Les « Messages d’une faune urbaine » s’affichent

Les « Messages d’une faune urbaine » s’affichent
Quelques participants au projet lors de l'accrochage (Photo : gracieuseté)

Le passage, situé à côté du magasin Gérald Musique au centre-ville de Victoriaville, expose depuis peu une trentaine d’affiches réalisées par autant de personnes dans le cadre d’une activité de médiation culturelle intitulée « Messages d’une faune urbaine ».

Orchestrée par le médiateur culture Joffrey Corboz, l’activité a permis à une trentaine de jeunes (en majorité) de s’exprimer en créant un message qu’ils souhaitaient livrer.

Joffrey explique qu’il a réalisé ce projet avec quatre organismes de Victoriaville : l’école secondaire Le boisé, le Carrefour jeunesse emploi, Répit-Jeunesse et la Maison des jeunes. Avec eux, il a réalisé un atelier où chacun a pu composer son message (qui a été corrigé) destiné à la planète et à l’humanité.

Ensuite, grâce à des costumes, les participants ont pu se créer un avatar par lequel ils transmettent leur message. « Je voulais quelque chose de « funky », amical et urbain », explique Joffrey.

Avec ce projet, il a souhaité rendre la liberté d’expression ludique et surtout permettre aux jeunes de parler de sujets qui les préoccupent, que ce soit au niveau environnemental ou humain, par exemple.

Les participants ont ainsi pu, grâce à cette activité, réaliser tout le processus de création. Ils ont même, le 24 novembre, accroché eux-mêmes leur affiche dans cette allée déjà ornée de notes de musique.

Tout un projet qui s’est déroulé en quelques semaines seulement. Et pour l’initiateur, il s’agit d’une belle expérience qui pourrait se renouveler ailleurs. « Ça prouve aussi qu’il y a un besoin pour un espace où on peut discuter d’enjeux, où la population aurait un cadre créatif pour s’exprimer », espère-t-il.

En effet, plusieurs ont profité de ce projet pour lancer un cri du cœur, mais de façon créative et amusante, même. « J’essaye de démocratiser l’artivisme », ajoute Joffrey. Rares sont en effet les occasions pour les jeunes et les moins jeunes de discuter d’enjeux planétaires et de les transposer artistiquement.

Le projet a été financé par la Ville de Victoriaville et la MRC d’Arthabaska et plusieurs autres partenaires ont également contribué. Les affiches resteront exposées jusqu’au printemps, selon Joffrey. Ce dernier a bien l’intention d’initier d’autres projets du genre, avec d’autres clientèles peut-être, bien que les jeunes soient particulièrement sensibles et participants à ces propositions artistiques.

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