Revenus publicitaires : le Bloc dénonce le rejet de sa motion

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local
Revenus publicitaires : le Bloc dénonce le rejet de sa motion

La motion qui reconnaît le travail journalistique dans les contenus diffusés par les géants du web exhortait la Chambre des communes à réclamer à Ottawa « la mise en place d’un système juste et équitable » pour le partage des revenus publicitaires.

« Devant une crise, il faut prendre des mesures urgentes et le fédéral est immobile. Aujourd’hui, tous les éditeurs du Québec exigent qu’Ottawa corrige la profonde iniquité entre les géants du Web et nos médias dans les revenus publicitaires tirés du partage du travail de nos créateurs de contenu sur les plateformes numériques », a dénoncé le porte-parole en Communications du Bloc Québécois, Martin Champoux.

« Sans le travail des journalistes, il n’y aurait pas d’articles à partager sur les réseaux sociaux. Le contenu vient de nos médias, pas de Facebook ou Google. Si on ne protège pas les créateurs de contenu, nous perdrons un pilier de la vie publique et démocratique », a souligné la députée de Trois-Rivières, Louise Charbonneau, dans un communiqué. La motion n’a pas prospéré parce que « le Parti conservateur a refusé d’y accorder son appui. »

Un fonds destiné aux médias et à la culture

« Nos médias sont des chaînons essentiels à la vitalité de notre démocratie. Faisons en sorte qu’ils puissent poursuivre leur mission d’information. C’est ce que les pratiques des géants du Web menacent en ce moment, et le gouvernement se doit de réglementer », a souligné le député de Berthier-Maskinongé, Yves Perron. Sa collègue Louise Charbonneau et lui souhaitent qu’Ottawa fasse payer aux géants du Web des impôts pour les profits qu’ils font chez nous et remette cet argent dans un fonds destiné à nos médias et à notre culture. C’est l’heure d’agir », ont-ils insisté.

Les bloquistes qui exhortent Ottawa à résoudre une vieille crise au cœur d’une industrie fragilisée par la pandémie, se sont indignés de « l’immobilisme » du fédéral qui dit encore « étudier, attendre et s’inspirer de ce qui se fait ailleurs avant de passer à l’action ».

En novembre dernier, plusieurs rapports, dont ceux de Forbes et Bloomberg, avaient signalé que les principaux géants du Web baptisés les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) généraient des profits de l’ordre de 465 millions $ US par jour. En raison de la pandémie de Covid-19, ces multinationales de l’Internet avaient enregistré à cette période-là, des profits de 128 milliards $ US depuis le début de l’année 2020, soit une augmentation de 15,3 % par rapport à 2019.

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