Défi têtes rasées : 75 000 $ à dépasser dans la région de Victoriaville

Défi têtes rasées : 75 000 $ à dépasser dans la région de Victoriaville
Entourant le porte-parole William Léger, de gauche à droite, le propriétaire du St-Hubert, Alexandre Marcotte, les présidents d'honneur Guy Martel, Pascal Ménard, Éric Gardner, et Pierre Guillemette de l'entreprise Uni et Brave qui supporte divers organismes, dont Leucan.   (Photo : www.lanouvelle.net)

Le coup d’envoi de la campagne du Défi têtes rasées de Leucan a été donné, mardi avant-midi, pour la région de Victoriaville avec 75 000 $ comme objectif à atteindre, et même à dépasser. Une campagne qui culminera avec le fameux défi du 29 mai 2022 à la Grande Place des Bois-Francs.

Leucan a tenu le lancement au restaurant St-Hubert. D’ailleurs, le propriétaire Alexandre Marcotte a donné l’exemple en se faisant raser les cheveux, tout en annonçant, de plus, un don de 1000 $. 

Cette année, trois hommes impliqués dans le milieu, président la campagne : Pascal Ménard, associé du Groupe RDL, Éric Gardner, directeur général du Collège Clarétain et Guy Martel, directeur du CFER Normand-Maurice, de l’École Entreprise et de l’école La Fermentière. 

« La vie m’a beaucoup donné. J’ai décidé de redonner au suivant. Comme je suis un gars d’équipe, j’ai demandé à mes deux amis, Éric et Guy, s’ils voulaient se joindre à moi. Ils ont accepté tout de go. Ce sont des gars de coeur », a confié Pascal Ménard.

« À trois, nous aurons plus d’idées pour amasser des fonds, a-t-il ajouté. On a plus de contacts. On aura aussi plus de plaisir. »

Éric Gardner n’a pas hésité à répondre positivement à l’invitation de son ami d’enfance, Pascal Ménard. « Quand un ami t’appelle, c’est oui. Quand un organisme t’appelle, c’est oui. Quand un élève nous approche, c’est oui. Pour qu’une collectivité se porte bien, il faut que l’éducation se porte bien, que nos organismes se portent bien. Le but de Leucan est justement de s’assurer que tout aille bien », a-t-il exprimé.

Bien que la COVID ait stoppé bien des choses, elle n’a cependant pas tout arrêté, a-t-il dit. « La maladie, les traitements et la vie continuent. Leucan va justement aider à ramener une vie normale. On a un gros mandat de relancer cette vie communautaire pour accompagner des jeunes comme William », a souligné Éric Gardner.

Guy Martel, pour sa part, a assuré que le trio n’allait ménager aucun effort pour assurer le succès de la campagne.  « Le trio Gardner-Ménard-Martel s’unit cette année pour la cause des enfants malades du cancer et déploiera tous ses efforts pour rallier  et sensibiliser le plus de partenaires possible pour amasser tout ce qu’on peut pour Leucan », a-t-il affirmé.

Guy Martel n’a pas manqué de saluer « la force, la ténacité, le courage, la résilience et l’espoir de notre brave guerrier, notre porte-parole William ». « Il a su affronter cette dure épreuve, cette difficile tempête », a-t-il souligné.

Un choc brutal

Le Plessisvillois d’adoption, William Léger, un adolescent de 15 ans, agit comme porte-parole de Leucan, lui qui est en fin de traitement d’un lymphome hodgkinien.

Même si ce type de cancer se guérit bien, comme l’a dit sa maman, Jessica Da Silva Maia, l’annonce du diagnostic, en juillet, a eu l’effet d’une douche froide. « Pour moi, ça a été brutal. William, lui, n’a pas compris sur le coup. Il ne connaissait pas le mot lymphome. Il m’a vu m’écrouler. Le médecin lui a dit que c’était un cancer, rappelle-t-elle. C’est un brouillard. » 

Tout s’est ensuite enchaîné avec une prise en charge rapide par le personnel médical du CHUL de Québec.

Toute cette adaptation n’a pas été facile. « Mais on a réussi parce qu’on est persévérant et positif », a signalé la mère de trois enfants.

S’ils ont accepté de prendre part à la campagne, a-t-elle expliqué, c’est pour continuer à soutenir les enfants. « Leucan a toujours été là pour nous au tout début. Dès le premier jour, ils sont venus dans notre chambre. Que ce soit pour le soutien moral ou financier, ils ont toujours été présents », a-t-elle raconté, en exprimant toute sa gratitude aux donateurs, certes, mais à ces personnes qui feront le défi en se rasant la tête. « C’est un beau geste qu’ils posent. Il faut continuer à donner parce qu’on ne pense pas que ça peut arriver. Mais du jour au lendemain, ça peut tomber sur n’importe qui », a-t-elle conclu.

Le Défi têtes rasées 

L’activité du rasage de têtes du 29 mai à la Grande Place des Bois-Francs se déroulera, a-t-on promis, dans une ambiance festive avec de l’animation, des témoignages et beaucoup d’émotions.

D’ici là, les présidents d’honneur proposeront certaines activités. Un souper se dessine en avril chez St-Hubert. « Des défis se réaliseront aussi dans les écoles et les entreprises. Vous pouvez, de plus, organiser votre propre activité au profit de la campagne », a fait savoir Marianne Dorval, chargée de projets à Leucan Mauricie-Centre-du-Québec.

Leucan

Leucan déploie ses services depuis plus de 40 ans maintenant. « L’organisme entre en action dès l’annonce du diagnostic. On accompagne les familles tant et aussi longtemps qu’elles en ont besoin. La durée moyenne de l’accompagnement se situe à sept ans », a précisé Émilie Têtu, également chargée de projets.

Leucan propose aux familles toute une gamme de services adaptés dont elles ont besoin pour passer à travers l’épreuve. De l’accompagnement au soutien affectif en passant par l’aide financière, le service de sensibilisation scolaire, les activités socio récréatives pour briser l’isolement et la massothérapie pour atténuer grandement la douleur physique liée aux traitements. 

« Et au-delà de cela, nous sommes très fiers de financer la recherche clinique qui a permis de faire grimper de 15% à plus de 82% en 20 ans, le taux de survie. On n’a pas atteint 100%, donc on poursuit nos efforts en ce sens », a indiqué Mme Têtu, rappelant que Leucan ne touche aucune subvention gouvernementale. « Tout ce qu’on peut faire, c’est donc grâce à vous, grâce aux dons, grâce aux campagnes de financement, dont celle du Défi têtes rasées qui existe depuis plus de 20 ans, une campagne majeure parfois même plus connue que Leucan. Elle permet d’amasser près 3,5 M $ annuellement au Québec. Mais au-delà de l’argent, le geste posé est extrêmement symbolique, significatif et touchant. Les participants changent volontairement leur image personnelle en soutien aux enfants atteints de cancer, une symbolique extrêmement importante et touchante », a-t-elle conclu.

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