Un livre rempli de premières pour Mélanie Grenier

Un livre rempli de premières pour Mélanie Grenier
(Photo : Manon Toupinmtoupin@lanouvelle.net)

La Victoriavilloise Mélanie Grenier vient de lancer à la maison d’édition Les Z’ailées, « Le vieux fou du chemin Maccabée ». Il s’agit d’un livre rempli de premières pour elle qui se retrouve dans un nouveau style, pour un nouveau public et une première collaboration avec cette maison d’édition.

En effet pour ce projet d’écriture, réalisé pendant la pandémie, Mélanie a opté pour un nouveau genre littéraire puisqu’il se retrouve dans la collection Zone frousse plus.

Il s’agit ainsi d’une histoire qui donnera la chair de poule à ce nouveau public qu’elle vise avec ce livre, soit les 12 ans et plus. « Habituellement ma clientèle est plus jeune, de 0 à 4 ans ou de 4 à 6 ans », explique-t-elle en entretien téléphonique.

C’est la pandémie et le fait d’entendre tout le monde dire qu’il faut en profiter pour se renouveler ou se réinventer qui l’a poussée vers ce nouveau défi. Elle a choisi de parler d’un rallye de l’horreur et voulu que les lieux visités soient de véritables endroits. « Pendant la pandémie aussi, j’ai lu un reportage sur Margaret Atwood. Elle disait s’être inspirée d’articles de journaux et découvert que souvent, le vrai fait davantage peur que le faux », explique Mélanie.

Donc il lui a fallu faire beaucoup de recherche afin de trouver des lieux qui existent et autour desquels tourne une aura de mystère, de peur. « Je suis allée à tous les endroits dont je parle dans le livre », dit-elle encore. D’ailleurs, à la fin du livre, on retrouve ses notes et des photos des maisons, rues et personnages qui l’ont inspirée.

« Le vieux fou du chemin Maccabée », c’est l’histoire de Catherine qui entreprend un rallye photo afin d’alimenter son nouveau compte Instagram (dont le thème est l’horreur). Accompagnée de son meilleur ami et de Suzuki, elle se rend dans les lieux hantés de la municipalité de Gravetown. Elle y fera des rencontres intrigantes, surprenantes, terrifiantes.

Pour ce projet, Mélanie a été privée de son principal outil de travail habituel, la bibliothèque municipale de Victoriaville. En effet, pendant la pandémie, le lieu était inaccessible. Elle qui adore lire et faire des recherches sur ses sujets, a dû, cette fois, s’inspirer de films.

Il s’agit pour elle d’un 19e livre publié. Son nom se retrouve parfois sur les couvertures à titre d’illustratrice seulement, ou d’auteur et d’illustratrice. Cette fois, elle signe simplement comme auteur, une autre première pour elle qui a l’habitude d’illustrer ses écrits et même d’en faire le graphisme. « Il n’y a pas d’illustration dans celui-ci et c’est la maison d’édition qui s’est occupée de tout. J’ai bien aimé l’expérience », avoue-t-elle.

Si bien qu’elle ne ferme pas la porte à un nouveau projet d’écriture pour ce nouveau public, plus âgé. « Je vais réécrire pour les ados quand j’aurai l’idée », annonce-t-elle sans se mettre de pression.

Ces nouveaux lecteurs lui donnent davantage de rétroaction directe, notamment sur Instagram. Pour les petits, ce sont les parents qui lui écrivent. « Je suis bien contente des retours des lecteurs », dit-elle simplement.

Maintenant que le livre est disponible en librairie, Mélanie reste bien occupée. En effet le monde de l’édition semble reprendre du poil de la bête et elle a ainsi plusieurs commandes d’illustrations à remplir. 

Après avoir perdu la majorité de ses contrats au début de la pandémie, un retour en force lui fait du bien. Malgré qu’elle a profité de ce temps libre pour se questionner et se lancer dans le projet qu’on peut désormais apprécier. « J’ai aussi suivi un micro programme sur les illustrations dans les albums afin de continuer d’apprendre », termine-t-elle.

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