Une autre peine de pénitencier pour un Plessisvillois

Une autre peine de pénitencier pour un Plessisvillois
Pierre Jr Rhéaume-Taillon à l'époque où il faisait face à la justice pour l'introduction par effraction avec séquestration à Saint-Rosaire. (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Possédant un lourd dossier criminel et cumulant notamment trois peines de pénitencier, le Plessisvillois Pierre Jr Rhéaume-Taillon a été condamné, mercredi après-midi, à 42 mois d’emprisonnement pour trois vols par effraction et une tentative dans autant de commerces de Plessisville, des crimes commis entre le 8 novembre 2020 et le 17 janvier 2021.

Lorsqu’il a perpétré ces délits, l’individu se trouvait sous le coup d’une libération conditionnelle à la suite d’une peine de huit ans de pénitencier pour sa participation à un braquage à domicile à Saint-Rosaire en 2014. Il avait été libéré le 3 avril 2020.

L’homme de 38 ans, qui a passé jusqu’ici 21 ans en institution, a sévi à la Société de l’assurance automobile du Québec, à la boucherie Thibault et à la bijouterie Bellemare, dérobant pour près de 22 000 $ de biens, dont 16 000 $ en bijoux.

Et au restaurant La Bamba, surpris par un témoin, Pierre Jr Rhéaume-Taillon s’est enfui sans rien dérober.

Lors des représentations sur la peine le 10 juin, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Cynthia Cardinal, a réclamé une peine de quatre ans de pénitencier, faisant valoir les antécédents judiciaires du Plessisvillois et le principe de gradation des peines, soulignant qu’il avait été condamné, en 2011, à trois ans de réclusion pour une série de quatre introductions par effraction.

En défense, Me Jean-Philippe Anctil a plaidé, pour sa part, qu’une période de détention ne devrait pas excéder deux ans puisqu’il fallait surtout, selon lui, privilégier une longue période de probation avec suivi.

En rendant sa décision, le juge Bruno Langelier de la Cour du Québec a rejeté la suggestion de la défense, la jugeant « non indiquée et déraisonnable » puisqu’elle ne tient pas compte des principes de dénonciation et de dissuasion.

Le magistrat, par ailleurs, a souligné que la peine réclamée par la poursuite « n’est pas excessive », soutenant que les objectifs de dénonciation et de dissuasion devaient primer dans l’imposition de la peine « tout en considérant une éventuelle réhabilitation ».

« Monsieur n’en est qu’à ses premiers pas dans sa réhabilitation, a souligné le juge en lien avec les services qu’il a demandé en détention. Une peine de 42 mois de pénitencier répond à l’ensemble des critères et principes de détermination de la peine.

Le président du Tribunal a aussi considéré l’importance, comme le suggère le rapport présentenciel, que Pierre Jr Rhéaume-Taillon puisse bénéficier, à sa sortie de détention, des services d’une maison de transition en raison de ses difficultés à fonctionner dans la société.

Le juge Langelier a d’ailleurs repris des extraits de son témoignage entendu lors de la précédente audience et de sa lettre qu’il a déposée au Tribunal. « Cette lettre exprime beaucoup de ressentis et témoigne de ses difficultés psychologiques et de sa détresse vécue en lien avec ses incarcérations », a-t-il souligné.

Après l’imposition de la peine, le magistrat lui a souhaité la meilleure des chances. « Il faut que vous trouviez en vous les ressources pour vous réhabiliter », a-t-il exprimé.

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