Bibliothèque du Cégep : réfection nécessaire malgré l’explosion des coûts

Bibliothèque du Cégep : réfection nécessaire malgré l’explosion des coûts
Le Cégep de Victoriaville (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Suivant les recommandations du directeur général et du secrétaire général, le conseil d’administration du Cégep de Victoriaville a autorisé, lundi soir, la réalisation de travaux nécessaires à la bibliothèque, malgré une hausse importante des coûts de plus d’un demi-million de dollars.

Ces travaux visent la réfection des systèmes mécaniques de chauffage, de ventilation et de climatisation de la bibliothèque. Le Cégep avait prévu un budget d’environ 1 285 000 $. Or, les coûts s’élèvent plutôt à 1 834 000 $.

Le secrétaire général François St-Cyr lors de la séance virtuelle du CA, lundi soir (Capture d’écran)

Comme l’a expliqué le secrétaire général François St-Cyr, les dirigeants s’attendaient à une hausse, compte tenu de la flambée des coûts en construction liés notamment à la COVID et à l’injection massive dans des programmes d’infrastructures gouvernementaux, faisant en sorte que le marché surchauffe.

En janvier, des professionnels avaient prévenu d’une sous-évaluation d’environ 30% du budget initial. «On s’attendait à une surenchère. On a quand même décidé de lancer notre appel d’offres afin de tâter le marché parce qu’on vit une problématique de fin de vie de nos systèmes, des systèmes qui sont essentiels pour la fonctionnalité du bâtiment de la bibliothèque dans son ensemble», a souligné M. St-Cyr.

L’appel d’offres réservait des surprises «plus catastrophiques» que ce qu’on anticipait. «Il nous manque 548 000 $ pour attacher le budget», a-t-il précisé.

Les dirigeants du Cégep ont analysé la situation et évalué les options, notamment la possibilité d’un report. Les équipements tiendront-ils le coup? Quel en est le risque? La surchauffe du marché pourrait-elle faiblir à court terme?  «Personne ne semble voir à courte échéance un refroidissement de l’industrie. À savoir s’il y a lieu de reporter et de reprendre l’appel d’offres à l’automne, on estime qu’il n’y aurait pas d’avantages économiques substantiels. De plus, on étirerait notre risque. Avec l’équipe technique, on est mal à l’aise de trop étirer puisque ça concerne l’entièreté des systèmes et on ne veut pas perdre le bâtiment», a fait savoir François St-Cyr.

Le Cégep, a-t-il continué, ne peut se permettre de perdre de grands espaces puisqu’on s’attend, à l’automne, à plus d’activités en présence dans l’établissement, selon certaines informations obtenues du ministère. «On ne veut pas prendre ce risque. C’est pourquoi on vous recommande d’autoriser le projet malgré le dépassement significatif, car il y a des éléments qu’on ne contrôle pas», a dit le secrétaire général aux administrateurs.

Denis Deschamps, directeur général du Cégep (Capture d’écran)

Pour financer le projet, le Cégep puisera dans sa réserve de trois millions de dollars de son fonds de prévoyance en immobiliers.

Le directeur général Denis Deschamps a aussi recommandé l’acceptation du projet pour toutes les raisons évoquées. «Mais la situation n’est pas particulière à Victoriaville. On observe des augmentations faramineuses de coûts ailleurs également dans des projets de réfection, construction et transformation», a-t-il fait remarquer.

Le DG ne sait pas si l’analyse de la situation par le secrétariat du Conseil du trésor se traduira par un plus gros montant d’argent pour le Cégep. «Ce qui est certain, toutefois, quand on aura à faire nos hypothèses pour le budget d’immobilisations de l’an prochain, on devra peut-être pondérer à la hausse cette surchauffe. Cela fera en sorte qu’on réalisera probablement moins de projets. On suit la situation de près», a conclu M. Deschamps.

 

 

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