Écoles : le plan de ventilation est insuffisant, selon la FAE

Par Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
Écoles : le plan de ventilation est insuffisant, selon la FAE

Les résultats du rapport sur la qualité de l’air dans les écoles, présenté le 8 janvier dernier par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, démontrent beaucoup d’incongruences, selon Nimâ Machouf, chercheuse et épidémiologiste.

Sur cette base, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) presse le ministre de l’Éducation d’accélérer l’échéancier prévu pour la réalisation des tests de la qualité de l’air dans l’ensemble des classes du Québec.

De plus, la FAE demande à ce que le seuil critique de concentration de CO2 dans l’air des locaux d’enseignement pour appliquer les correctifs nécessaires soit ramené à1 000 ppm.

«Dans l’optique de garder les classes ouvertes, ces revendications permettront d’identifier le plus rapidement possible les locaux d’enseignement où des mesures correctives doivent être appliquées, ainsi que d’assurer la santé et sécurité des enseignantes et enseignants ainsi que celles de leurs élèves. C’est irresponsable de rendre les résultats de la qualité de l’air dans nos écoles à la mi-mars, surtout dans un contexte où une nouvelle souche du virus associée à une transmission plus élevée a fait son apparition au Québec! Le plan gouvernemental semble minimiser le fait que le virus de la COVID-19 se propage par aérosol. Le gouvernement peut faire mieux en mettant en place un plan de ventilation cohérent, sécuritaire et qui permette de freiner la propagation du virus, parce qu’en ce moment, le personnel scolaire est loin d’être rassuré», souligne Sylvain Mallette, président de ce syndicat qui représente 49 000 enseignants.

Notons que Nimâ Machouf critique notamment le seuil trop élevé de 2000 ppm du taux de concentration de CO2 dans l’air fixé par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour la mise en place de mesures correctives dans les classes, alors que la norme sécuritaire établie par le ministère de l’Éducation (MEQ) est d’environ 1000 ppm.

Toujours selon la docteure, la méthodologie utilisée pour analyser la qualité de l’air dans les établissements scolaires est inadéquate puisque, entre autres, les mesures effectuées dans les classes non ventilées (où il n’était pas possible d’ouvrir les fenêtres) ont été exclues des analyses.

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