Équijustice : la référence en justice réparatrice et médiation citoyenne

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Équijustice : la référence en justice réparatrice et médiation citoyenne
Michèle Gariépy, directrice, Hélène Laroche, adjointe administrative, Josianne Pouliot et Mélanie Bourque, intervenantes (Photo : gracieuseté)

Cela fait maintenant 40 ans qu’un service communautaire de justice réparatrice est offert dans les MRC d’Arthabaska et de L’Érable. Auparavant appelé Pacte Bois-Francs, Équijustice accompagne les jeunes et les adultes dans leur processus de justice réparatrice.

L’équipe, formée de quatre employées permanentes dont la directrice Michèle Gariépy, est appuyée d’une douzaine de médiateurs bénévoles et d’un conseil d’administration composé de sept personnes. La mission de l’organisme est de développer une justice équitable et accessible à tous en invitant les personnes à s’engager dans la gestion des difficultés qu’elles vivent en collectivité. S’ajoutent à cela différents programmes implantés dans la communauté et qui viennent favoriser la communication dans la gestion de conflits divers.

À l’œuvre depuis 40 ans

L’année 2021 marque le 40e anniversaire de l’organisme, même si on ne sait pas exactement sa date de fondation officielle. «Tout a commencé au début de l’année 1981, lorsqu’une stagiaire a recruté des organismes afin d’accueillir des jeunes qui devaient effectuer des travaux communautaires», rappelle la directrice. «Le but était la non-judiciarisation des jeunes», résume Mme Gariépy.

Pendant plusieurs années, soit jusqu’en l’an 2000, le principal objectif du projet PACTE permettait à des jeunes ayant commis une infraction de réparer leur geste tout en prenant conscience du préjudice causé par leur comportement. En 2005, s’est alors ajoutée la médiation citoyenne qui, cette fois, venait et vient encore aider la population en général. Ce service s’adresse à tous ceux qui font face à des conflits interpersonnels ou à toutes autres situations difficiles comme de l’intimidation. «Là où il y a bris de communication», résume la directrice.

En fait, les médiateurs explorent, avec les personnes concernées, leurs attentes face à la situation et les différentes options qui s’offrent à elles. Les médiateurs favoriseront un climat de respect et de dialogue, sans parti pris. «Nous sommes là pour les écouter, les préparer à l’échange dans une logique de réappropriation du conflit», explique-t-elle encore.

Et depuis 2018, l’organisme, qui s’appelle désormais Équijustice Arthabaska/Érable, et 22 autres organismes répartis à travers le Québec se sont regroupés sous la bannière du réseau Équijustice. L’organisme favorise l’engagement des personnes à travers l’application des mesures prévues par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) et par le Programme de mesure de rechange général pour les adultes (PMRG). Un service de justice réparatrice pour victimes de crimes graves s’est également ajouté.

Une volonté de régler

Bien entendu lorsqu’on demande l’accompagnement d’Équijustice, il faut avoir l’intention de faire avancer positivement une situation devenue difficile. «Dès qu’on pose le geste de faire appel à nos services, c’est déjà une façon de faire bouger les choses», estime la directrice. En effet, le simple fait de laisser entrer une tierce personne dans un conflit demande déjà beaucoup de courage à celui ou celle qui le permet. D’ailleurs, les chiffres indiquent que 15% des conflits se résolvent par eux-mêmes à la suite d’un appel à l’organisme.

Parlant de chiffres, il est intéressant de constater que 32% des cas soumis à Équijustice Arthabaska/Érable concernent des conflits de voisinage, 31% des conflits interpersonnels (amis ou autres) et 21% des conflits au sein de la famille. «Pour chacun, nous prenons tout le temps qu’il faut pour les amener à identifier les conditions favorables à une bonne communication», ajoute la directrice.

Annuellement, Équijustice est sollicité pour une moyenne de 90 demandes de médiation citoyenne et pour une vingtaine de dossiers de mesures de rechange générales pour les adultes (ce service vient de commencer et devrait voir le nombre doubler dans la prochaine année). Du côté de la LSJPA, il semble que la légalisation du cannabis, il y a quelques années, a permis de voir diminuer le nombre de demandes en ce sens. Au total, ce sont 150 demandes par année.

Le personnel et les bénévoles d’Équijustice offrent un service de qualité, professionnel et innovant. Ils œuvrent en complémentarité avec les acteurs du système judiciaire et plusieurs auraient avantage à bénéficier des services qui sont d’ailleurs offerts gratuitement.

Du côté de l’engagement communautaire, Équijustice met en place, depuis plusieurs années, différents programmes, dont la formation des élèves-médiateurs au primaire et au secondaire et le programme de renforcement des familles. L’organisme a aussi élaboré un guide de gestion des cas pour le hockey, un programme appelé «Penses-y avant de publier», et bien d’autres encore.

Malgré la pandémie qui sévit depuis une année, l’organisme continue d’offrir les services. La situation sanitaire fera toutefois en sorte que le 40e anniversaire sera plus discret que prévu. Quelques actions, virtuelles pour la plupart, seront mises sur pied afin de marquer ces quatre décennies passées à aider la population à gérer des conflits ou à poser des gestes de justice réparatrice.

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Henri-paul Labonté
Henri-paul Labonté
7 mois

J’ai été sur le premier CA de Pacte Bois-Francs. Je travaillais alors à l’ACEF. Line Nantel en fut l’initiatrice. Denis Moreau du CSS fut le premier président. !981, cela fait longtemps. Bon 40e.