Criminalité et collisions en baisse au dernier bimestre

Criminalité et collisions en baisse au dernier bimestre
Deux accidents mortels ont assombri le dernier bimestre, dont cette funeste collision qui a coûté la vie à une octogénaire à Victoriaville. (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Le nombre de collisions et la criminalité ont chuté en octobre et novembre, observe la Sûreté du Québec du poste de la MRC d’Arthabaska dans son bilan livré, jeudi après-midi, aux membres du Comité de la sécurité publique (CSP) lors d’une réunion virtuelle.

Sur les routes, la SQ dénombre un total de 234 collisions pour les mois d’octobre et novembre comparativement à 326 pour la même période en 2019. C’est aussi une baisse importante par rapport à la moyenne de 357 des quatre dernières années.

Le responsable du poste de la MRC d’Arthabaska, Marc Trottier, note des baisses marquées du côté des accidents matériels et avec blessés légers. «Avec la COVID, on a constaté le présence de moins de gens sur les routes», a-t-il fait valoir.

Cependant, deux collisions mortelles, l’une hors route dans la montagne à Saint-Christophe-d’Arthabaska et une octogénaire happée par un autobus scolaire, ont assombri le tableau, en plus d’une collision avec blessé grave survenue celle-là à Kingsey Falls.

Les patrouilleurs de la SQ n’ont pas chômé, comme le révèle un total de 2975 interventions, en hausse de 36% sur le bimestre précédent. «Les constats d’infraction ont augmenté de 17% (1400, au total). Les avertissements aussi sont en augmentation», a fait remarquer Marc Trottier.

Une stabilité s’observe quant au nombre de conducteurs interceptés avec les capacités affaiblies. Vingt-cas (25) enregistrés en octobre et novembre par rapport à 22 en 2019 alors que la moyenne des quatre dernières années se situe à 29.

Le CSP a tenu sa réunion en mode virtuel, jeudi après-midi. (Photo capture d’écran)

En ce qui concerne le nombre total d’appels reçus, la tendance se maintient à une moyenne d’environ 36 appels par jour. Pour les deux mois (octobre et novembre), on dénombre un total de 2247 appels, dont 54% (1224) ont été jugés priorité 2, ce qui signifie que ces appels nécessitent l’assignation d’un policier sur rendez-vous avec déplacement.

Une priorité 1 requiert le déplacement immédiat d’un policier. On a enregistré pour la période 651 appels de ce type, représentant 29% des appels reçus.

Notons qu’au cours de cette période de deux mois, 80 appels se trouvaient en lien avec la COVID-19.

La criminalité

Les crimes contre la personne demeurent stables, connaissant, en fait, une minime baisse passant d’une moyenne de 125 pour les quatre dernières années à 121 en octobre et novembre.

Au cours de ces deux mois, la SQ fait état de 59 dossiers de voies de fait, 18 cas d’agression sexuelle et un vol qualifié, notamment.

Les crimes contre la propriété, pour leur part, ont régressé de 12% avec 157 dossiers, 42 de moins que les 199 en 2019, comparativement à une moyenne de 176 ces quatre dernières années.

Parmi les infractions, sept dossiers d’incendie criminel y figurent, comprenant les deux feux allumés deux jours consécutifs en octobre sur une propriété de Saint-Samuel.

Les cas d’introduction par effraction et de méfaits ont connu d’importantes diminutions. Marc Trottier y voit un effet des mesures sanitaires en lien avec la pandémie. «Plus de gens se retrouvent à la maison, ce qui fait qu’il y a moins d’introductions par effraction et de méfaits», a-t-il souligné.

En revanche, les vols de véhicules ont augmenté de 28%. On observe aussi une tendance à la hausse des fraudes. «L’augmentation s’explique par les fraudes reliées à la PCU (prestation canadienne d’urgence). Ça augmente de façon assez régulière. Et on croit que ça va continuer», a précisé le responsable du poste de la SQ de la MRC d’Arthabaska.

Les policiers, par ailleurs, continuent d’intervenir en milieu scolaire. À cet effet, 17 dossiers ont fait l’objet d’enquête en octobre et novembre, dont 9 en lien avec des crimes contre la personne (intimidation, voies de fait et menaces).

Marc Trottier a aussi attiré l’attention sur deux dossiers concernant la diffusion d’images intimes et de leurre, tout en rappelant l’existence de programmes de prévention à cette fin.

Communauté et proximité

Si les activités communautaires prévues n’ont pu être tenues en octobre et novembre en raison du coronavirus, en matière de police de proximité, les policiers ont pu, tout de même, tenir 59 activités de rencontres et d’échanges avec les élus et intervenants municipaux.

En matière de prévention, enfin, 23 activités ont eu cours, la plupart dans les écoles, mais certaines autres dans les commerces et au niveau social.

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