc. «Être diversifié dans les animaux, je ne pense pas que ce soit une si bonne chose que ça quand tu n’as pas une personne attitrée à chaque branche», croit Dominique.

Des méthodes de travail qui se distinguent

Toutes ces années de travail acharné chez Pouvaco ont récemment été récompensées. En effet, la famille d’éleveurs s’est vue remettre le prix Responsable par nature 2021, décerné par les Éleveurs de porc du Québec.

Cette reconnaissance vise à souligner leurs pratiques exemplaires mises en œuvre sur leur ferme et auprès de la communauté. L’innovation et l’avant-gardisme sont au cœur des bonnes pratiques mises en application quotidiennement par les propriétaires France Ménard, René Leblanc, Dominique Leblanc, ainsi que leurs employés.

L’entreprise Pouvaco se démarque sur plusieurs plans et particulièrement en matière de saine gestion de l’environnement, de gouvernance, de bien-être animal, de santé et de salubrité, de mieux-être des travailleurs ainsi que pour les bonnes relations avec la communauté.

Étant une entreprise multidisciplinaire, Pouvaco en aurait surpris plus d’un dans son entourage en décrochant ce prix. France Ménard mentionne que ce n’est qu’une preuve supplémentaire que Pouvaco sait gérer ses ressources de main de maître!

«C’est avec grande fierté qu’on est allé recevoir notre prix en décembre, et on est allé avec nos petits-fils! C’était représentatif de voir la petite relève qui était avec nous!», raconte France, qui acquiesce au fait qu’ils aient été très chanceux de vivre ce moment en personne.

Alors que Dominique s’est présenté comme étant la relève officielle de Pouvaco au début du millénaire, les trois propriétaires se réjouissent de voir que les deux garçons de Dominique démontrent de l’intérêt pour le monde agricole. Alors que l’un a une préférence pour le travail au champ, le second est plutôt attiré par l’élevage porcin.

«Quand on a une relève, il faut s’investir, que ce soit en argent, en main-d’œuvre ou en temps. On sait qu’on a deux autres petits qui s’en viennent, une deuxième génération de relève qui nous pousse dans le dos à faire mieux», souligne René.

C’est connu que de s’assurer une relève dans le domaine agricole n’est pas chose aisée, ce qui est d’autant plus motivant pour René Leblanc et France Ménard. Les propriétaires avouent qu’ils n’auraient pas fait autant d’investissements dans les dernières années si la relève n’avait pas été présente. Ils ne souhaitent toutefois pas mettre de pression sur les épaules des jeunes garçons et les laisser prendre leur décision dans les prochaines années.

Mais pour l’instant, les garçons ont la chance de toucher à tout dans cette entreprise et d’acquérir ses valeurs fondamentales qui pourraient également leur être utiles pour d’autres carrières. «Ils nous entendent discuter avec les employés, ils nous entendent parler de finance», raconte France Ménard.

En plus d’inspirer sa jeune relève, Pouvaco est désormais le voisin duquel on veut s’inspirer et apprendre. «Quand tu gagnes des prix comme ça, qu’il y a une reconnaissance, ça veut dire que forcément…», commence France. «Ça veut dire qu’on a fait du bon ouvrage», conclut René.

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Gilles Besmargian
Gilles Besmargian
15 jours

Ce serait intéressant de savoir où est située cette ferme…