La MRC d’Arthabaska adhère à l’engagement sur le respect et la démocratie

La MRC d’Arthabaska adhère à l’engagement sur le respect et la démocratie
Alain St-Pierre, préfet de la MRC d'Arthabaska (Photo : Archives)

Le Conseil de la MRC d’Arthabaska emboîte le pas, comme l’a fait notamment la Ville de Victoriaville en février, en adhérant à la déclaration d’engagement sur la démocratie et le respect, une initiative de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Cette déclaration s’intitule «La démocratie dans le respect par respect pour la démocratie».

Le directeur général de la MRC d’Arthabaska, Frédérick Michaud, en a lu, d’ailleurs, quelques extraits, mercredi soir, lors de la séance mensuelle,  tout en rappelant, qu’en novembre, se tiendront des élections municipales dans toutes les municipalités du Québec. «D’ici là, il faut prendre soin de notre démocratie. Il nous faut renouer avec un débat respectueux des personnes et des institutions pour prendre ensemble les meilleures décisions. Rappelons que les élu(e)s et les titulaires de charges publiques s’engagent pour le mieux-être de leur population», a-t-il  souligné.

La déclaration n’est pas sans rappeler que la démocratie, ces temps-ci, est trop souvent malmenée par des incidents malheureux. «Favorisons l’engagement politique. Ne le décourageons pas, a continué Frédérick Michaud. La démocratie prend vie dans le débat et dans le choc des idées. Elle est possible tant que les gens se respectent.»

C’est aussi ce qu’a exprimé le préfet Alain St-Pierre. «On le dit depuis des années à quel point le respect est important, à quel point il est important d’avoir du plaisir dans le travail qu’on accomplit. Il existe une façon de dire les choses correctement. Je vous remercie, car je sais que vous avez tous cette valeur de respect ancrée en vous», a-t-il dit aux élus en les remerciant de leur adhésion à cet engagement.

«Parce qu’en regardant ce qui se passe ailleurs au Québec, a noté le préfet, on a des frissons en voyant le traitement réservé à certains sur les réseaux sociaux. Personne n’est à l’abri.»

Gestion des matières résiduelles

Les élus ne chôment pas et s’engagent, a signalé le préfet, dans le processus devant mener à l’élaboration d’un nouveau plan de gestion des matières résiduelles (PGMR).

Les élus participent  ces jours-ci à des ateliers de travail portant sur la gestion des matières résiduelles afin d’entreprendre la réflexion entourant les mesures à intégrer dans le prochain plan. «Un projet révisé du plan devrait être adopté d’ici l’automne par le Conseil des maires, suivi de consultations publiques qui se dérouleront au cours de l’année 2022 en vue d’une adoption officielle du PGMR d’ici 2023», a indiqué le préfet Alain St-Pierre, tout en félicitant les membres pour leur travail lors du récent atelier. «On a beaucoup avancé», a-t-il signalé.

D’autres plans : les milieux humides et hydriques

Le Conseil de la MRC d’Arthabaska a adopté, lors de sa séance,  les cibles de protection contenues dans les plans régionaux des milieux humides et hydriques.

Frédérick Michaud, DG de la MRC d’Arthabaska (Photo www.lanouvelle.net – Archives)

Ces cibles feront l’objet sous peu d’un dévoilement conjoint régional puisqu’elles découlent du travail de quatre des cinq MRC du Centre-du-Québec. «On travaille ensemble. On a mis nos ressources en commun pour élaborer ces plans afin qu’ils soient conséquents les uns avec les autres», a expliqué le DG de la MRC d’Arthabaska, Frédérick Michaud.

Les cibles en question seront soumises à une consultation publique. «Pour que la population se prononce sur ce bel équilibre entre la protection des milieux et leur valorisation», a-t-il fait valoir.

Frédérick Michaud n’a pas manqué de saluer le travail des élus pour doter la région d’un plan régional de conservation des milieux humides et hydriques. «Certes, le gouvernement oblige toutes les MRC à se doter d’un tel plan, mais on voit, ici, l’engagement de nos élus à participer à ce que ces plans soient réalisés en tenant compte de la réalité de nos milieux. Oui, préserver l’équilibre écologique des systèmes tout en gardant une belle capacité des milieux de continuer à se développer», a-t-il exprimé, tout en reconnaissant  «le défi de concilier les deux réalités».

Nouvelle déléguée touristique

Une jeune entrepreneure de la région, Fanny Carrière, copropriétaire de Campus Escalade, fait son entrée au conseil d’administration (CA) de la Corporation de développement économique de Victoriaville et sa région (CDEVR) à titre de déléguée touristique.

Elle succède à Geneviève Destroismaisons, directrice générale du Parc Marie-Victorin de Kingsey Falls, qui occupait le siège ces dernières années. «Elle a atteint le nombre limite de mandats qu’elle pouvait faire. Ce matin (mercredi), le CA l’a remerciée pour ses années d’implication», a fait savoir Frédérick Michaud.

Le préfet Alain St-Pierre lui a aussi adressé ses remerciements tout en souhaitant la bienvenue à la nouvelle venue.

L’arrivée de Mme Carrière fait en sorte que le conseil d’administration de la CDEVR maintient la parité hommes femmes.

Et un mot sur la COVID

Situation oblige, le préfet de la MRC d’Arthabaska, dans son message d’ouverture, a invité les gens à continuer de respecter les règles édictées par la Santé publique et le gouvernement «pour pouvoir casser cette troisième vague». «L’arrivée des variants au Québec amène une contamination et des symptômes encore beaucoup plus sévères et une nouvelle gestion de la crise», a-t-il souligné.

Il constate avec un certain enthousiasme, du côté de la vaccination, «une belle cadence dans la région et qui devrait s’accélérer dans les prochaines semaines».

Alain St-Pierre a conclu en saluant les efforts des acteurs du système de santé, mais aussi les efforts des citoyens dans le but de sortir de cette crise.

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