Une première exposition solo pour Andréa Lacharité

Par Manon Toupin
Une première exposition solo pour Andréa Lacharité
Une photo tirée de la série «Papillon de nuit». (Photo : Andréa Lacharité)

Même si elle durera environ deux semaines de moins (zone rouge oblige), une exposition de photographies d’Andréa Lacharité est présentée jusqu’au 18 décembre au Corrid’Art de Culture Centre-du-Québec (17600, rue Béliveau à Bécancour).

Intitulée «Papillon de nuit», l’installation artistique constituée de huit photographies expose le cheminement de l’acceptation du corps féminin. La série a été réalisée en 2017 par l’artiste photographe dans le cadre d’un certificat en arts visuels de l’Université de Sherbrooke.

Ce projet vient présenter la libération du corps. «À ce moment, j’étais tannée de voit la censure ou l’hyper sexualisation du corps, alors j’ai voulu le rendre poétique et le transposer en photos», explique-t-elle en entrevue téléphonique. L’exposition met en scène une femme nue en forêt. L’utilisation de retouches a permis de créer une ambiance, un milieu enveloppant, étouffant à la limite. Avec cette exposition, elle souhaite conscientiser au fait d’être trop critique par rapport au corps.

Andréa Lacharité

 

Pour Andréa Lacharité, originaire de Saint-Albert, il s’agit d’une première exposition solo. Elle a déjà eu l’occasion de montrer son travail du côté de Brompton, mais à l’intérieur d’un collectif.

Si actuellement la photographie est davantage un passe-temps, elle souhaiterait bien que sa pratique artistique prenne de plus en plus de place dans sa vie.

Elle s’intéresse particulièrement à la photo de nu et est toujours à la recherche de corps de modèles différents pour son art. «Mais c’est assez difficile ces temps-ci puisqu’il faut une certaine proximité», indique-t-elle. Tout de même, elle continue dans ce volet et a même un projet photographique thérapeutique en tête qui pourrait avoir un effet de catharsis. «Avec ce projet, le spectateur et moi allons nous décomplexer ensemble», annonce-t-elle. Cette exposition pourrait même inclure, outre les photographies, des éléments avec lesquels les spectateurs pourraient interagir.

Elle privilégie la photographie actuellement, ce médium lui permettant de travailler avec une base déjà existante. «Je suis trop perfectionniste. Avec la peinture, par exemple, ce ne serait jamais terminé», estime-t-elle.

Andréa utilise un appareil réflex argentique pour son travail artistique.

Bien que la visite de l’exposition soit suspendue tant que Culture Centre-du-Québec sera en zone rouge, il sera possible de la visiter lorsque le secteur repassera au orange. Alors il faudra prendre rendez-vous (info@culturecdq.ca ou 819 606-0313, poste 225) et respecter les mesures sanitaires.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires