Centre-du-Québec : retombées de 87 millions $ pour la canneberge

Centre-du-Québec : retombées de 87 millions $ pour la canneberge
L'industrie de la canneberge est enrichissante pour l’économie du Québec et du Centre-du-Québec, autant par sa contribution au niveau des emplois que par sa participation au PIB annuellement. (Photo : gracieuseté)

L’industrie de la canneberge est bien vivante au Québec et largement dominée par la région Centre-du-Québec où l’on recense près de 90% des superficies en production de la province.

L’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ) a dévoilé les résultats d’une étude réalisée au cours de l’année par la firme Deloitte portant sur les retombées économiques de l’industrie de la canneberge au Québec en 2019.

L’industrie de la canneberge au Québec a généré des retombées économiques pour près de 150 millions $ au PIB (produit intérieur brut) en 2019 comparativement à 121 millions $ en 2015 pour une augmentation de l’ordre de 23%.

À elle seule, la région du Centre-du-Québec a contribué à une hauteur de 87 millions $ en 2019 comparativement à 57 millions $ en 2015, pour une augmentation de 53%.

La région Centre-du-Québec a également contribué pour une somme de 21 millions $ aux revenus versés aux différents paliers de gouvernements qui ont atteint 35 millions $ en 2019.

Hausse de l’emploi

L’industrie génère également de l’emploi pour près de 2200 travailleurs (excluant les travailleurs étrangers) au Québec dont les deux tiers se retrouvent dans la région du Centre-du-Québec qui a connu une explosion du nombre de ses travailleurs de 82% entre 2015 et 2019 (de 794 à 1447 travailleurs).

Les salaires sont aussi en croissance de 15% en production et de 37% en transformation depuis la dernière étude. Au Centre-du-Québec, le salaire moyen est quant à lui de 49 245$ (+28% de croissance depuis 2015) et similaire à la valeur provinciale.

«L’industrie de la canneberge est une filière bien vivante qui continue à se développer et qui demeure à l’avant-garde des tendances des consommateurs avec près de 40% de sa production qui est en régie biologique», a expliqué le président de l’APCQ, Vincent Godin. «C’est une industrie qui est intégrée avec 72% de sa production qui est transformée au Québec et sa croissance se répercute auprès des producteurs, fournisseurs et équipementiers.»

«Elle réinvestit aussi, même en période de pandémie», d’ajouter M. Godin en faisant référence au projet d’agrandissement de l’entreprise Fruit d’Or à Plessisville qui a annoncé récemment, dans la vague du 4.0, un investissement de près de 20 millions $ et sans compter le développement de nouvelles superficies agricoles.

Si les États-Unis demeurent le principal producteur avec 63% des parts de marché, le Canada vient au deuxième rang avec 32%. Par région, le Québec vient au 2e rang mondial avec 26% de la production mondiale en terme de livres derrière le Wisconsin (45%), mais demeure le leader mondial pour sa production biologique.

Notons que les fermes biologiques ont connu une croissance fulgurante de 402% au Québec au cours des dix dernières années. Le nombre de fermes atteint 42 sur les 82 sites de production au Québec, dont 85% sont situés au Centre-du-Québec.

La directrice générale de l’APCQ, Monique Thomas, souligne que le dynamisme et le leadership des producteurs de canneberges sont encore une fois démontrés par l’envergure de ces retombées économiques annuelles.

Selon des données du gouvernement du Québec concernant les recettes en provenance du marché des petits fruits, la canneberge avec 88 millions $ devance le secteur des fraises (65 millions $) et des bleuets (34 millions $).

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Mario Michaud
Mario Michaud
8 mois

La pensylvannie a banni la culture des Canneberges parce que trop polluante en monocultures… bienvenue à cette culture ici…
Subventionnée à ses débuts dans les années 80, elle l’est encore

Contamination
Contamination
7 mois
Répondre à  Mario Michaud

Dans cette étude il manque la quantification des pertes pour l’environnement, entre autres là pertes de milieux humides, de la biodiversités et particulièrement les forêts. J’ai un fort doutes sur la production biologique de cette culture à grande échelle, juste la coupe de bois et la de cultures n’est pas biologique ni éthiques. Encore une culture qui est dépendante des marchés asiatiques.