«Les Étoiles polaires» : une exposition à découvrir à travers les vitrines

Par Manon Toupin
«Les Étoiles polaires» : une exposition à découvrir à travers les vitrines
Dominique Laquerre explique que deux vitrines vides de commerces du centre-ville ont été utilisées. (Photo : www.lanouvelle.net)

L’équipe du Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger du Carré 150 de Victoriaville a conçu une exposition intitulée «Les Étoiles polaires» que les promeneurs du centre-ville pourront découvrir à pied, jusqu’au 8 janvier.

En tout, ce sont neuf oeuvres d’art qui sont mises en lumière (littéralement) à travers un court parcours qui inclut les vitrines du Carré 150 ainsi que celles qui abritaient anciennement le Grenier de Mme B. et l’agence de voyages Charron. L’exposition porte bien son nom puisque les œuvres bien illuminées deviennent, lorsque la lumière du jour décline, de véritables étoiles en cette saison froide.

«On a appris vers le 15 octobre qu’il fallait fermer. Nous avions prévu une exposition pour novembre et décembre, comme d’habitude, et voyant qu’il serait impossible de la tenir, nous avons décidé de diffuser quand même des artistes, mais de les rendre accessibles de l’extérieur», explique la directrice du centre d’art, Dominique Laquerre. C’est donc une exposition nouvelle qui a pris forme, pensée exclusivement pour être vue derrière une vitre. «Il fallait aussi travailler avec des œuvres qui existaient déjà», ajoute-t-elle.

Cette exposition est aussi l’occasion de mettre en valeur des œuvres du Carré 150 qui ont été déplacées, à l’intérieur, pour être vues de l’extérieur et illuminées différemment. Donc, des neuf œuvres, trois proviennent du lieu de diffusion. Parmi elles, «Mille vues, mille regards» de Claudie Gagnon (faites de verre), celle de Lise Boisseau et d’En Masse. Aussi, dans le couloir à côté du Carré 150, cette mosaïque de photos signée Sophie Chabot qu’on remet en valeur.

Les cinq autres artistes sont Marc-Antoine Côté, Alice Longpré, Camille Bernard Gravel, Charles-Étienne Brochu ainsi qu’Annie Pelletier. Chaque œuvre a son cartel qui donne une courte explication et le nom de l’artiste, mais également une carte du circuit et un code QR. «Il permet de télécharger une carte interactive, la bio de l’artiste, la description de l’œuvre et l’accès au cahier créatif, parce qu’on a conçu un atelier de création pour chaque œuvre», ajoute la directrice du centre d’art.

Avec le code QR, chaque atelier (qu’on peut réaliser avec des choses qu’on a à la maison comme du papier, des crayons, des ciseaux ou de la peinture) s’inspire de l’œuvre exposée. Ils sont bien expliqués, avec des photographies, donc faciles à réaliser. «Pendant le temps des fêtes, ce sera de belles activités à faire en famille», suggère Dominique.

C’est donc dire qu’en très peu de temps, cette exposition, sa mise en place (qui a nécessité du travail pour l’éclairage notamment), l’élaboration du cahier d’ateliers, tout a été fait afin de donner accès à la population, tout à fait gratuitement, à des oeuvres. «Notre mission, c’est de diffuser les arts contemporains. On est entre les artistes qui ont besoin de s’exprimer et le public qui a besoin de voir de l’art. On continue cette mission en trouvant de nouvelles solutions», indique Dominique.

Un concours

Un concours de photos a été mis en place à la suite de cette exposition. Ainsi, les gens sont invités à envoyer une photo ou bien de leur visite au centre-ville ou de leurs réalisations d’ateliers et courir la chance de gagner un des trois chèques-cadeaux de 50 $. «Je recommande aux gens de faire le circuit vers 16 h alors que les lumières sont allumées et que ça devient très visible», termine Dominique.

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Ce qui avait été déclaré en 1990
Ce qui avait été déclaré en 1990
16 jours

Vous devez comprendre que ce centre ville avec le temps a eu beaucoup de misère et ce n’est pas fini ,il y avait eu un rapport pluram en 1990 qui disait que ce centre ville s’en va vers la mort