Trafic : un Victoriavillois condamné à la prison

Trafic : un Victoriavillois condamné à la prison
(Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Au palais de justice de Victoriaville, Mathieu Fafard, un Victoriavillois de 42 ans, a été condamné, mardi avant-midi, à une peine ferme de six mois de détention.

Le juge Bruno Langelier de la Cour du Québec s’est ainsi rendu à la suggestion du ministère public, tandis que la défense privilégiait plutôt une probation avec un suivi ou, à tout le moins, une peine discontinue si le Tribunal concluait à la nécessité d’une peine d’emprisonnement.

En février, le Victoriavillois avait reconnu sa culpabilité à une accusation de possession de cocaïne en vue de trafic. En mars 2020, il a transigé, avec un agent d’infiltration, un gramme de coke au coût de 100 $.

Six mois plus tard, le 1er septembre, la Sûreté du Québec effectuait une perquisition permettant la saisie de 7,69 g de cocaïne, d’une somme de 1155 $, de trois balances, d’une liste de comptabilité, de minisachets et d’un téléphone cellulaire.

En rendant sa décision, le juge Langelier a confié que le Tribunal ne pouvait conclure en une réhabilitation particulièrement convaincante, précisant du même souffle que le risque de récidive apparaissait toujours présent.

Le magistrat a aussi fait valoir que les tribunaux considèrent le trafic de stupéfiants comme une activité criminelle particulièrement grave, notant au passage que les drogues dures causent des torts irréparables aux individus et à la société. Un crime qui commande des peines tenant compte des critères de dénonciation et de dissuasion. «Dans le présent cas, la quantité n’est pas excessive, mais elle n’est pas négligeable non plus», a-t-il observé.

Le juge a notamment considéré comme facteurs aggravants l’appât du gain pour expliquer, entre autres, le délit, le faible degré de responsabilisation de l’individu et sa reconnaissance d’un trafic de stupéfiants durant deux ans et demi lors de la confection du rapport présentenciel.

Le Tribunal reconnaît un certain cheminement effectué par l’accusé. «Mais sa responsabilisation n’est pas encore acquise et le risque de récidive demeure présent», a signalé le juge Langelier qui a qualifié de «pertinente» la peine réclamée par la poursuite. «Elle est pertinente et n’est pas excessive. Dans les circonstances, une peine discontinue n’est pas suffisante», a-t-il fait remarquer.

Ainsi, le magistrat a condamné le Victoriavillois à une peine de six mois d’emprisonnement en retranchant une journée et demie de détention provisoire.

Il lui a également imposé une période de probation de deux ans assortie d’un suivi d’une durée de 12 mois.

À sa sortie de prison, il devra respecter certaines conditions et ne pourra posséder des armes pendant une période de 10 ans.

 

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