Une carrière bien remplie

Par Matthew Vachon
Une carrière bien remplie
Sébastien Charpentier (Photo : Denis Morin)

Choix de 4e tour des Capitals de Washington en 1995, Sébastien Charpentier, entraîneur adjoint chez les Tigres de Victoriaville, a connu une longue carrière professionnelle d’une douzaine d’années dans le monde du hockey en tant que gardien de but. Il a profité de ces années pour disputer 26 rencontres dans la Ligue nationale de hockey (LNH) et remporter la coupe Kelly dans la Ligue de hockey de la Côte-Est.

C’est au cours de sa cinquième saison chez les professionnels, soit sept ans après avoir été repêché, que le cerbère drummondvillois a eu droit à son baptême de feu dans la meilleure ligue de hockey au monde. Cette année-là, soit en 2001-2002, il avait pris part à deux rencontres. La saison suivante, malgré un bref passage dans la Ligue américaine de hockey, Charpentier a eu l’occasion de prendre part à 17 parties, ce qui lui a permis de signer ses cinq premières victoires. En 2003-2004, il avait conservé son poste de second derrière le gardien numéro un des Capitals, un certain Olaf Kolzig, obtenant sept présences devant le filet. Une blessure à la hanche droite est cependant venue mettre un terme à sa campagne. Comble de malheur, le fameux lock-out qui a forcé l’annulation complète de la saison 2004-2005 est arrivé dès la campagne suivante.

Alors âgé de 27 ans, le gardien de 5’10’’ et 176 livres avait déjà disputé le dernier match de sa carrière dans la LNH. «Oui (le lock-out n’a pas aidé). À l’époque, je me retrouvais dans un groupe de joueurs qui étaient serrés pendant cette période. J’avais une année de contrat à un volet qui s’est envolée. Dans le fond, je ne sais pas ce qu’aurait été la suite pour moi. L’année qui a précédé le lock-out, j’ai été opéré à la hanche droite et j’ai manqué un tiers de la saison. Je pense que j’aurais pu m’en sortir», a soutenu celui qui est aujourd’hui âgé de 43 ans.

Après sa réhabilitation, il a évolué avec le Cousin de Saint-Hyacinthe dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) pour se remettre en forme. L’année suivante, il mettait le cap sur la Russie et disait adieu aux circuits professionnels nord-américains. «À cette époque, c’était encore incertain le moment où la grève se terminait. Je m’ennuyais beaucoup de jouer des matchs. Je voulais reprendre avec le poste de gardien numéro un. La Russie s’est avérée une superbe expérience.»

Après un séjour russe de deux ans, réparti entre le HK MVD puis le Vityaz de Chekhov, Charpentier est revenu momentanément dans la LNAH avec Saint-Hyacinthe avant de retourner en Europe, cette fois en Autriche où il a joué pendant trois saisons. Il a par la suite effectué un autre retour dans la LNAH pour ensuite évoluer un an avec les Steelers de Bietgheim en Allemagne. Il a finalement mis un terme à sa carrière l’année suivante avec le HC Carvena de Sorel-Tracy dans la LNAH.

Bien qu’il concède aujourd’hui que la saison perdue de 2004-2005 ne l’a pas aidé, il assure qu’il n’y a pas de place pour les regrets quand il repense à ce qu’il a accompli. «On ne vit pas avec des regrets! Assis maintenant à 43 ans, en étant plus mature et réfléchi, je ferais certaines modifications. Le seul moment auquel je pense, c’est quand je me suis un peu précipité pour aller en Autriche. J’avais une offre de contrat pour aller jouer en première ligue suisse. J’aurais pu jouer là-bas pendant plusieurs années. En même temps, l’Autriche est l’endroit où nous avons habité le plus longtemps. Nous avons maintenant de très bons amis là-bas. Ma femme et mes enfants adorent ce pays, tout comme moi d’ailleurs. Il y a donc eu plein de positif avec cette décision.»

Champion dans la Ligue de hockey de la Côte-Est

Après un parcours junior avec le Titan de Laval, les Foreurs de Val-d’Or et les Cataractes de Shawinigan, Charpentier s’est promené entre  les Roads Admirals de Hampton dans la Ligue de hockey de la Côte-Est et les Pirates de Portland dans la Ligue américaine au cours de la saison 1997-1998. Il a cependant disputé la majorité de la campagne avec les Roads Admirals, où il a pu jouer un rôle clé dans la conquête de la coupe Kelly par son équipe. Il fut d’ailleurs nommé joueur par excellence des séries éliminatoires, présentant notamment une moyenne de buts alloués de 1,93 et un pourcentage d’arrêts de 94,1%.

Encore à ce jour, Charpentier identifie cette épopée vers le titre comme l’un des moments dont il tire la plus grande fierté. «Je me souviens qu’à la fin de la saison, nous disputions une séquence de trois matchs en trois soirs. Il fallait gagner pour faire les séries. Nous avions remporté les trois matchs pour y arriver. Par la suite, nous avons été en mesure de gagner le championnat et j’ai été élu joueur par excellence des séries en plus d’être nommé recrue de l’année. J’ai eu beaucoup de crédit individuel», a-t-il raconté.

Une fois les séries terminées, Charpentier a eu la chance d’être rappelé directement par les Capitals, eux qui étaient en pleine lutte pour accéder à la finale de la coupe Stanley cette année-là. «Ils affrontaient les Sabres de Buffalo en finale de conférence. J’ai agi comme troisième gardien jusqu’à la fin des séries. Les Capitals avaient finalement atteint la finale de la coupe Stanley face aux Red Wings de Détroit. Pour une première année professionnelle, ça marque un parcours!»

Les Capitals avaient finalement dû s’avouer vaincus face à la puissante machine des Red Wings qui en était à une deuxième coupe Stanley en autant de saisons. À l’époque, la formation du Michigan comptait dans ses rangs, entre autres, Steve Yzerman, Sergei Fedorov, Nicklas Lidstrom, Brendan Shanahan, Igor Larionov et Vyacheslav Kozlov. Pour leur part, les Capitals misaient notamment sur comme Joé Juneau, Adam Oates, Petr Bondra, Brian Bellows et Olaf Kolzig.

 

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